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Talès : "J'ai retrouvé mon rugby"

Talès : "J'ai retrouvé mon rugby"

Le 23/12/2017 à 19:24Mis à jour Le 23/12/2017 à 19:31

Sur le départ, Rémi Talès réalise sa meilleure saison sous les couleurs du Racing 92. Il revient, pour nous, sur trois années faites de haut et de très bas...

Quelle impression vous a laissé ce premier match à la U Arena ?

C'était assez magique... Le cadre est beau, les supporters tout proches, ça résonne fort, ça change de Colombes... Voilà, le club est aujourdhui entré dans une nouvelle ère. Je regrette simplement que nous ayons commis autant d'en-avants (16 au total, N.D.L.R.), pour cette première. Nous n'avons jamais pu enchaîner plus de trois temps de jeu. Le spectacle devra être tout autre, la prochaine fois.

Que retenez-vous de cette victoire acquise dans la douleur (23-19) ?

Il fallait gagner ce premier match à l'Arena. C'était non négociable et nous avons, au moins sur ce point là, rempli notre mission.

L'image de votre "ippon" sur le demi de mêlée adverse, Antoine Dupont, a quelque peu interpellé. Que s'est-il passé ?

Le carton est jaune est logique... Je n'ai pas vraiment l'habitude de déblayer... Alors j'ai du mal m'y prendre. (rires) Heureusement que Toto (Dupont) ne s'est pas fait mal. C'était plus spectacuaire que dangereux, en fait.

Vous comptez, en onze titularisations, 72 % de victoires avec le Racing 92. Est-ce votre meilleure saison dans les Hauts de Seine ?

Oui, je pense. Depuis la reprise, j'ai enchaîné les matchs, retrouvé du rythme et de la confiance. J'espère que ça continuera longtemps.

Remi Talès (Racing 92)

Remi Talès (Racing 92)Icon Sport

En quoi cette saison est-elle différente de la précédente ?

J'ai joué toute la saison dernière blessé. Je traînais un pépin à la cheville et derrière, j'ai chopé une pubalgie. Quand je jouais, je n'étais pas performant. L'été dernier, je me suis donc imposé une grosse période de préparation physique et ça a payé. J'ai retrouvé mon rugby.

Avez-vous songé, aux pires heures de la saison dernière, à quitter Racing ?

J'ai envisagé de partir au moment de la fusion parisienne (mars 2017). Je n'aurais pas fait partie des plans du nouveau club. Puis le projet est tombé à l'eau, Lolo (Labit) m'a assuré qu'il voulait me garder. De toute façon, en sortant de quatre mois de blessures, les possibilités étaient plutôt restreintes, pour moi... A cet instant, je me suis dit que le moment était venu de prouver aux coachs qu'ils ne s'étaient pas trompés en me recrutant, trois ans plus tôt.

Vous avez débarqué au Racing avec le statut de demi d'ouverture du XV de France puis avez rapidement basculé dans l'oubli. Cela fut-il difficile à vivre ?

Au début, c'était compliqué. Je ne jouais pas et la perte de confiance est aussi venue de là. Dans ma carrière, je n'avais jamais été habitué au statut de remplaçant. J'étais capitaine à Castres, je sortais d'une coupe du Monde avec le XV de France.. Bon.. Voilà... Dan Carter prend énormément de place dans un club et c'est normal. Aujourd'hui, je me dis que je suis juste tombé dans une grande équipe pourvue de très grands joueurs. Mais je n'ai pas perdu mon temps: j'ai connu un deuxième titre de champion de France, une finale de Champion's Cup... Ce n'est pas rien.

Vous avez récemment décidé de poursuivre et terminer votre carrière à Mont de Marsan, le club de vos débuts. Pourquoi ?

J'ai fait un choix purement sentimental. Je vais avoir 34 ans au mois de mai, mon meilleur ami (Romain Cabannes) est revenu au Stade montois l'an passé et je trouvais que ce retour aux sources était une belle façon de boucler la boucle. C'est un beau clin d'oeil, en fait...

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