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Finale Top 14 - Castrement bon !

Castrement bon !
Par Rugbyrama

Le 03/06/2018 à 20:15Mis à jour Le 03/06/2018 à 20:31

Dans son édition datée de lundi 4 juin, Midi Olympique revient sur les coulisses de la liesse qui s’est emparée de Castres, de la ville, de ses supporters, de la fête de samedi soir à Paris, mais aussi de l’avenir du manager Christophe Urios.

Après avoir déjoué les plans du MHR lors de cette finale au Stade de France, c’est acclamé en héros que Castres est revenu sur ses terres. Un accueil triomphal pour ces joueurs castrais qui rêvaient d’offrir cette ultime récompense aux supporters. 10 heures place Pierre Fabre, les buvettes se sont dressées sur les côtés de la scène et les derniers réglages sons qu’il reste à faire n’empêchent pas les quelques fidèles de prendre déjà place sur les bancs. Dans quelques heures, les héros du Castres Olympique viendront brandir le tant convoité bouclier de Brennus. Le peuple tout entier exulte, et sur les terrasses des cafés on se remémore cette folle confrontation de la veille.

Supporters Castres

Supporters CastresIcon Sport

Après une nuit de célébration, tous se retrouvent sur la place du village pour communier. Certains conservent leurs lunettes de soleil, malgré la grisaille. Julien, supporter dévoué, tente de camoufler les marques laissées par une courte nuit : "Je rentre à peine de Paris et je suis venu tout de suite. Le peuple castrais va arriver, ce qu’on veut, c’est tout partager ensemble, comme une famille. J’en ai encore des frissons et ça sera comme ça toute la journée". Car ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement jusqu’au Stade de France. Et pour rien au monde ils n’auraient manqué le retour du Bouclier sur les terres du CO.

Les supporters de Castres à la place Pierre-Fabre

Les supporters de Castres à la place Pierre-FabreIcon Sport

Pendant ce temps, d’autres reprennent place au même endroit qu’hier, face à cet écran géant qui a retransmis le triomphe de cette équipe de Castres. Vêtue du maillot "bleu et blanc" et d’un béret à l’effigie de son équipe, Pascale guète sa montre, impatiente de voir arriver ses guerriers : "C’était une très belle soirée ici sur la place, je suis encore là ce matin et je serai toujours là parce que cette équipe a une âme". Car il ne faut surtout rien rater de ce moment historique, et tous souhaitent rendre hommage à cette équipe, leur équipe, qui depuis le début semble avancer contre vents et marées.

Les supporters de Castres à la place Pierre-Fabre

Les supporters de Castres à la place Pierre-FabreIcon Sport

Alors que le monde afflue, l’écran géant nous livre les prémices de ces festivités castraises. En direct de l’aéroport, les images d’Anthony Jelonch et de Julien Caminati qui offrent un bain de foule à ce bouclier de Brennus, sont retransmises. La fête a déjà commencé pour les joueurs qui profitent du trajet depuis le tarmac pour passer des messages en direct à tous ces impatients. Tout en brandissant son immense drapeau du CO, Jean- Marc, digne représentant de la ferveur castraise, tente de trouver une place au milieu de cette marée humaine : "C’est le feu partout, c’était vraiment le match du cœur, on a réussi à déjouer tous les pronostics. C’est fantastique, il n’y a qu’ici que vous pouvez ressentir ça". Alors que 12 000 supporters sont réunis pour accueillir Christophe Urios et ses hommes, le vent porte les cris de joie et les remerciements à l’attention de ce club mais surtout de cette grande équipe.

Les joueurs de Castres à la sortie de l'aéroport

Les joueurs de Castres à la sortie de l'aéroportIcon Sport

Jamais la route depuis l’aéroport de Castres Mazamet, n’aura été aussi longue. À 15 heures, alors que les rues de Castres fourmillent aux couleurs des "bleus et blancs", le bus fend la foule et se hisse un chemin jusqu’à la scène. Les héros sont enfin arrivés. Un par un ils gravissent les marches de l’estrade, les chants des supporters résonnent et le Bouclier est donné en offrande à ce peuple qui semblent presque, ne jamais avoir douté.

Par Fanny Roustan

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