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Pas besoin de mots pour Oyo, juste des actes

Pas besoin de mots pour Oyo, juste des actes

Le 10/05/2018 à 15:51

C’est un inédit "access match" auquel se prépare Oyonnax, considéré par beaucoup comme le favori face à Grenoble. Entre humilité et certitudes, l’USO donne rendez-vous sur le terrain du Stade des Alpes pour jouer cette place en Top 14.

C’est promis, le match lourdement perdu à Castres est oublié et le groupe est vite passé à autre chose malgré cette envie de valider le ticket pour le Top 14 un week-end plus tôt.

"Je laisse ça derrière", coupe court le capitaine Valentin Ursache. Néanmoins, c’est un Adrien Buononato un peu énervé qui a repris la semaine avec surtout la volonté de vite penser à Grenoble mais également de protéger au maximum son équipe de la pression qui réside autour de ce qui est une finale. Il avait d’ailleurs fait en sorte que tout le groupe puisse rentrer directement après le match samedi et ainsi bénéficier d’un jour de récupération supplémentaire et ainsi regarder, ensemble, cette finale de Pro D2 et son futur adversaire.

Valentin Ursache (Oyonnax)

Valentin Ursache (Oyonnax)Icon Sport

L’entraineur l’assure, l’USO n’a pas pris de haut le CO et ne s’est pas vu trop belle. "On revient de tellement loin que l’on avait envie de gagner et à aucun moment il y a eu un manque d’humilité", confie celui qui avait sollicité ses forces vives car "être sur le terrain pour jouer un match, c’est mieux que n’importe quel entrainement." Voilà pourquoi tout le monde s’y file sur la pelouse de Mathon, même si les jambes sont lourdes, et il y avait des sourires ce jeudi matin pour une séance publique. Pas de séquelles non plus de ce revers 54 à 3 – le plus lourd de la saison – car "si tous les matches avaient laissé des traces, on serait au fond du trou. Il y a une deuxième chance, une deuxième finale", insiste Valentin Ursache.

Le match le plus important pour beaucoup

Les Oyomen se préparent au rendez-vous le plus important de leur saison, comme l’étaient les réceptions de Brive et de Lyon. Rien ne change, la préparation et le contexte étaient les mêmes. "Si on perdait, on était mort", enchaine Ursache et cette fois "c’est une finale donc ça dit tout. Si tu veux vivre en Top 14, c’est celui-là ou c’est fini." De là à dire que Grenoble est le match le plus important d’une carrière ? "Peut-être le plus, oui", avoue le directeur sportif qui n’a pourtant pas besoin d’en faire trop dans les paroles. "Ce groupe a affiché sa détermination à vouloir jouer en Top 14 alors je ne crois pas que les mots ont une utilité. Chercher des leviers de motivation ou émotionnels, ça n’a pas d’intérêt pour nous. La stratégie à mettre en place l’est davantage."

Ben Botica (Oyonnax)

Ben Botica (Oyonnax)Icon Sport

"Je ne peux pas croire qu’ils se laissent marcher dessus une deuxième fois en mêlée" (Adrien Buononato)

Oyonnax et Grenoble ont un ADN commun avec un jeu basé sur des séquences longues ce qui pousse Adrien Buononato à dire que "l’équipe qui aura la possession aura le plus de chances de l’emporter." Un secteur attire l’attention, c’est la mêlée. Les difficultés grenobloises face à Perpignan ne sont pas passées inaperçues sauf que l’ancien talonneur Buononato est averti, "on a été très performant contre Montpellier et Toulouse et on s’est fait retourner contre le Stade français. Chaque fois qu’une équipe est châtiée, le week-end d’après ça ne se reproduit pas car ça touche la fierté. Je ne peux pas croire que des joueurs qui se sont fait marcher dessus en finale de Pro D2 se laissent marcher dessus une deuxième fois pour un match d’accession en Top 14."

Et dans un climat qui promet d’être hostile pour une rencontre qui s’annonce quant à elle intense, le club oyonnaxien pourra compter sur le soutien de près de 3 000 supporters au Stade des Alpes, dont 300 partiront dans des bus affrétés par le club.

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