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Top 14 - Szarzewski : "Je ne ferai pas n’importe quoi en ce qui concerne ma santé"

Szarzewski : "Je ne ferai pas n’importe quoi en ce qui concerne ma santé"

Le 13/04/2018 à 10:49Mis à jour Le 13/04/2018 à 14:49

Dimitri Szarzewski n’a joué qu’un match depuis fin janvier, la faute à des soucis au niveau des cervicales. Le capitaine du Racing 92 assure avoir pleinement récupéré mais, à 35 ans, il doit désormais adopter une vigilance particulière pour ne rechuter et compromettre sa fin de carrière.

Rugbyrama : Comment vous sentez-vous ?

Dimitri Szarzewski : Je suis content de retrouver le groupe et le terrain. Cela faisait un petit moment que j’étais écarté même si j’avais tenté un retour pour le derby francilien. Mais je n’étais pas suffisamment prêt pour jouer des matchs de haut niveau. Là, ça va mieux et j’espère que cela se passera bien dimanche à Toulouse.

Votre opération aux cervicales vous a tenu éloigné des terrains plus longtemps que prévu…

D.S. : J’ai subi une arthrodèse (intervention qui consiste à bloquer des vertèbres entre elles pour limiter les mouvements de celles qui sont abîmées, ndlr). J’ai moins d’amplitude que ce soit au niveau inférieur ou supérieur et cela crée parfois des inflammations et ça tire. Le cerveau se met en mode « sécurité » et cela génère de grosses tensions musculaires. Dans ces moment-là, il faut savoir prendre son mal en patience.

Dimitri Szarzewski

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Tous ces problèmes sont intervenus à la suite d’un match à Castres (13-18). Que s’est-il passé ce jour-là ?

D.S. : Sur une mêlée, juste avant la mi-temps, j’entends craquer au niveau des cervicales mais je ne me suis pas inquiété plus que ça vu que je n’ai pas ressenti de décharge dans le bras. J’ai donc essayé de continuer mais je sentais une tension musculaire. Au bout d’un moment, ce n’était plus possible de jouer, je n’arrivais plus à tourner la tête. Je suis donc sorti du terrain et le lendemain, j’étais très tendu au point de ne plus pouvoir bouger sans douleur.

" On se pose bien-sûr des questions quand il s’agit des cervicales"

Sur quoi était axé votre programme de récupération ?

D.S. : C’était notamment de l’assouplissement avec la nécessité de retrouver de la lordose cervicale. Depuis mon opération, j’ai beaucoup moins d’amplitude quand je bouge la tête et c’est plus difficile pour la tourner. Mais j’étais au courant que cela arriverait avant l’intervention chirurgicale. J’ai énormément travaillé après mon opération et j’ai certainement adopté de mauvaises positions. Cela a eu un impact au niveau de la colonne vertébrale et cela a créé des inflammations. Je travaille actuellement pour trouver les bonnes positions et le bon comportement à adopter sur le terrain, notamment en mêlée.

Avez-vous eu des doutes ou des craintes sur votre capacité à rejouer à haut-niveau ?

D.S. : On se pose bien-sûr des questions quand il s’agit des cervicales et notamment à mon poste. Il faut prendre des précautions et c’est aussi pourquoi je n’ai pas fait n’importe quoi et que j’ai pris mon temps pour revenir. Je suis sur la fin de ma carrière mais j’ai envie de bien la terminer donc je ne ferai pas n’importe quoi en ce qui concerne ma santé.

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