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Top 14 - Heyneke Meyer (Stade français) : "Il faut changer des choses..."

Heyneke Meyer : "Il faut changer des choses..."

Le 16/05/2018 à 18:54Mis à jour Le 17/05/2018 à 08:18

Mercredi après-midi, à Jean Bouin, les dirigeants du Stade français avaient convié la presse afin de lancer l'acte 2 de l'ère Hans Peter Wild et officialiser certaines recrues. L'occasion, pour nous, de nous entretenir avec le nouveau patron sportif, le Sud-Africain Heyneke Meyer.

Rugbyrama : Quel message voulez-vous faire passer aux supporters du Stade français ?

Heyneke Meyer : Nous avons de grosses ambitions pour ce club. La dernière saison n'a pas été bonne, nous avons donc beaucoup de travail à accomplir avant de revenir sur le devant de la scène. Le Top 14 est une compétition difficile et nos concurrents seront encore meilleurs la saison prochaine. A nous, donc, d'être prêts à répondre à ce challenge.

Hans Peter-Wild et Heyneke Meyer (Stade Français)

Hans Peter-Wild et Heyneke Meyer (Stade Français)Icon Sport

Votre président Hubert Patricot a annoncé la signature pour quatre ans de Yoann Maestri. Pourquoi vouliez-vous ce joueur ?

H.M. : Avant que nous ne soyons officiellement maintenus en Top 14, peu de joueurs voulaient venir au Stade français. Mais tout ça a changé depuis. Nous voulons travailler avec de très grands joueurs et Yoann Maestri fait partie de ceux-là. Il est un leader et un international confirmé. Il encadrera nos jeunes de la meilleure des façons.

Quid de la future cohabitation entre le demi d'ouverture des Pumas Nicolas Sanchez et le Tricolore Jules Plisson ?

H.M. : C'est une très bonne idée, à mon sens. Jules Plisson a un talent immense, il reviendra un jour en équipe de France mais ne pourra jouer quarante matchs par saison. Le poste de numéro 10 est le plus important dans une équipe. C'est le patron, le général. Il faut être armé dans ce secteur de jeu.

Et Morné Steyn, le garderez-vous à Paris ?

H.M. : Nous sommes encore en négociations avec plusieurs joueurs en fin de contrat. Ces discussions ne sont pas encore finalisées. Mais si nos deux numéros 10 sont appelés avec leur équipe nationale pour le Mondial 2019, nous aurons probablement besoin d'un autre grand ouvreur. On verra.

L'arrivée de Pieter de Villiers comme entraîneur des avants à la place d'Olivier Azam a également été évoquée. Est-ce vrai ?

H.M. : Pieter est un super coach que j'ai côtoyé avec les Springboks lors de mon dernier mandat de sélectionneur national. Il a gagné cinq trophées avec le Stade français mais nous n'avons pas encore totalement arrêté les contours du staff technique.

Pieter De Villiers pourrait-il travailler avec Julien Dupuy, l'actuel entraîneur des trois-quarts parisiens ?

H.M. : On verra. Je connais Julien depuis de très nombreuses années. Je l'ai rencontré à l'époque où j'entraînais Leicester (Premiership) et j'ai toujours été impressionné par sa connaissance du rugby. Julien aime le Stade français. Il est important de le garder au club.

Des rumeurs annoncent enfin l'arrivée dans le staff de Victor Matfield, l'ancien capitaine des Springboks. Est-ce vrai ?

H.M. : Je ne peux encore mentionner personne. Mais vous savez, tous les grands clubs utilisent des consultants techniques et je crois aussi en cette méthode. Dans un futur proche, je souhaite donc que plusieurs joueurs de classe mondiale nous apportent, sur de courtes périodes, leur vision du jeu, leurs conseils techniques, que ce soit en touche, sur le jeu au pied ou la passe... Ces gens-là nous feront grandir.

Heyneke Meyer (Stade Français)

Heyneke Meyer (Stade Français)Icon Sport

Quelle est votre philosophie en rugby ?

H.M. : Il y a deux types de rugby: celui qui gagne et celui qui perd. A mon sens, celui qui gagne est toujours le meilleur. Mais nous voulons pratiquer un style de rugby qui ramène les spectateurs à Jean Bouin, un jeu qui puisse remplir le stade. Mais il faut changer des choses...

Lesquelles ?

H.M. : Les joueurs ne sont pas assez en forme et manquent un peu de skills (technique individuelle) J'annonce donc une intersaison très riche, une préparation physique de très haut niveau. Il faut tenir le rythme effréné de cette compétition et, surtout, éviter l'hécatombe de blessures qui nous a beaucoup pénalisé la saison dernière.

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