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La nouvelle vie de Chalmers

La nouvelle vie de Chalmers

Le 03/04/2018 à 16:31Mis à jour Le 04/04/2018 à 09:59

Hugh Chalmers, a préféré rompre son contrat avec l'UBB. Il se prépare donc en solo pour trouver un nouveau engagement.

Cette saison, Hugh Chalmers n'a joué que trois matchs de Top 14, un en août, un en septembre, un en octobre. Visiblement, le Néo-Zélandais de 33 ans ne faisait plus partie des plans de Jacques Brunel et peut-être pas dans ceux de son successeur Rory Teague. Alors cette figure de l'UBB, 230 matchs au compteur, a décidé de ne pas finir la saison dans la frustration. Il a carrément rompu son contrat en février, la fin est un peu amère pour le plus ancien joueur de l' effectif (2008). Il ne veut pas s'étendre sur le détails des derniers mois, qu'on devine difficiles mais il a le sentiment d'avoir fait le choix le plus digne . Mais Hugh Chalmers sait ce qu'il veut : retrouver un contrat. Alors, il s'est bâti tout seul un vrai emploi du temps avec un objectif, une obsession même, conserver sa forme :

"J'ai eu la chance. J'ai eu Décathlon comme sponsor pendant trois ans, donc j'ai la chance d'avoir une salle de musculation chez moi. Le matin, je m'impose une séance de musculation avec un programme que m'a concocté la société Realmovement Project France. L'après-midi, j'ai un cours avec un préparateur, un spécialiste de MMA. Le mardi, je fais un peu de physique et je m'entraîne avec Lormont, club de Fédérale 1 pour toucher le ballon. Le mercredi matin re-muscu. Jeudi matin : encore MMA. Le vendredi, je refais de la musculation et du physique: de la course en m'inspirant des programmes de Ludovic Loustau mais aussi des sorties à vélo. Je suis discipliné, mais souple. Si j'ai soudain un truc à faire sur le plan personnel, je peux m'adapter. Je commence plus tôt."

Musculation, MMA, physique en solo

A ce programme purement personnel, Hugh Chalmers ajoute un rôle d' intervenant auprès de clubs amateurs girondins et du Pôle Espoirs de Talence plus la préparation du diplôme d'entraîneur. Il s'est donc imposé une vie de demandeur d'emploi très actif. "Mais j'avais déjà fait ça plus tôt dans ma carrière, en Nouvelle-Zélande, alors que je ne jouais pas, mais aussi à Montluçon et à Bobigny, mes deux premiers clubs français." Dans un contexte de semi-professionnalisme, il voulait déjà mener la vie d'un rugbyman à cent pour cent et il se rajoutait des séances. Qui du plan moral ? "Ca peut être très compliqué. Mais je suis très entouré avec ma famille et mes amis. Et puis, je lis beaucoup. J'ai même mis au point une machine pour travailler le jeu aérien, la touche et les renvois. Je vais la proposer à la FFR. Je suis aussi en train d'inversir dans une sorte de clinique du sport et de centre de bien être". Hugh n'a donc jamais pas longtemps vécu dans la peau du joueur sous contrat qui ne joue pas mais il en a croisé beaucoup

Pas le monde des Bisounours

"Ca fait partie du sport, c'est sûr. Mais c'est dur. Dans le rugby d'aujourd'hui, le côté humain est souvent oublié. Face à eux, je me suis toujours demandé pourquoi on les avait recrutés si c'est pour les utiliser si peu. Surtout dans une saison qui dure presque dix mois. En Super Rugby, la saison fait cinq mois, là je comprends d'avantage. En fait, tout dépend de la décision d'un seul homme et c'est très cruel. Mais je pense que dans une équipe, tout le monde doit jouer un rôle, aussi bien les blessés que ceux qui ne jouent pas. C'est à mon avis le travail du manageur de garder tout le monde mobilisé autour du projet. Mais à mon avis, avec une concurrence saine et un bon management, il ne devrait pas y avoir des gars qui jouent presque jamais dans un effectif professionnel." Le troisième-ligne a parfosi été gêné de côtoyer des coéquipiers oubliés : "J'ai été mal à l'aise pour eux, surtout dans certains cas. Mais après, il ne faut pas croire que tout le monde est ami dans une équipe professionnelle. Ce n'est pas le monde des Bisounours. Nous sommes des collègues qui travaillons pour gagner notre pain. Si tu ne joues pas, tu sais que certains s'en foutent...."

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