Icon Sport

Top 14 - La fureur castraise, soirée cauchemardesque pour Pienaar : nos Tops et Flops de la finale

La fureur castraise, soirée cauchemardesque pour Pienaar : nos Tops et Flops de la finale
Par Rugbyrama

Le 04/06/2018 à 10:33Mis à jour Le 05/06/2018 à 11:35

Samedi soir, les Castrais ont, une nouvelle fois, déjoué tous les pronostics face au MHR. Le record d’Urda, la magie d’Urios et Montpellier qui échoue encore. Voici nos tops et flops de la finale.

Tops

La fureur castraise

Magnifique d’abnégation, de courage et de caractère, le Castres Olympique a fait totalement déjouer Montpellier pour s’offrir le titre de champion de France, 5 ans après. A l’image de sa troisième ligne, les Castrais ont été impressionnants et tout simplement meilleurs. Ils ont pris les Montpelliérains à la gorge.

Amorphes, les hommes de Vern Cotter se sont fait prendre à leur propre jeu, le défi physique. Incapable de répondre dans le combat, ils n’ont pas trouvé la moindre solution dans la défense castraise infranchissable. Les Tarnais ont montré une nouvelle fois un cœur énorme et une fureur de vaincre, inégalable dans ce championnat.

Julien Dumora (Castres)

Julien Dumora (Castres)Icon Sport

Le magicien Urios

Christophe Urios avait déjà fait des petites merveilles à Oyonnax, il continue sur la même voie à Castres. Au club depuis 2015, il a atteint pour la première fois de son histoire en tant qu’entraineur, la finale du Top14. Et quelle première ! Il a complètement éclipsé son homologue montpelliérain, Vern Cotter, et a réussi une nouvelle fois à sublimer ses joueurs. "Furios" est un homme extrêmement respecté, son style de management fait l’unanimité dans le vestiaire castrais. Mais, pas le temps pour lui de savourer. Accompagné de Julien Dumora et d’Armand Battle, il partira demain pour la tournée des Barbarians en Nouvelle-Zélande.

Urda, le pied d’or

Benjamin Urdapilleta est un dingue de football et un fan inconditionnel de River Plate, où il évoluait dans les catégories de jeunes. Hier soir, son talent de footballeur a été démontré sur la pelouse du Stade de France. En effet, hormis son drop raté à la 58è minute, il a réussi un sans-faute au pied. Impressionnant de sérénité, il a battu le record du nombre de points en finale avec 19 unités à son compteur. À 32 ans, l’ancien joueur d’Oyonnax, protégé d’Urios, soulève son premier bouclier et semble avoir encore de beaux jours devant lui.

Flops

Montpellier, ce n’est encore pas pour cette fois

Toujours pas ! Dans une finale inédite, le MHR est encore une fois passé à travers de son grand rendez-vous. Favori au titre depuis le début de la saison, le club héraultais a semblé tétaniser à l’approche de cette finale. Si Montpellier possède un Bouclier européen en 2004 et d’une Challenge Cup en 2016 dans son armoire de trophée, les coéquipiers de Louis Picamoles ne sont toujours pas sur le devant de la scène au niveau national après une deuxième place en 2011, et des échecs en demi-finales en 2014 et en 2016 en Top 14.

Ruan Pienaar de Montpellier - Finale top14 Montpellier vs Castres

Ruan Pienaar de Montpellier - Finale top14 Montpellier vs CastresIcon Sport

Le "looser" Cotter

"Ça sera difficile à digérer", les mots de Vern Cotter, à l’issue de la finale, perdue face à Castres (13-29). Le technicien accusait le coup après la rencontre et peinait à trouver des explications, quant à la déroute de son équipe. Pour lui, c’est une quatrième finale perdue, après ses échecs à Clermont en 2007, 2008 et 2009. Réputé pour sa rigueur, il n’a pas trouvé les ajustements nécessaires pour contrer cette équipe castraise. Son choix de ne pas aligner Jan Serfontein est très contestable et le contraste avec homologue Christophe Urios est saisissant.

Vern Cotter (Montpellier)

Vern Cotter (Montpellier)Getty Images

Pienaar, tout un symbole

Étincelant en demi-finale, il a été présenté durant toute la semaine comme la pièce maitresse du MHR. Mais, rapidement, on a senti que Pienaar n’était pas dans son assiette. Tout commençait dès la 4e minute de jeu, l’ancien joueur de l’Ulster a raté une pénalité largement dans ses cordes. 20 minutes plus tard, il trouvait directement la touche, des erreurs inhabituelles pour un joueur de son "standing" .Pour boucler son match catastrophique, il a raté l’immanquable à 40 mètres en face des perches alors que le score était de 13-22 à 13 minutes de la fin.

D’habitude si rodée, la machine montpelliéraine a déraillé dans la dernière ligne droite, dans les grandes largeurs. Le Sud-Africain se souviendra longtemps de cette soirée du 2 juin 2018, où il a surement réalisé l’un de ses plus mauvais matchs sous le maillot du MHR.

Contenus sponsorisés
0
0