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Les jeux sont-ils faits pour les phases finales ?

Les jeux sont-ils faits pour les phases finales ?
Par Rugbyrama

Le 28/03/2018 à 18:47Mis à jour Le 28/03/2018 à 18:54

Le Top 14 fait relâche cette semaine en raison des compétitions européennes dans lesquelles certains clubs français sont engagés. Alors que la 23ème journée reprendra par un alléchant Castres – Toulouse dans dix jours, la route pour les barrages semble s'être légèrement éclaircie le week-end dernier.

En l'emportant respectivement en terres parisiennes sur la pelouse du Stade français (33-37) et en terres lyonnaises dans l'antre du Lou (22-24), le Stade toulousain, troisième (65pts) et le Racing 92, deuxième (66pts) ont fait un grand pas vers les phases finales du mois de mai.

Il est en effet difficile de voir les deux équipes s'écrouler dans la dernière ligne droite et même si le calendrier du Stade toulousain ne semble pas des plus aisés (déplacement à Castres, réception du Racing 92, de la Rochelle, déplacement à Clermont) , les Rouge et Noir de Haute-Garonne, forts de leur cinq succès à l'extérieur disposent désormais d'un matelas de huit points d'avance sur le Lou, 7ème.

Maxime Médard (Stade Toulousain) marquant un essai contre le Stade Français

Maxime Médard (Stade Toulousain) marquant un essai contre le Stade FrançaisIcon Sport

Ce qui n'a pas empêché le manager toulousain Ugo Mola de montrer prudent dans les travées du stade Jean-Bouin : "Les phases finales sont encore loin, et mathématiquement, nous ne sommes pas encore qualifiés. Les quatres équipes que nous allons rencontrer sont peut-être les quatre meilleures équipes du championnat de ces dernières années. Le danger pour Toulouse c'est de s'enflammer."

Un luxe que ne peuvent pas non plus se permettre les poursuivants des Franciliens et des Haut-Garonnais.

Un premier écart est fait

Et pourtant, c'est la première fois que l'écart entre les cinq équipes à la lutte pour le top 6 est aussi important. Alors qu'il était d'un point à sept journées du terme de la phase qualificative, il est désormais de quatre points, soit un succès non bonifié. Et il ne reste plus que quatre journées.

La mauvaise opération a été faite le week-end dernier par Lyon, septième (57 pts) et Castres, huitième (56 pts). Pour le CO, qui a sans doute le calendrier le plus dur, le ballotage est défavorable : les joueurs de Christophe Urios recevront Toulouse et Oyonnax mais se déplaceront aussi à La Rochelle et Toulon. Les trois défaites à Pierre-Antoine contre Montpellier, le Racing et Pau pourraient peser lourdement dans la balance. Il faudra un exploit à l'extérieur pour rattraper le retard et assurer à domicile.

Julien Dumora (Castres)

Julien Dumora (Castres)Icon Sport

Sur le papier, Lyon a un calendrier un peu moins difficile : déplacement à Brive, réception du Stade français, déplacement à Oyonnax et réception de Montpellier. Mais le fait de rencontrer trois des équipes qui luttent pour le maintien et ont un impératif de points n'aura rien d'une partie de plaisir. La configuration est la même que pour Castres, à savoir une victoire supplémentaire à l'extérieur au minimum et des victoires à domicile si possible bonifiées.

Lionel Beauxis - Lyon

Lionel Beauxis - LyonIcon Sport

L'Europe, salut ou cadeau empoisonné ?

Ces deux équipes n'ont pas leur destin entre leurs mains. Il faudra aussi compter sur un incident de parcours de Toulon, La Rochelle et Pau. Quatrième (63 pts), le RCT, encore présent sur le front européen a un programme copieux : déplacement au Racing, réception de Montpellier, et de Castres, déplacement à Pau. Mais les Varois sont sans doute les mieux armés avec leur effectif pour s'assurer d'un barrage à domicile. Reste à savoir dans quel état auront-ils passé l'écueil du Munster ce week-end ?

Mathieu Bastareaud (Toulon)

Mathieu Bastareaud (Toulon)Icon Sport

Pour La Rochelle, l'Europe et la Champions Cup vont aussi sans doute laisser des traces. Apparus moins fringants ces derniers temps, leur marge de manœuvre n'apparaît pas si grande. Il faudra l'emporter à Deflandre face à Castres et contre le Stade français lors de la dernière journée, sans fléchir. Comme les Palois engagés en Challenge Cup et qui n'ont eux jamais disputé de phase finale de championnat, les Maritimes sont-ils suffisamment armés pour jouer sur les deux tableaux ? De la réponse à cette question et des résultats des deux équipes en quart de finale européen risquent de dépendre une partie de la fin de saison de phase régulière et de la course aux barrages. Les jeux ne sont pas encore faits !

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