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L’antisèche : deux interceptions ont coulé Paris

L’antisèche : deux interceptions ont coulé Paris

Le 24/03/2018 à 19:29Mis à jour Le 25/03/2018 à 09:14

Au terme d’un des plus beaux matchs de la saison, les joueurs du Stade français ont baissé pavillon devant l’excellente défense des Toulousains (33-37), notamment auteurs de deux essais sur interception.

Le match : Coup pour coup

Dans un stade Jean-Bouin copieusement garni, le duel des Stades a débouché sur un joli combat, très ouvert malgré l’énorme enjeu. Pour l’occasion, ce sont les Toulousains qui ont frappé les premiers après dix minutes de totale domination par l’intermédiaire de Mjekevu, avant de doubler la mise par Kolbe. Un break qui allait s’avérer définitif malgré la révolte parisienne, matérialisée par un doublé de funambule signé Jimmy Yobo (24 et 37e), à la réception d’une diagonale de Plisson puis à la conclusion d’une superbe contre-attaque de Camara.

Jules Plisson (Stade Français) contre le Stade Toulousain

Jules Plisson (Stade Français) contre le Stade ToulousainIcon Sport

Appliqués et patients, les Toulousains s’appuyaient en effet sur le jeu au pied de Zack Holmes pour maintenir les Parisiens à bonne distance, quand bien même ces derniers rendaient coup pour coup à leurs hôtes, à l’image de l’essai en force de Burban à la 55e répondant au deuxième de Kolbe, puis de cette réalisation de Daguin dans la foulée de l’interception de Médard (69e). Au bout du bout, c’est même sur deux tirs au but que se clôtura la rencontre, les Parisiens choisissant même dans l’optique du maintien de sagement privilégier le point de bonus défensif à la quête d’un éventuel match nul. Un énième effet collatéral de cette aberration du bonus à cinq points d’écart qui n’existe, faut-il le rappeler, qu’en France...

Yoann Huget - Stade Toulousain (Stade Français-Stade Toulousain)

Yoann Huget - Stade Toulousain (Stade Français-Stade Toulousain)Icon Sport

Le joueur : Kolbe brillant !

Auteur d’un doublé, le zébulon sud-africain a plus que largement contribué au succès des siens. D’abord parce que ce dernier a fait basculer une première fois le match par une interception de génie (lire ci-dessous) entre Danty et Alberts, qui offrit aux siens un premier avantage significatif au score. Mais surtout parce qu’il a offert un deuxième break à son équipe en se jouant de Marvin O’Connor d’un crochet intérieur électrique, qui valut d’ailleurs à ce dernier d’être remplacé par… le troisième ligne Sekou Macalou.

Un coaching des plus sévères, tant la vitesse et la qualité d’appuis de Cheslin Kolbe en aurait probablement fait tourner bien d’autres en bourrique dans cette même situation. On en veut pour ce "demi-tour" d’anthologie qui avait laissé médusés Jules Plisson et Willem Alberts, où cette contre-attaque incroyable de la 56e bonifiée par une géniale passe aveugle pour Médard...

Le tournant : L’interception de Médard

Le temps fort des Parisiens était énorme à la 65e, qui voyait leur dominatrice mêlée faire peser une énorme menace sur l’en-but toulousain, susceptible de leur donner l’avantage pour la première fois de la partie. Sauf que la pelouse de Jean-Bouin se déroba une nouvelle fois sous les crampons des deux équipes, écroulant l’édifice et forçant les Soldats roses à écarter un ballon qu’ils souhaitaient garder bien au chaud, entree les pieds de Sergio Parisse...

Quelques temps de jeu plus tard, une passe au contact hasardeuse de Macalou se voyait ainsi interceptée par Maximé Médard, qui remontait le terrain sur cent mètres malgré le retour de son vis-à-vis Djibril Camara pour inscrire l’essai de la victoire. Un deuxième coup de poignard pour le Stade français, après le cruel contre de Kolbe en première période…

Maxime Medard - Stade Toulousain (Stade Français-Stade Toulousain)

Maxime Medard - Stade Toulousain (Stade Français-Stade Toulousain)Icon Sport

L’action : Mjekevu en première main

C’est précisément au moment où l’on commençait à se poser des questions quant à l’efficacitcé du Stade toulousain après dix minutes passées à camper dans les 22 mètres parisiens qu’est venue la lumière. À l’origine ? Une touche captée par Richie Gray suivie d’un maul improductif, rapidement transformé pour les trois-quarts.

Wandile Gabada Mjekevu (Stade Toulousain) contre le Stade Français

Wandile Gabada Mjekevu (Stade Toulousain) contre le Stade FrançaisIcon Sport

En position de premier attaquant, Gaël Fickou profitait alors de la course en redoublée de Zack Holmes pour placer son partenaire Wandile Mjekevu dans l’intervalle involontairement ouvert par Waisea, attiré sur l’extérieur par la course de l’ouvreur toulousain. Lancé plein champ, celui qui remplaçait au pied levé Florian Fritz (forfait en raison d’une douleur à la hanche) n’avait plus qu’à faire parler sa vitesse pour marquer sans opposition entre les poteaux.

Le facteur X : Les en-avants parisiens

Morts à un petit essai d’écart des Toulousains, les Parisiens regretteront longtemps plusieurs grosses occasions manquées. On pense ainsi, en premier lieu, à ces en-avants commis au moment d’aplatir par Arthur Coville à la 11e minute au soutien d’un joli numéro de Camara, puis par Rémi Bonfils à la 65e sur un dernier pick and go. Mais surtout à celui de Waisea à cinq mètres de l’en-but toulousain, après un ballon gagné par les parisiens sur introduction adverse et bonifié par Sekou Macalou en bout de ligne, dont la dernière remise à l’intérieur fut malheureusement manquée par le centre fidjien, sans opposition...

Précisons sur le coup que si M. Poite ne sanctionna pas une poussette de Bezy sur Plisson au moment de récupérer le ballon malgré les protestations du staff parisien, c’est simplement parce que cette faute était intervenue juste après le minuscule en-avant de Waisea...

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