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Top 14 - Florian Fritz, le mythe toulousain

Fritz, le mythe toulousain
Par Rugbyrama

Le 20/05/2018 à 18:06

Florian Fritz, fidèle guerrier du Stade Toulousain, a déposé les armes aux pieds des Castrais ce samedi. Pour son dernier match, il s’est incliné sur ses terres d’Ernest Wallon, et a laissé s’échapper une place de demi-finaliste. Une désillusion pour l’équipe toulousaine qui n’est pas parvenue à offrir un adieu digne de ce nom à un capitaine loyal et fédérateur.

Espoir du rugby français "blacklisté", Florian Fritz a connu d’intenses moments de bonheur, entrecoupés de lourdes déceptions. Retour sur la carrière d’un joueur pas comme les autres.

Florian Fritz (Toulouse) contre le Racing 92

Florian Fritz (Toulouse) contre le Racing 92Midi Olympique

Le cœur toulousain

On vous l’a dit, le centre est un homme fidèle. Lorsqu’en 2004 il rencontre le Stade Toulousain, il ne le sait pas encore, mais il ne le quittera plus. Dès sa première saison, il goûte au parfum enivrant de la finale de Coupe d’Europe qu’il remporte aux côtés de Vincent Clerc et Clément Poitrenaud. 5 ans plus tard, on prend (presque) les mêmes et on recommence, en 2010 Fritz est sacré Champion d’Europe sous les couleurs du maillot rouge et noir. En Top 14 aussi, l’appétit gargantuesque de cette équipe toulousaine lui fera côtoyer les sommets.

Florian Fritz (Toulouse) contre Clermont lors de la finale de Top 14 en 2008

Florian Fritz (Toulouse) contre Clermont lors de la finale de Top 14 en 2008Icon Sport

En 2006 elle se hisse jusqu’à la final du Top, qu’elle remportera à 3 reprises en 2008 face à l’ASM Clermont, 2011 et 2012 contre Montpellier et Toulon. Bien que discret, le numéro 12 fait parler de lui sur les terrains, véritable pilier de cette équipe, il portera à plusieurs reprises le brassard de capitaine. Avec 300 matches à son actif, il intègre désormais le panthéon toulousain des joueurs mythiques du club. Florian Fritz c’est l’histoire d’un enfant du club, qui lors d’un samedi ensoleillé, foula pour la dernière fois la pelouse de son stade Ernest Wallon.

Fritz l’indomptable

S’il a su marquer l’histoire de son club, celle avec le XV de France s’est écrite avec moins d’aisance. Appelé pour la première fois en 2005, il participera à son premier Tournoi des Six Nations l’année suivante et inscrira deux essais, dont l’un d’eux permettra à la France de battre le Pays de Galles à 7 minutes du coup de sifflet final. Il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs français à son poste, et pourtant ses sélections se succèdent, mais ne se ressemblent pas. Grand oublié de la Coupe du Monde 2007, il suit l’Équipe de France pour la tournée d’été de 2009 en Nouvelle-Zélande et sera également du voyage en 2010 en Afrique du Sud. Sulfureux, et parfois hors de contrôle, le centre toulousain se fait une réputation et enchaîne les écarts de comportements.

Florian Fritz (France) contre le Pays de Galles lors du Tournoi des 6 Nations 2006

Florian Fritz (France) contre le Pays de Galles lors du Tournoi des 6 Nations 2006Icon Sport

Le mariage est consumé entre Florian et l’Équipe de France. Bien qu’il ne soit pas parvenu à se plier aux exigences d’un professionnalisme poussé à l’extrême, le Toulousain cumule 34 sélections sous le maillot bleu et 2 sacres au Tournoi des 6 Nations en 2006, et 2007. Un palmarès honorable. Ce match de barrage contre Castres était le dernier épisode d’une série tumultueuse signée Florian Fritz. À 34 ans il dit au revoir au public de la Ville Rose, son public. Toulouse l’a vu grandir et il ne quittera pas sa ville tout de suite, le centre international a prévu de travailler dans une société de menuiserie. Ce qui est sûr c’est que son ombre planera encore longtemps sur son Ernest Wallon.

Par Fanny Roustan

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