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Demi-finale Top 14 - Kendrick Lynn (Lyon) : "On a montré aux joueurs que c’était possible"

Lynn : "On a montré aux joueurs que c’était possible"

Le 22/05/2018 à 15:22

Avant de défier Montpellier vendredi en demi-finale, l’entraineur des trois-quarts lyonnais Kendrick Lynn s’exprime pour Rugbyrama sur la préparation, entre la nécessité de bien récupérer du barrage à Toulon, et conserver ce qui fait la force de cette équipe.

Rugbyrama : Sur ce début de semaine, sur quoi avez-vous mis l’accent ?

Kendrick Lynn : On a beaucoup mis l’accent sur la récupération, surtout mentalement. Et physiquement bien sûr parce qu’il y a quelques joueurs qui ont couru presque dix kilomètres et d’autres qui ont plaqué presque trente fois. Mais il y a aussi les émotions car on vit quelque chose de spécial. Il a vraiment fallu profiter du moment. On a utilisé la journée de lundi pour regarder les images du match mais ce mardi, les joueurs sont vraiment venus avec la bonne mentalité, tous prêts. On a fait un bon entrainement, mais un peu réduit parce qu’il y a toujours des mecs en récupération.

C’est toujours plus facile de récupérer dans ces conditions…

K.L. : Surtout au soleil ! Il y a un truc que je vois et qui fait du bien, c’est que tout le groupe est de bonne humeur. Même les mecs qui ne sont pas dans le groupe en ce moment. C’est dur pour eux car tout le monde veut jouer ces gros matches mais les mecs qui ne sont pas dans les "23" bossent bien, ajoutent des idées, viennent avec le sourire. Ça fait du bien. Je pense que c’est une force de notre équipe.

Mais comment parvenir à maintenir cette concentration ?

K.L. : C’est quelque chose que l’on a développé pendant la saison, et même la saison dernière. C’est un truc que tu ne peux pas créer comme ça, ça prend du temps. On fait beaucoup de choses pour être ensemble, en tant qu’équipe. On ne met pas de pression mais c’est important que tous les mecs sachent ce que l’on va faire, quels sont les lancements et s’ils ont des idées, ils peuvent venir. On est très ouvert. Ils sont tous investis.

Après avoir revu le match contre Toulon, qu’avez-vous ressorti de positif ?

K.L. : L’état d’esprit ! L’agressivité en défense était bonne et on leur a mis la pression. Ce ne sont pas les choses compliquées qui permettent de gagner des matches comme ça. Il faut bien faire les choses simples. Pour les phases finales, ça va être une clé.

" La clé de toutes les grandes équipes, c’est l’adaptation"

Peut-on dire que le LOU joue plus libéré sur ces phases finales ?

K.L. : Oui, c’est un peu comme ça. Bien sûr que nous avons un plan de jeu, que l’on est sûr de ce que l’on veut faire et comment on va jouer. Mais on laisse les joueurs prendre des décisions s’ils voient des opportunités. Je pense que c’est important. Si on leur donne des responsabilités, ils prennent les bonnes décisions car ils communiquent en fonction de ce qu’il se passe devant. La clé de toutes les grandes équipes, c’est l’adaptation.

Montpellier, votre futur adversaire, c’est ce qu’il se fait de mieux ?

K.L. : Oui, ils ont une bonne équipe, un effectif très dense et un staff qui bosse bien. Vern Cotter a gagné un titre donc ils savent ce qu’ils doivent faire pour gagner. Je pense qu’ils ont une équipe assez complète, costaud devant et des mecs comme Cruden et Pienaar qui gèrent bien. Et ils ont ce facteur X comme Nadolo, on l’a vu ici (référence à son essai dès la 3ème minute à Gerland le 5 mai dernier, ndlr). Ils n’ont pas forcément de point faible.

À quel type de match vous attendez-vous ? Le même que celui-ci justement ?

K.L. : Il y a des choses que l’on va faire un peu différemment en gardant les choses que l’on fait de bien. À Gerland, Montpellier a marqué deux essais refusés donc on a eu de la chance. On sait qu’ils sont très dangereux. Mais j’espère que le résultat sera similaire (rires). Ils n’avaient peut-être rien à jouer mais ils étaient venus avec une grosse équipe même s’ils manquaient quelques joueurs. Pour nous, c’était un huitième de finale. Peut-être qu’ils vont jouer un peu différemment, avec plus d’agressivité. Ils vont se préparer différemment.

Enfin jouer à Lyon, dans ce Groupama Stadium, c’est forcément particulier ?

K.L. : On a vu des images... Au début de saison, quand on a vu qu’il y aurait les demi-finales à Lyon, on a pensé… tu t’imagines ! Au début, c’était plus un rêve qu’une réalité mais on a montré aux joueurs toute la saison que c’était peut-être possible. On sait que c’est quelque chose de spécial. On a la chance d’avoir les demies chez nous même si c’est un stade différent. Gerland, c’est chez nous mais cela reste Lyon. Et c’est bien parce que d’autres supporters vont venir voir un match de haut niveau et de haute qualité.

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