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Pour les Oyomen, c’est un derby "à la vie, à la mort"

Pour les Oyomen, c’est un derby "à la vie, à la mort"

Le 27/04/2018 à 09:17Mis à jour Le 27/04/2018 à 11:31

Opposé à Lyon ce samedi dans un derby qui n’est pas vraiment le plus réputé mais qui va déchainer les passions pour son importance, Oyonnax sait que de ce match c’est bien plus qu’une suprématie régionale qui se joue, c’est tout simplement son avenir en Top 14.

Tout le monde en parle en ville, les supporters l’attendent avec impatience, le stade Charles-Mathon sera plein et la colonie lyonnaise bien présente aussi, en résumé tous les ingrédients que l’on attend d’un duel entre l’USO et le LOU. Un derby quoi ! Mais "il n’y a même pas besoin de la rappeler tellement le match est important. Peu importe l’adversaire, le match à lui seul est déjà trop important", assure le demi de mêlée Jérémy Gondrand, pourtant ancien Berjallien et Lyonnais. "Celui-là (de match), c’est pour rester maitre de notre destin. En gagnant, on se sécurise quasiment le barrage", enchaine son entraineur Adrien Buononato.

Jérémy Gondrand  (Oyonnax)

Jérémy Gondrand (Oyonnax)Eurosport

Une finale pour les Oyonnaxiens

Rendez-vous à enjeu donc pour Oyonnax (13e, 34 points), à la lutte directe pour le maintien avec Brive (14e, 32 points) et dans une moindre mesure avec Paris (12e, 38 points). Le CABCL se déplaçant dans la capitale avant de recevoir un Bordeaux-Bègles qui n’a plus rien à jouer et l’USO jouant ce derby face à un voisin ambitieux avant de se rendre à Castres qui l’est tout autant, c’est maintenant que va se faire la décision. "Il n’y a plus trop de calculs à faire, plus d’équations… C’est le match qu’il faut gagner pour sauver le club. On le prépare comme le match de Brive en se disant que si on perd, c’est la Pro D2", insiste Jérémy Gondrand.

Adrien Buononato (Oyonnax)

Adrien Buononato (Oyonnax)Icon Sport

Malgré tout cette pression est "positive. Il y a des sourires mais tu ne peux pas être décontracté. Tu es obligé d’être concentré, précis, exigeant et d’optimiser le temps de travail", explique Adrien Buononato. D’autant que l’expérience de cette saison difficile fait que les Oyomen savent préparer ces matches couperets. Depuis deux mois l’équipe joue mieux et c’est un point positif avant de défier l’une des meilleures défenses du championnat. "On s’appuie sur nos dernières performances et sur notre identité de faire des séquences longues pour trouver des brèches dans de grosses défenses", poursuit-il.

L’envie de jouer un autre derby

Le miracle oyonnaxien ne le sera vraiment que si l’issue est positive. Les mois écoulés et les succès glanés ont permis de retrouver l’espoir et la confiance au sein d’un groupe qui, il y a quelques mois en arrière, aurait signé pour se retrouver au moins dans cette situation aujourd’hui. "On a la treizième place affichée dans notre tête depuis le mois de décembre. En gagnant ce week-end, on aura atteint un premier objectif", dit Gondrand qui résume aussi l’envie collective "du maintien en Top 14 pour tout ce que le club veut mettre en place, sinon ce serait clairement un échec." Face en plus à une équipe de Lyon qui incarne cette réussite.

Jeremy Gondrand - Oyonnax

Jeremy Gondrand - OyonnaxIcon Sport

De là à parler de vraie rivalité entre la cité haut-bugiste et la métropole rhodanienne ? "Un derby, c’est dans la ville, les tribunes et le terrain. Ce sont toujours des moments sympas, pour chambrer, mais je ne suis pas sûr que la notion soit très ancrée", d’après Buononato qui a surtout en tête l’idée "de gagner celui-ci pour se donner le droit d’en jouer peut-être un autre." Comprenez un barrage face au finaliste de Pro D2 qui pourrait éventuellement être Grenoble ! Avant cela, le public oyonnaxien a promis d’être au rendez-vous samedi à Mathon pour le dernier match à domicile de la saison, mais ça personne n’y pense.

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