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Top 14 – Lyon : Ce n’est que du bonus pour le LOU

Ce n’est que du bonus pour le LOU

Le 15/05/2018 à 10:02

Qualifié pour la première fois pour les phases finales depuis 1975, le LOU vit une période faste qui ne doit cependant pas le faire sortir de sa route. Il avance vers Toulon avec un statut d’outsider ambitieux et non pas avec la simple envie de profiter de ce qui lui arrive.

Faire mieux que la saison précédente, voilà quel était le discours (officiel) du début de saison quand il s’agissait d’évoquer des ambitions. Après une dixième place et l’historique maintien en Top 14 en guise de chapitre un, l’envie intime était de se mêler à la lutte pour les phases finales dès le chapitre deux. Sans le dire tout de suite car il a fallu attendre quelques semaines et cette place de leader entre les 7ème et 9ème journées pour entendre officiellement un discours plus ambitieux. Sauf que l’appétit du LOU avait été stimulé par des succès au Stade français, au Racing puis à Agen et qu’il s’est plu dans ce fauteuil plus grand.

Etienne Oosthuizen, Toa Halafihi et Rudolffe Wulf (Lyon) contre le Stade Français

Etienne Oosthuizen, Toa Halafihi et Rudolffe Wulf (Lyon) contre le Stade FrançaisIcon Sport

Un gros moment de doute avant l’hiver puis le réveil

"Ils méritent de finir dans les six", Pierre Mignoni a souvent répété cette phrase avec sincérité dès lors que le sprint final approchait. D’une somme d’individualités, le technicien a su créer un collectif qui s’est montré plutôt régulier dans la performance en pratiquant un jeu assez complet basé sur une conquête solide. Pourtant, il y a eu des moments de doutes dans cette saison avec notamment cette série de cinq défaites consécutives au cœur de l’automne et alors que les premiers cadors se présentaient sur la route du Lyon. L’équipe ne s’était-elle pas montrée trop ambitieuse ou n’avait-elle pas perdue un peu son humilité ?

Défaite de Lyon à Toulon

Défaite de Lyon à ToulonIcon Sport

Un peu des deux surement et l’entraineur a tapé du poing sur la table, justement un soir de déroute à Mayol en guise de double peine pour lui, pour remettre ses hommes dans le droit chemin. Et c’est un manque de fraicheur qui peut également expliquer la baisse de régime alors que le club rhodanien a été la première formation de l’élite à reprendre le chemin de l’entrainement. C’est donc seulement après avoir régénéré les têtes et les corps que la dynamique a repris, petit à petit, avec des victoires bonifiées face à Agen et Clermont qui ont permis de relancer la machine. Soit le temps de l’apprentissage en d’autres termes…

Une occasion en or de marquer encore plus les esprits

Si le LOU est finalement passé tout proche de pouvoir prétendre à recevoir ce barrage, grâce notamment à ses succès à Toulouse ou Brive, ce sont ses trois défaites à domicile qui l’en ont empêché. C’est là que se situera sa marge de progression dès la saison prochaine. Néanmoins, il s’est fait une place parmi les grosses écuries dès l’an II après sa remontée et cette progression éclair est celle qu’il a toujours ambitionné. "On fait partie des grosses écuries du championnat maintenant. On est à notre place", lançait Thibaut Regard le soir de la qualification et "notre saison est réussie dans tous les cas", poursuivait Mickaël Ivaldi.

Ce discours pouvant d’abord laisser penser à une décompression face à l’objectif atteint a rapidement été balayé par le travail d’un staff qui n’a pas attendu bien longtemps pour fixer les nouveaux objectifs. Le soir même de la victoire face à Montpellier, il s’est réuni pour évoquer cet avenir à court terme, et ce alors que les murs du bureau tremblaient du fait des baffles d’un Gerland qui fêtait la qualification historique. Remettre de suite la pression, voilà la solution pour déjà éviter une déroute à Toulon. Et ça l’exigeant et parfois versatile public lyonnais l’a bien senti car ils seront plus d’un millier à faire le déplacement dans le Var.

Dans ce contexte, en n’ayant presque rien à perdre, le LOU de Mignoni aura donc sa chance face au RCT qu’il connait mieux que personne. Il y a un partout dans les duels cette saison sauf que Mayol est une terre où les Lyonnais n’ont jamais gagné sous l’ère professionnelle !

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