Icon Sport

Le jeu d’Oyonnax, c’est aussi la touche de Mike Prendergast

Le jeu d’Oyonnax, c’est aussi la touche de Mike Prendergast

Le 09/05/2018 à 13:32Mis à jour Le 09/05/2018 à 15:14

Le jeu de l’USO est loué et s’il résulte du choix d’un staff mené par Adrien Buononato, c’est aussi le travail de Mike Prendergast. L’Irlandais occupe un rôle d’entraineur de l’attaque, arrivé l’été dernier de… Grenoble en remplacement de… Stéphane Glas. Pas anodin.

Les adeptes du jeu des chaises musicales noteront avec un poil de malice, au moment où Grenoble et Oyonnax vont s’affronter pour une place en Top 14 la saison prochaine, que l’été dernier l’USO a fait le choix de ne pas conserver Stéphane Glas au profit de Mike Prendergast. L’Irlandais est venu dans le Haut-Bugey remplacer l’ancien trois-quarts centre international pour s’occuper des lignes arrières, tandis que ce dernier a pris la direction de l’Isère et du FCG. Si l’on caricature un peu, l’un a surpris en prônant l’attaque pour exister en Top 14 quand l’autre a logiquement voulu renforcer sa défense pour résister à la Pro D2.

Enfin tirer profit de la surface synthétique

Depuis le passage vers une pelouse synthétique en 2015, Oyonnax ne semblait n’avoir jamais totalement adopté le style de jeu en adéquation avec une surface rapide, donnant plus l’impression de subir que d’optimiser son terrain. Même si sous l’impulsion d’Olivier Azam puis Johann Authier, on devinait une légère mutation. Dès lors qu’Adrien Buononato a été promu d’entraineur des avants à directeur sportif, la mue a été intensifiée car il a été question de trouver un entraineur de l’attaque et non un "simple" technicien pour les trois-quarts, pour modifier profondément la philosophie. Ce quitte à perdre les derniers repères communs d’un groupe qui venait pourtant d’être sacré Champion de France de Pro D2.

Adrien Buononato - Oyonnax

Adrien Buononato - OyonnaxIcon Sport

Dès le mois de mars 2017, le nom de Mike Prendergast a été officialisé alors que son club de Grenoble faisait partie de ceux qui proposaient le plus en Top 14 et créant du danger. L’ancien pensionnaire du Munster a été associé au recrutement et l’on a donc vu débarquer les expérimentés Matt Hopper ou Mitch Inman, le premier rodé aux joutes de la Premiership et le second à la folie du Super 15, Axel Muller issu du VII argentin ou Hika Elliot, All Black connu aussi bien pour sa puissance que sa mobilité. Tout ceci autour d’un vif et parfois fou James Hall et surtout d’un Ben Botica porté vers l’offensive en toute circonstance. Fini donc l’image d’un promu au jeu minimaliste et concentré sur les portés pour tenter d’exister.

Axel Muller - Oyonnax

Axel Muller - OyonnaxIcon Sport

Des chiffres qui confirment cette mutation

Alors que la saison régulière s’est terminée, l’USO est la 2ème équipe à tenir le plus le ballon (52% du temps) et la 3ème en nombre de passes effectuées (4 047) ce qui démontre cette nouvelle façon de jouer. Voilà un rugby enthousiasmant pour les supporters mais qui expose irrémédiablement en défense et demande de la caisse. Vitesse et mobilité sont des maitres-mots inculqués au quotidien par l’ancien demi de mêlée qu’est Prendergast mais sans oublier que Buononato a été talonneur et qu’il ne faut pas se couper des bases pour se donner le droit de faire vivre le ballon. Longtemps plus mauvaise équipe en conquête et confronté à un manque de réalisme, Oyo s’est pourtant refusé à faire machine arrière.

Oyonnax coach Mike Prendergast

Oyonnax coach Mike PrendergastIcon Sport

C’était un pari osé mais le simple fait d’avoir obtenu le droit de disputer ce barrage est un petit succès. Les Oyonnaxiens ont longtemps été réputés pour leurs avants et commencent à être associés à l’aspect du beau jeu. Et c’est en partie la touche d’un ancien Grenoblois.

Contenus sponsorisés