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Raconte-moi ton essai : Vincent Debaty… à l’aile, la vie est belle

Raconte-moi ton essai : Vincent Debaty… à l’aile, la vie est belle
Par Rugbyrama

Le 01/03/2018 à 18:44Mis à jour Le 01/03/2018 à 18:55

Samedi, Oyonnax est allé s’imposer sur la pelouse du champion de France en titre, l’ASM. Ironie du sort, c’est Vincent Debaty, un ancien clermontois, qui a inscrit l’essai décisif des Oyomen.

Rugbyrama : Vous avez inscrit un essai décisif dans la victoire d’Oyonnax à Clermont. Racontez nous…

Vincent Debaty : Je ne me rappelle pas de tout. Sur le coup, je n’ai rien à faire là mais je vois que dans le côté fermé il manque un peu de monde à Clermont, du coup je fais un appel. Puis au final, normalement je devais être au milieu du terrain, je ne me replace pas et le ballon revient. Je suis un peu chanceux, il faut l’avouer puis UJ Seuteni et Bilel Taieb font un gros travail, pour me donner un espace et après je n’ai plus qu’à me coucher dans l’en-but.

C’est presque un essai de trois-quart aile…

V. D. : Oui… maintenant le rugby, il n’y a plus vraiment de poste, enfin si, pour les phases statiques mais désormais tout le monde est capable de tout faire. Un pilier "moderne" doit savoir s’adapter à toutes les situations. Mais cette fois j’ai eu de la chance, ce sont des réflexes.

Votre dernier essai remontait au 25 Janvier 2015, en coupe d’Europe (Clermont – Saracens). Qu’avez-vous ressenti au moment de passer la ligne ?

V. D. : C’est de l’émotion, bien sûr. Cela fait deux ans que je ne joue plus trop entre les blessures et autres… du coup c’est un aboutissement de se dire que je suis toujours utile à l’équipe. Puis marquer c’est toujours particulier, surtout pour un pilier. Nous ne marquons pas beaucoup dans une carrière, donc bien sûr j’étais content. En plus à Clermont…

Justement ça rajoute une saveur particulière à cet essai ?

V. D. : Oui, ce n’est pas pour enfoncer Clermont. C’est juste particulier car c’est un public que j’admire et que j’adore. C’est un club qui m’a marqué et j’étais très heureux de pouvoir m’exprimer une dernière fois sur ce terrain.

Des 10 essais de Top 14, que vous avez inscrit dans votre carrière, est-ce le plus beau ?

V. D. : Le plus beau non. Celui ou j’ai eu le plus d’émotion bien sûr parce qu’il était particulier. Le plus beau c’était avec Clermont, contre le Stade Français, celui que Moscato commente très bien sur Youtube (rires). C’est une relance qui vient de loin, toute l’équipe avait touché le ballon, c’était sympa.

Le plus important ?

V. D. : Voilà, par contre, pour l’équipe, c’est sur qu’il était essentiel. Ce n’est pas ça qui fait basculer tout le match mais c’était important de gagner et c’est sûr que d’avoir pu apporter ma pierre à l’édifice, c’est une bonne chose.

Finalement, ce retour à Marcel-Michelin s’est super bien passé…

V. D. : Oui, j’ai été très bien accueilli, les supporters ont été très sympa. J’en ai croisé quelques-uns quand nous étions à l’hôtel. Ça fait toujours plaisir de voir que, même si je suis parti depuis quelques mois déjà, les gens me reconnaissent toujours et j’ai l’impression qu’ils m’aiment toujours. C’est dommage de voir le club dans cette situation, de les voir autant dans le dur mais ils ont beaucoup de blessés. Il y a beaucoup de choses qui font que c’est compliqué pour eux mais je sais qu’ils vont relever la tête rapidement.

Par Pierre Daudiès.

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