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Top 14 - Pierre : "J'ai la chance de choisir le moment de ma fin de carrière"

Pierre : "J'ai la chance de choisir le moment de ma fin de carrière"

Le 03/05/2018 à 17:19Mis à jour Le 03/05/2018 à 18:06

Comme Conrad Smith, Julien Pierre mettra un terme à sa carrière, samedi soir, à l'issue du match contre Toulon. Pour faire honneur à ces deux joueurs emblématiques, une victoire des Palois serait la bienvenue face à l'ogre varois. Pour ce qui est d'une éventuelle qualification des Vert et Blanc, il faudrait un alignement de planètes que personne n'imagine.

Rugbyrama : Après une carrière bien remplie, comment appréhendez-vous ce dernier match au Hameau ?

Julien Pierre : Ce sera le dernier match au Hameau mais peut-être pas le dernier de la saison si nous nous qualifions. Aussi, nous l'avons préparé au mieux pour finir le mieux possible devant notre public et valider une belle saison que nous avons accomplie ensemble. Nous avons vraiment envie de bien finir !

Est-ce dur pour vous de penser que votre carrière de joueur s'arrête là ?

J.P. : Non, parce que ma décision est prise depuis un moment. Comme Conrad Smith, j'ai la chance de choisir le moment de ma fin de carrière. Beaucoup de joueurs n'ont hélas pas cette chance donc, je ne nourris aucun regret. Forcément samedi, il va y avoir beaucoup d'émotion car de nombreuses personnes vont venir au stade pour vivre ce moment à mes côtés. Une autre page de ma vie s'ouvrira ensuite.

Julien Pierre (Section Paloise)

Julien Pierre (Section Paloise)Icon Sport

Croyez-vous vraiment à une possible qualification ?

J.P. : Bien sûr que nous y croyons ! En revanche nous savons pertinemment que nous n'avons pas notre destin en mains. Nous avons envie de finir la saison par une victoire. Après, nous ne savons pas ce qui peut se passer sur les autres terrains et nous ne sommes pas à l'abri d'une surprise. Finissons bien et on fera les comptes à la fin !

De quoi sera faite votre nouvelle vie ?

J.P. : Dans un premier temps de vacances et de repos ! Ça va vraiment faire du bien. Ensuite, comme je reste au sein de la Section Paloise, je vais avoir pas mal de travail et de quoi m'occuper. Je suis excité à l'idée de découvrir ce qui se passe de l'autre côté de la barrière et de me lever le dimanche matin sans avoir mal partout !

Julien Pierre (Section Paloise)

Julien Pierre (Section Paloise)Icon Sport

Qu'est-ce qui a dicté votre choix d'arrêter ?

J.P. : En fait beaucoup de choses. En début de saison, je savais, au fond de moi, que j'attaquais ma dernière ligne droite. Après, il fallait l'annoncer officiellement, et ça, c'est plus compliqué car une fois que c'est fait, on ne peut plus faire machine arrière. Pour ma part, j'ai pensé que l'heure était venue de laisser la place aux jeunes. Et puis, à certains moments, lorsque je me regarde sur le terrain, je me dis qu'il est temps que j'arrête !

Quel regard portez-vous sur l'évolution de la Section depuis votre arrivée ?

J.P. : La première année l'objectif était le maintien, on l'a fait. L'année dernière, nous avons tutoyé le top 6 pendant longtemps avant de céder. Cette année, nous avons franchi un nouveau palier notamment en Challenge européen. Le club est en constante progression et il se construit avec des jeunes qui montent. C'est de très bon augure pour la suite.

Pouvez-vous nous dire un petit mot sur votre adversaire de samedi Toulon ?

J.P. : Toulon est pour moi l'équipe en forme du moment. C'est costaud, ça joue bien au rugby et ils montent en puissance. Pour ces raisons, nous avons soigné durant la semaine notre préparation. Même si nous n'avons jamais battu Toulon depuis que nous sommes remontés en Top 14, on a envie de faire un gros match. Et ce serait bien de la faire enfin chuter ici.

David Attwood de Toulon vs Catres

David Attwood de Toulon vs CatresIcon Sport

Durant votre longue carrière quel est votre meilleur souvenir et le pire ?

J.P. : La plus grande joie, c'est le bouclier de Brenus obtenu avec Clermont en 2010. C'était énorme à vivre pour le club, le groupe, les supporters. Des pires moments, j’en ai connu beaucoup ; des finales perdues aussi. Celle que j'ai le plus mal digérée, c'est celle perdue contre Toulon, en 2013, en Coupe d'Europe. Ce jour-là, on ne méritait vraiment pas de perdre. Avec l'équipe de France, il y a eu la finale perdue en 2011 face à la Nouvelle-Zélande, mais en étant objectif et honnête, est-ce qu'on méritait sur l'ensemble de la compétition d'arriver en finale ?

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