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Picamoles : "Je ne lâcherai pas"

Picamoles : "Je ne lâcherai pas"

Le 28/01/2018 à 20:33Mis à jour Le 28/01/2018 à 20:39

Auteur d’un doublé sur la pelouse du Michelin, le capitaine du MHR a envoyé un signal fort en direction du XV de France, contribuant grandement à la victoire monteplliéraine à Clermont.

Rugbyrama : On imagine facilement votre satisfaction après ce succès à Clermont...

Louis Picamoles : On connaissait très bien la position de l’ASM, mais en ce qui nous concerne, il nous importait de traduire notre travail à l’entraînement par des actes. En remportant enfin un gros match à l’extérieur, et surtout en validant notre place de leader qui nous échappait depuis le début de la saison à chaque fois que nous nous y retrouvions. Nous avons peut-être de belles individualités, mais cela ne fait pas forcément une belle équipe. Toute la semaine, nous avons beaucoup évoqué l’état d’esprit qui devait être le notre et cette fois, nous avons tenu notre parole. Tant qu’on gagne, on maîtrise notre destin… Finir dans les deux premiers est un gros avantage, on le sait. Mais cette position est remise en question chaque semaine.

Avez-vous conscience d’avoir probablement éliminé le champion de France en titre de la course à la qualification ?

L.P. : Je ne sais pas s’ils se qualifieront, mais ce qui est certain c’est qu’il s’agit d’une équipe qu’il vaut mieux éviter en phases finales. Les Clermontois avaient coché ce rendez-vous pour beaucoup de raisons. C’est toujours un exploit de gagner ici, même si c’est la quatrième fois consécutive que Montpellier y parvient. En ce qui me concerne, comme pour d’autres joueurs, c’est la première fois que je l’emporte au Michelin.

Jan Serfontein (Montpellier Hérault Rugby) perfore la défense de l'ASM Clermont

Jan Serfontein (Montpellier Hérault Rugby) perfore la défense de l'ASM ClermontIcon Sport

Vous êtes allés chercher ce succès avec un flanker en deuxième ligne, et un talonneur en troisième ligne. Signe d’une sacrée force de caractère...

L.P. : (il sourit) La deuxième période a été difficile mais nous avons eu le mérite de ne pas lâcher, pour faire tourner le scenario en notre faveur. C’est vrai que nous avons terminé la partie avec des joueurs qui n’évoluaient pas forcément à leur poste, mais l’envie de gagner a permis de combler bien des choses. Il faut également dire que notre banc a été déterminant, qui nous a apporté un second souffle quand nous étions dans la difficulté.

Le retour de Vern Cotter à Clermont, ainsi que de plusieurs autres, a-t-il constitué un levier de motivation ?

L.P. : Nous n’avons pas évoqué ce sujet entre nous, il y avait beaucoup d’autres choses à travailler… Vern non plus n’en a pas parlé, même si on savait que ça le tenait à coeur, comme à d’autres. Julien Bardy attendait ce rendez-vous avec impatience et s’est blessé, on va attendre les résultats de ses examens en espérant que ça ne soit pas trop grave. Concernant Vern, je sais qu’il a prévu de passer la soirée ici… On va attendre le retour des vacances pour savoir s’il paie sa tournée ! (rires)

Vern Cotter (entraineur du Montpellier Hérault Rugby) pour son retour au Stade Marcel-Michelin

Vern Cotter (entraineur du Montpellier Hérault Rugby) pour son retour au Stade Marcel-MichelinIcon Sport

Ce succès au Michelin constitue-t-il l’acte fondateur du MHR version Cotter ?

L.P. : Il a une vision du rugby qui lui est propre et qu’il essaie d’inculquer, même si cela prend du temps à rentrer dans l’esprit de tout le monde. Son arrivée a apporté beaucoup de changements à Montpellier, et il faut nécessairement du temps pour que la greffe prenne. Mais la transition se fait en douceur. Nous avons des points forts, qu’il serait bête de ne pas utiliser. En revanche, ce n’est pas parce que nous avons beaucoup de puissance que nous devons pas être capables d’apporter plus de mouvement, d’aller toucher les extérieurs. Là réside à mon sens la grande force qui peut être la notre, on doit être capables de jongler entre les formes de jeu.

Ruan Pienaar a intelligemment attendu le décompte du chronomètre pour taper sa dernière transformation… Quel était votre discours durant ce laps de temps, avant la réception du renvoi qui était une balle de match ?

L.P. : Le temps jouait pour nous, on n’allait pas se priver d’utiliser le règlement. Le mot d’ordre, c’était de bien s’organiser sous le renvoi, et surtout de se montrer discipliné si Clermont gagnait le ballon, car Laidlaw était redoutable dans les tirs au but. Nous n’avons pas gagné le ballon, mais réussi à le récupérer sans faire de faute après deux ou trois temps de jeu. C’était l’essentiel.

Ruan Piennar (Montpellier Hérault Rugby) vs ASM Clermont tapant la dernière pénalité du match

Ruan Piennar (Montpellier Hérault Rugby) vs ASM Clermont tapant la dernière pénalité du matchIcon Sport

À titre personnel, vous avez réagi de la meilleure des manières à votre non-convocation en équipe de France en inscrivant un doublé ?

L.P. : Comme je l’ai dit, je laisse les gens parler… J’étais le premier à savoir que mes performances de début de saison n’étaient pas satisfaisantes et j’essaie de travailler pour corriger ces imperfections. Je ne lâcherai pas. J’ai toujours envie d’apporter le maximum, à mon club comme au XV de France.

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