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Du rugby, oui, mais du spectacle ?

Du rugby, oui, mais du spectacle ?

Le 25/11/2017 à 11:43Mis à jour Le 25/11/2017 à 15:06

Simon Gillham avait bon espoir. Cet été, au détour d'une conversation sur les liens entre le monde du rugby et celui du spectacle, il s'est confié...

Simon Gillham avait bon espoir. Cet été, au détour d'une conversation sur les liens entre le monde du rugby et celui du spectacle, le président du CABCL faisait cette confidence.

"Il faut accepter que nous sommes aujourd'hui, nous les présidents de clubs, des promoteurs. Mon club est la première entreprise de spectacle de ma région. Mais ma salle, donc mon stade, est un espace qui n'accueille que treize matchs de Top 14 par saison. Et qui dort le reste de l'année".

Lancé, le président corrézien illustrait même son propos de manière un rien violente. "Je commence mon auto-critique par mon club : Nous nous devons de proposer un meilleur spectacle à notre public !".

La billetterie du rugby flambe les prix

Après-coup, on ne peut pas dire que ses vœux furent suivis d'effets fracassants. Mais Gillham, qui superpose la casquette de président de l'Olympia à celle du CABCL, donnait une direction qui paraît aujourd'hui inéluctable : Aux prix où s'envole la billetterie du rugby, en comparaison d'un concert ou d'un "pass journée" à Disneyland, mieux vaut que l'éclate soit au rendez-vous.

Cette tendance n'est pas toujours facile à faire entendre à un entraîneur, encore moins à un joueur. On peut être fermement contre, franchement pour, l'exact opposé des deux et bien au contraire, les faits sont là : A moins d'être un fou-furieux de son équipe, on juge désormais un match autant sur le plaisir qu'il a procuré que son résultat. Ces tests-matchs d'automne le confirment : Le public lyonnais est sorti requinqué d'une belle défaite de quatre points, à Lyon face à la "B" des All Blacks, quand il a fait pleuvoir quelques sifflets sur les Bleus après leur défaite d'un point, quatre jours plus tard face à la "une" des Springboks.

Alors, une idée, en passant : Puisque la dernière sortie des Bleus cet automne se fera, ce soir, au cœur d'une U Arena baptisée "salle de spectacle", sur une pelouse synthétique et face à une équipe extrêmement offensive, on a surtout envie de s'éclater. A eux de jouer.

Nicolas Godignon et Simon Gillham

Nicolas Godignon et Simon GillhamIcon Sport

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