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Top 14 - Les clés de la finale

Les clés de la finale

Le 01/06/2018 à 12:12

Si les Montpelliérains bénéficient logiquement des faveurs des pronostics face au Castres olympique, une finale ne demeure jamais jouée d’avance. Alors, comment celle-ci pourrait-elle échapper à la machine de guerre bâtie par Vern Cotter ? Éléments de réponse...

La petite bête peut-elle manger la grosse ? C’est tout le rugby français qui, depuis une semaine, se pose la même question… Car si le Castres olympique a bien réussi deux exploits en triomphant de Toulouse à Ernest-Wallon puis en faisant chuter un Racing pas vraiment remis de sa finale européenne perdue, tous les voyant semblent au vert pour un titre du MHR. Parce que ce dernier dispose d’une force de frappe sans équivalent, qu’il a fait le plein de fraîcheur, récupéré l’intégralité de son effectif ou réalisé une performance impressionnante en demi-finale face au Lou ? Sans doute un peu de tout cela à la fois... Le fait est que c’est (encore) dans la position de l’outsider que les Tarnais se présenteront sur la pelouse de Saint-Denis. Un statut qui leur vaudra d’évoluer avec une pression bien moindre que leurs adversaires, et constituera leur premier atout pour réaliser le casse du siècle. À condition de piéger le MHR dans (au moins) un des secteurs suivants...

Louis Picamoles - Montpellier et l'équipe de Montpellier

Louis Picamoles - Montpellier et l'équipe de MontpellierIcon Sport

Une entame cruciale

Tous les adversaires du Castres olympique peuvent en témoigner, à commencer par leurs récentes victimes toulousaines et franciliennes : le CO n’a pas son pareil pour gérer un avantage… Pärce qu’il dispose d’une charnière intelligente et d’un esprit de corps redoutable, d’abord. Mais aussi parce que les Tarnais, "champions de France des casse-c..." selon le mot élégant de Jacky Lorenzetti, n’ont pas leur pareil pour faire dégoupiller un adversaire. Brancheurs, chambreurs, provocateurs, les Castrais sont passés maîtres dans l’art de la guerre psychologique, et savent jouer avec les nerfs de leurs adversaire jusqu’à leur faire perdre leurs moyens. Une stratégie qui n’est toutefois viable qu’en faisant la course en tête…

À ce titre, le premier quart d’heure du match va sans doute s’avérer déterminant. S’ils réalisent une bonne entame et parviennent à instiller le doute dans la tête du MHR, les Tarnais auront toutes leurs chances de gagner la timbale. En revanche, s’ils devaient s’avérer décrochés à la mi-temps, on n’imagine pas franchement qu’ils disposent des ressources physiques et rugbystiques pour refaire leur retard. Les Montpelliérains le savent forcément, qui chercheront nécessairement à marquer leur terrain d’entrée de jeu. Les premiers impacts risquent d’être terribles...

Discipline : le talon d’Achille du MHR ?

Ce secteur est, en quelque sorte, le corollaire du premier. En effet, en demi-finale, les Héraultais ont commis énormément de fautes évitables, qui ont mis en alerte Vern Cotter ainsi que le capitaine Louis Picamoles. Les Tarnais chercheront forcément à en profiter, qui voudront tenir au maximum le ballon pour éviter de s’exposer à la puissance de leurs adversaires, mais surtout dans l’optique de les mettre à la faute... Batailleurs et agressifs dans le jeu au sol, les Montpelliérains devront ainsi canaliser leur énergie pour ne pas s’exposer aux coups de sifflets de M. Garcès, et bien entendu à un éventuel carton.

coach Vern Cotter - Montpellier

coach Vern Cotter - MontpellierIcon Sport

La guerre des ballons portés

Si les Castrais ont inscrit leur seul essai en demi-finale sur un maul après touche bonifié par Vaipulu, les Montpelliérains ont aussi démontré toute leur maîtrise sur leur traditionnel point fort, avec un essai de Willemse contre Lyon. Autant dire que les deux formations chercheront fatalement à imposer leur force à l’autre dans ce secteur de jeu… À moins qu’au contraire, la palme ne revienne au plus malin. Entendez par là celui qui saura le mieux défendre sur les initiatives de leurs adversaires en le contrat dans les airs ou en utilisant intelligemment le règlement, voire celui qui parviendra à le surprendre par une combinaison... À ce titre, les dernières confrontations entre les deux équipes semblent au moins conférer un avantage psychologique aux Héraultais, qui étaient même parvenus à franchir la ligne (par le biais de Tomane) sur une combinaison astucieuse dans le couloir. Une donnée qui pourrait compter en finale...

Joe Tomane et l'équipe de Montpellier

Joe Tomane et l'équipe de MontpellierIcon Sport

Le duel des demi de mêlée

Les supporters du CO le savent mieux que personne : une équipe qui dispose d’un Rory Kockott à 100 % de ses moyens n’a jamais perdu d’avance, fut-ce en finale contre une constellation d’internationaux. À ce titre, le duel livré par Kockott avec son ancien partenaire (et concurrent) chez les Sharks Ruan Pienaar pourrait s’avérer décisif. En demi-finale, le Castrais a ainsi éteint son vis-à-vis Teddy Iribaren, et su insuffler sa flamme à son équipe. Meilleur défenseur du CO (13 plaquages) contre le Racing, Kockott raffole en effet de s’investir dans le premier rideau, où il s’avère capable de contester les ballons comme un neuvième avant. Le hic ? C’est que, par excès de générosité, Kockott peut parfois déséquilibrer l’organisation de son équipe, libérant des espaces dans le deuxième rideau ou dans les côtés fermés. Une donnée que Ruan Pienaar connaît il va sans dire par cœur, et que l’ex-Ulsterman tentera d’exploiter...

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