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Top 14 - Heyneke Meyer (Stade Français) : "Pieter De Villiers sera ma voix"

Meyer : "Pieter De Villiers sera ma voix"

Le 14/06/2018 à 15:24

Depuis son arrivée en France, l’ancien sélectionneur des Springboks présente un emploi du temps des plus chargés, à l’heure de préparer sa première saison à la tête du Stade français. Néanmoins, Heyneke Meyer a amicalement trouvé un créneau dans son agenda pour évoquer ses premiers pas à Paris et ses plans pour la saison prochaine. Morceaux choisis.

Rugbyrama : Vous êtes arrivé en France voilà quelques semaines. On vous imagine très occupé en ce moment...

Heyneke Meyer : C’est le cas ! Il y a a saison à préparer, l’effectif à finaliser… Cela fait beaucoup de réunions, sans oublier qu’il y a en ce moment pas mal de matchs à regarder ! C’est évidemment un énorme challenge pour moi que d’arriver dans ce championnat qui est le plus dur du monde. Il y a dans le Top 14 énormément d’excellentes équipes, dirigées par des staffs très expérimentés. Le fait que le sixième de la phase régulière soit parvenu à obtenir le titre de champion, cela veut tout dire et situe l’ampleur de la tâche…

Quels axes de progression avez-vous tracé pour le Paris de la saison prochaine ?

H.M. : Le plan le plus important, c’est d’essayer de bousculer les attitudes des joueurs en termes de travail physique. Ce que je veux, c’est une équipe capable de jouer à un tempo très élevé pendant 80 minutes. C’est pourquoi je multiplie les réunions avec on staff, afin que celui-ci sache parfaitement ce que je veux obtenir. Il y a beaucoup de choses à améliorer dans cette équipe au niveau de la technique individuelle, mais surtout du physique. Et cela passe par du travail. Après, je sais pertinemment que la saison en Top 14 est très longue et qu’il ne faut pas se fixer sur les critères de l’hémisphère Sud, où les périodes de compétition sont beaucoup plus courtes. Mais je suis certain qu’il y a un bon équilibre à trouver.

Clement Daguin - Stade Francais

Clement Daguin - Stade FrancaisIcon Sport

De nombreux techniciens de classe mondiale sont passés récemment dans le Top 14, sans que tous ne soient couronnés de succès, en particulier au Stade français. Cela rajoute-t-il une certaine pression ?

H.M. : Il y a en tout cas une culture spécifique du Top 14, que je veux découvrir. C’est important pour moi de m’imprégner de cette culture française, un pays que j’ai toujours adoré visiter en tant que sélectionneur. La France a connu quelques difficultés sur le plan international depuis quelques saisons, et cela m’a toujours chagriné, car le rugby mondial a besoin d’un XV de France fort. Alors, si je peux apporter quelque chose à ce pays, je veux le faire. Je ne suis pas ici pour seulement quelques années dans l’optique de gagner un titre et de m’en aller. Je suis resté pendant sept ans aux Bulls, où j’ai pu bâtir un projet sur le long terme, et c’est ce qui m’intéresse également ici. Ce que je veux, c’est m’inscrire dans la durée, aider à la progression d’un club et du rugby français, en faisant émerger des jeunes joueurs...

L’arrivée de Pieter De Villiers constitue en tout cas un atout pour vous permettre d’accélérer votre compréhension des us et coutumes du rugby français...

H.M. : Oui, c’est très important. Je suis nouveau ici, je ne connais pas encore bien la culture française, encore moins celle du club. J’espère parler votre langue le plus rapidement possible, mais il va encore me falloir quelque temps… C’est pourquoi la présence de Pieter De Villiers va être essentielle pour moi. Il est un ancien très grand joueur du club, a un passeport français, sont épouse est française... C’est pourquoi je compte beaucoup échanger et m’appuyer sur lui. Clairement, dans un premier temps, il sera ma voix.

Pieter de Villiers - Entraineur en charge de la mêlée de l'Afrique du Sud - novembre 2014

Pieter de Villiers - Entraineur en charge de la mêlée de l'Afrique du Sud - novembre 2014Icon Sport

Vous avez assisté aux phases finales du Top 14 et au titre de castres. Qu’en avez-vous retenu ?

H.M. : Le Top 14 est une compétition qui s’avère très dure pour terminer dans les six premiers. Et à la fin, tout est remis en question. En phases finales, ce n’est plus la qualité du jeu pratiqué qui compte, encore moins sa beauté. Ce qui compte, c’est gagner. Castres a su le faire en s’appuyant sur une excellente défense, une bonne conquête et son jeu au pied. Honnêtement, j’ai trouvé ces matchs de phase finale d’une grande qualité, proches du niveau des test-matchs où il s’agit avant tout de se montrer efficace et discipliné. Castres fait un beau champion, mais des équipes comme Montpellier ou le Racing 92 ont également effectué des saisons impressionnantes. Il me tarde désormais de me confronter directement à ce rugby.

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