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TOP 14 - Castres se qualifie pour la finale après sa victoire face au Racing (19-14)

Direction le Stade de France pour Castres

Le 26/05/2018 à 18:54Mis à jour Le 26/05/2018 à 19:35

Les joueurs du CO étaient chaud bouillants aujourd’hui pour cette demi-finale face au Racing 92, qui a accumulé les fautes. Beaucoup trop indisciplinés, les racingmen craquent en seconde mi-temps et ne parviennent plus à tenir les mêlées. De gros regrets pour le vaincu du jour qui s’est vu refuser deux essais et s’incline au terme d’une guerre des nerfs.

Comme on pouvait s’y attendre, cette deuxième demi-finale a été haletante pendant 80 minutes. Mais c’est Castres qui est venu à bout du Racing 92 ce samedi (14-19) au terme d’un très gros combat. Le CO rejoint Montpellier en finale du Top 14 grâce notamment au précieux jeu au pied de Benjamin Urdapilleta. L’ouvreur argentin a encore été décisif avec 14 points marqués. Le Racing 92 avait la balle de match en toute fin de rencontre mais n’a pas réussi à franchir le mur tarnais pour s’offrir un troisième essai et une deuxième finale de la saison.

Yannick Nyanga de Racing 92 - Racing vs Castres

Yannick Nyanga de Racing 92 - Racing vs CastresIcon Sport

Comme toute demi-finale perdue, celle-ci est cruelle pour les vaincus du jour, les Racingmen, tant cette cinquième confrontation de la saison face aux Castrais a été indécise. Jusqu’au bout la guerre de tranchées en mêlées et en pick and go a fait rage aux portes de la terre promise tarnaise mais cela n’a jamais basculé dans leur sens. Notamment par un manque de maîtrise et une certaine fébrilité en zone de marque car s’ils ont planté deux beaux essais, les joueurs du duo Travers-Labit en ont aussi vu deux autres être refusés à juste titre par Mr Ruiz.

Wenceslas Lauret (Racing 92)

Wenceslas Lauret (Racing 92)Icon Sport

Solides au sol et en conquête, les Franciliens ont encore une fois été trop indisciplinés avec notamment ce carton jaune contre Ben Tameifuna juste avant la pause qui a permis au CO de prendre les rênes du match sans les lâcher. On ne peut qu’éprouver de la tristesse devant celle de l’emblématique capitaine du Racing 92, Yannick Nyanga, qui termine sa carrière sur cette fausse note mais son équipe peut nourrir de gros regrets.

Mais qui va arrêter le Castres Olympique ?

Des larmes, Julien Caminati, l’ailier blessé du CO en a laissé échapper dès l’échauffement. C’est dire toute cette volonté collective des joueurs de Christophe Urios de frapper un grand coup ce samedi. Le pari est encore réussi avec la recette habituelle : un paquet d’avants morts de faim et une charnière de patrons. Dominateurs dans la possession, l’occupation et la discipline pendant la majorité de la partie, les Castrais se sont beaucoup appuyés sur le jeu au pied de déplacement de Rory Kockott et Benjamin Urdapilleta pour tenir les Franciliens dans leur camp. Quasiment impeccable face aux perches (5/6), ce dernier a même offert la victoire aux siens et été élu homme du match.

Pragmatiques, réalistes, patients, oui mais c’est tout de même passé tout juste avec un dernier quart d’heure passé sur leur ligne dont dix minutes à 14 après le carton jaune contre Julien Dumora. Mais comme face à Toulouse en barrage, les Tarnais ont tenu au mental et aux corones pour s’offrir une troisième finale de Top 14 en six ans. Ce sera face à l’ogre montpelliérain que tout le monde voit déjà brandissant le Bouclier de Brennus. Un challenge tout trouvé pour la petite sous-préfecture du Tarn comme les membres du CO aiment tant le marteler. En tout cas, depuis deux week-ends, les Castrais ont surtout prouvé qu’ils étaient capables de tout même d’arracher ce précieux bout de bois.

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