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La Section Paloise veut jouer sur deux tableaux

La Section Paloise veut jouer sur deux tableaux

Le 30/01/2018 à 16:17

En allant s'imposer à Gloucester, au terme d'une rencontre aboutie en Challenge européen, les Palois ont retrouvé le moral. Leur éclatant succès obtenu dimanche, en Top 14, à Jean-Bouin, laisse même augurer un printemps qui chante.

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En recherche permanente de régularité et de maîtrise depuis l'ouverture de la saison, la Section paloise a fait le dos rond durant l'automne et une partie de l'hiver. Critiqué de toute part, tant en interne qu'en externe, le bateau Vert et Blanc tanguait par gros temps au cœur des déferlantes. Le président Bernard Pontneau, courageux capitaine, tenait la barre énergiquement contre vents et marées, sûr de son cap. À ses côtés, le matelot en chef Mannix rassurait tant bien que mal le reste de l'équipage ainsi que l'extérieur, en expliquant que tout était sous contrôle, à l'exception de quelques détails. D'incorrigibles détails qui coûtèrent deux défaites à domicile face au Stade Français et Montpellier.

Julien Tomas & Tom Taylor (Pau) vs Stade Français le 28/01/2018

Julien Tomas & Tom Taylor (Pau) vs Stade Français le 28/01/2018Icon Sport

Deux défaites en partie gommées grâce aux succès acquis à Agen et Oyonnax. Durant cette période, les Palois oscillèrent entre la 13e et la 7e place du classement, en espérant des jours meilleurs. En parallèle, pointa le premier rendez-vous du Challenge européen, mi-octobre. Cette compétition que les Palois avaient négligée les deux saisons précédentes s'avéra être une bouffée d'oxygène. Des jeunes, en quête de temps de jeu, associés à des joueurs expérimentés relevèrent un à un les défis.

Le déclic à Gloucester

Si bien qu'à l'heure du dernier match à Gloucester, la semaine dernière, les Vert et Blanc, en passe de terminer invaincus de la compétition, ont envoyé la grosse écurie en Angleterre. La victoire ramenée d'outre Manche, assortie du bonus offensif au terme d'un match superbe, a permis d'assurer une qualification à domicile pour les quarts de finale et d'afficher sur le terrain une qualité de jeu jamais atteinte jusqu'à présent. Ce match a-t-il provoqué le déclic tant attendu par tous ? L'avenir nous le dira, mais une semaine plus tard, les partenaires de Thibault Daubagna ont châtié le Stade Français chez lui en inscrivant six essais.

Gloucester vs Section Paloise (Crédit Photo : EPCR)

Gloucester vs Section Paloise (Crédit Photo : EPCR)Rugbyrama

Un succès qui permet à la Section de se repositionner au classement, à trois longueurs du top 6 et d'envisager de jouer un rôle sur les deux tableaux : Top 14 et challenge européen. Invité lundi soir de l'émission des sports de France bleu Béarn, le président Bernard Pontneau a confirmé que ses troupes joueraient à fond les deux compétitions. "Bien sûr qu'il faut jouer le coup à fond, tant en Europe qu'en championnat, insiste-t-il. Nous ferons les comptes à la fin. Mais surtout ne nous focalisons pas sur le top 6 ! Nous avons gagné deux matchs en suivant à l’extérieur, c'est tout. On a le droit de rêver, mais procédons par étapes et restons humbles."

" C'est notre ADN"

Concernant le Top 14, on comprend la prudence du président béarnais car le calendrier jusqu'à fin mars ne s'annonce pas de tout repos : déplacements à Brive, à Castres, à Clermont et réceptions du Racing, de La Rochelle et d'Oyonnax. À cela rajoutons la réception du Stade Français, en quart de finale du Challenge européen, vendredi 30 mars, à 21h, et le programme est complet. "Depuis deux matchs, nous avons démontré notre capacité à mettre de l'engagement et de l'intensité ainsi que notre faculté à tenir le ballon, poursuit le président. On peut aller loin dans ce rugby de mouvement car c'est notre ADN. Pour autant, ne nous enflammons pas et confirmons sur la durée"

Section Paloise (Crédit Photo : EPCR)

Section Paloise (Crédit Photo : EPCR)Rugbyrama

Si la Section Paloise joue effectivement sur du long terme le rugby qu'elle a pratiqué lors de ses deux derniers matchs, elle sera à prendre au sérieux. En revanche, son calendrier bien garni l'expose aussi à une longue activité sans période de repos, favorisant les risques de blessures d'un effectif loin d'être pléthorique.

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