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Barrages Top 14 - Raphaël Lakafia (Toulon) : "On est en mode "Toulon phases finales""

Lakafia : "On est en mode 'Toulon phases finales'"

Le 15/05/2018 à 08:35Mis à jour Le 15/05/2018 à 09:10

C'est l'une des satisfactions toulonnaises de la saison. Pour sa première année sous le maillot du RCT, Raphaël Lakafia enchaîne les performances de haut niveau. Le fruit du travail mais aussi d'une certaine maturité.

Rugbyrama : Comment s'est passée la semaine de coupure avant le barrage de vendredi face à Lyon ?

Raphaël Lakafia : On s'est entraîné dur physiquement pour déjà préparer au mieux le barrage dans ce domaine. Quand tu sais que tu ne joues pas le week-end, tu peux appuyer plus durant les séances. Puis, le repos nous a fait du bien, ne pas avoir de match et de contact ça soulage. Pour la préparation, on a très vite basculé sur le match face à Lyon. Après la rencontre à Pau, on a regardé les résultats pour constater que l'on allait jouer le LOU. Dès le lundi, l'analyse n'était pas vraiment sur le retour du match de Pau, mais déjà tournée vers Lyon et ce que l'on allait mettre en place. On est en mode "Toulon phases finales". Il n'y a plus à réfléchir. On a une montagne à gravir avec plusieurs étapes.

Justement, comment percevez-vous cette équipe du LOU ?

R.L. : On regarde ce que Lyon a fait sur la phase régulière, le ressenti que l'on a eu sur la double confrontation durant la phase régulière. Mais là, c'est un match de phases finales et on se concentre avant tout sur notre jeu, ce que l'on veut mettre en place et leur imposer. C'est une très belle équipe, avec des joueurs d'expérience mais également des jeunes joueurs qui peuvent mettre le feu. Ce sera un gros match, face à une équipe qui possède une bonne conquête, qui joue également un bon rugby. On est prévenu, mais je le répète, le plus important c'est ce que nous allons faire.

Vous allez disputer ce barrage à domicile, dans quelle mesure le fait de jouer à Mayol vous avantage-t-il ?

R.L. : Quand on est le RCT et que l'on joue à Mayol, c'est un réel avantage. On l'a vu encore face à Castres lors du dernier match ici. C'était le feu. Les gens adorent le rugby, sont fans du RCT et le montrent. On sait que ça pousse fort. C'est un gros avantage. On ne peut pas faire abstraction de ça. Dès la descente du bus, les gens crient, nous poussent, on perçoit cette envie dans leur regard. Ça donne envie de tout donner et de se vider à 100 %.

" Si on n'est pas prêt à affronter la pression, on ne signe pas ici"

Sur le plan personnel, vous réalisez une très grosse saison. Avez-vous le sentiment d'avoir franchi un cap ?

R.L. : C'était un gros défi pour moi de signer au RCT. J'ai eu la chance de beaucoup jouer, mais je prends chaque match comme une remise en question. Tout va très vite ici, il faut profiter du temps de jeu que l'on a et se donner à fond. Il faut être à 100 % tout le temps et ne pas baisser le pied, sinon votre place est partie Je pense qu'avant j'étais trop jeune pour Toulon, aujourd'hui je m'y sens bien. Ça demande une certaine maturité que ce soit dans le jeu, mais aussi dans la tête.

La pression médiatique, populaire et même au sein même du club, c'est pour cela qu'il faut être fort mentalement ?

R.L : Si on n'est pas prêt à affronter la pression qui peut exister à tous les niveaux dans un club comme Toulon, on ne signe pas ici. Il n'y a pas de surprise quand on y est. On le sait avant de venir.

Raphaël Lakafia (Toulon)

Raphaël Lakafia (Toulon)Icon Sport

Le fait d'évoluer aux côtés de joueurs comme Lobbe ou Vermeulen vous a-t-il fait progresser ?

R.L. : Chacun a ses spécificités, mais bien entendu qu'évoluer avec de grands joueurs ça aide et tire vers le haut. Mais dans ma carrière, peu importe le club dans lequel j'étais, j'ai toujours côtoyé de grands troisièmes lignes. C'est juste du plaisir que d'être sur le terrain avec ce genre de joueurs.

" L 'Équipe de France ? J'en rêve"

On vous a connu pur numéro 8 en début de carrière à Biarritz, avant de vous voir développer une polyvalence sur les postes de 6 ou 7. Que préférez-vous ?

R.L. : Plus jeune, je voulais absolument jouer en 8, mais aujourd'hui, ça ne me dérange pas de jouer 6 ou 7. Peu importe le numéro, je me donne à 100% et je prends du plaisir sur la pelouse. J'ai peut-être un rôle plus obscur désormais, on me voit moins que dans ma jeunesse où je portais plus le ballon, mais ça ne me dérange pas. Je défends plus, j'ai plus d'activité et je me sens plus efficace aujourd'hui.

Rory Kockott (Castres) plaqué par Raphael Lakafia (Toulon)

Rory Kockott (Castres) plaqué par Raphael Lakafia (Toulon)Icon Sport

Vous sortez régulièrement des matches avec les meilleures statistiques de plaquage. C'est un aspect de votre jeu que vous avez particulièrement travaillé ?

R.L. : C'est quelque chose que j'ai surtout travaillé au Stade Français avec Adrien Buononato. C'est un coach que j'ai eu seulement pendant un an, mais on a fait un bon boulot de défense ensemble et ça m'a suivi. J'étais obligé de le faire, lors de la transition entre le moment où je suis passé du poste de 8 à celui de 7, j'ai du faire évoluer mon jeu. Après ça a été naturel et le jeu fait que l'on se retrouve plus à plaquer.

Vous êtes en pleine lumière avec le RCT, l'Équipe de France est-elle toujours dans un coin de la tête ?

R.L. : Je n'ai pas envie de réclamer quoi que ce soit. Est-ce que j'ai envie d'y être ? Oui, j'en rêve. J'ai connu ça jeune, ce serait mentir de dire que je ne veux pas y retourner. Après, ce n'est pas moi qui décide.Je fais ce que je peux pour y prétendre.

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