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Finale Top 14 - Marc-Antoine Rallier (Castres) : "Je voulais juste montrer que j'avais ma place"

Rallier : "Je voulais juste montrer que j'avais ma place"

Le 01/06/2018 à 09:04Mis à jour Le 01/06/2018 à 11:34

Titulaire en demi-finale du championnat après le carton rouge de Jody Jenneker en barrages, Marc-Antoine Rallier a parfaitement tenu son rang. Et pour la finale, le talonneur castrais ne compte pas se mettre plus de pression que cela...

Rugbyrama : Quel est votre état d'esprit après votre victoire contre le Racing 92 et cette qualification pour la finale du Top 14 ?

Marc-Antoine RALLIER : Pour l'instant, c'est seulement le début de semaine donc il faut rester cool. Après, il faut bien préparer le match à venir contre Montpellier et ne pas oublier d'où on vient. Cela a quand même été une saison particulière, pas compliquée parce qu'il y a pire mais quand même particulière. On doit surtout bien préparer notre match et ensuite, la pression aura le temps de monter tranquillement samedi.

Il y avait beaucoup de pression autour de vous après le carton rouge de Jody Jenneker? Comment vous-êtes vous remis de cette demi-finale face au Racing 92 ?

M.A.R. : J'ai essayé de ne pas trop me mettre de pression. J'ai eu la chance de jouer une demi-finale en 2012, pas en 2013 ni en 2014 mais ma philosophie est de prendre tout ce que l'on peut prendre. Et puis il arrivera ce qu'il doit arriver. Si on avait perdu cette demi-finale, je ne pense pas qu'on se serait fait lyncher sur la place publique. On doit tous rester solidaire. On est une petite ville et tout le monde est derrière nous. J'ai pris le match comme il venait et j'ai essayé de faire ce que je savais faire.

Comment avez-vous vécu la situation la semaine précédent la rencontre ?

M.A.R. : Je ne suis pas quelqu'un qui se prend la tête. Quand Jody Jenneker a pris le carton rouge, je n'ai pas du tout pensé à cela. On s'entraîne toute l'année pour être prêt au bon moment. Il y a peut-être une question de rythme mais quand on est en phase finale, on n'y pense pas du tout. On ne pense pas à nos objectifs et à nos performances pour le week-end prochain. Au contraire, il n'y a plus de questions à se poser et on donne tout. Pour moi, il n'y avait pas de sentiment de revanche. Je voulais juste montrer que j'avais ma place.

Quel a été votre sentiment au coup de sifflet final ?

M.A.R. : C'était vraiment incroyable. Je suis resté assez longtemps sur le terrain à la fin de la rencontre. S'il faut, on n'y reviendra jamais, on se sait pas comment cela peut se passer pour la suite donc j'ai vraiment profité de ce moment. C'est que du bonheur.

" On va foncer et ne pas se prendre la tête"

Sentez-vous un peu que toute la France du rugby est derrière vous ?

M.A.R. : C'est vrai qu'on reçoit beaucoup de textos. Montpellier joue avec ces forces et a fait une très belle demi-finale contre Lyon. Montpellier joue très bien au rugby. C'est vraiment très costaud. Après, le Racing l'était aussi, Toulouse également donc on verra bien. On va foncer et ne pas se prendre la tête.

Quelle est la force de ce groupe ?

M.A.R. : Il n'y a pas de stars dans le groupe. Cela joue sur l'esprit d'équipe. On se resserre tous et on veut tous aller chercher le boulier de Brennus. Pour la plupart, on vient tous de petits clubs et on a tous regardé ce bouclier. Cela nous galvanise et on essaye de se resserrer au maximum pour faire face à des équipes très costaudes sur le plan physique.

Pouvez-vous nous dire un mot sur votre face à face à venir avec Bismarck Du Plessis ?

M.A.R. : C'est peut-être le meilleur talonneur au monde. Dans tous les cas, c'est un des meilleurs. En 2007, quand il est champion du monde avec l'Afrique du Sud, j'étais en Espoirs et je me disais que c'était vraiment un super joueur. J'adore son profil et ses qualités mais c'est une finale. Il ne va pas falloir trop le regarder. Eux, ils ont l'expérience et nous, on essaiera d'avoir autre chose.

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