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Cooper : "Je repars en Nouvelle-Zélande pour prendre soin de mon enfant"

Cooper : "Je repars en Nouvelle-Zélande pour prendre soin de mon enfant"

Le 16/01/2018 à 18:05

C'est le 28 janvier prochain que Greg Cooper, le manager du Stade français quittera ses fonctions dans la capitale. Il nous explique pourquoi.

Rugbyrama : Pourquoi avez-vous décidé de quitter Paris un an et demi avant la fin de votre contrat ?

Greg Cooper : La santé de ma fille n'est pas bonne. Elle a été hospitalisée quelques semaines en Nouvelle-Zélande et je ne peux pas gérer cette situation à 20 000 kilomètres de distance. Je ne voulais pas que ces soucis personnels interfèrent avec mon métier de coach. Alors, j'ai parlé franchement avec Robert (Mohr), le docteur Wild et le président Patricot. Ils ont compris ma position. Je ne pouvais plus continuer ainsi. Après le match contre Pau (samedi 27 janvier), je repartirai donc en Nouvelle-Zélande pour prendre soin de mon enfant.

Le choix fut-il difficile à faire ?

G.C. : Les choix sont toujours difficiles à faire. Mais dans de telles circonstances, je ne me voyais pas rester à Paris jusqu'à la fin de la saison,. Nous avons donc convenu, avec les dirigeants, que c'était un bon moment pour opérer ce changement dans le staff. Ma femme a d'ailleurs quitté la capitale depuis le mois d'octobre.

Au quotidien, comment gériez-vous cette situation ?

G.C. : La santé de ma petite fille est précaire depuis déjà longtemps. Elle n'était déjà pas excellente lorsque j'entraînais au Japon. Mais là-bas, la saison n'était pas aussi longue, le décalage horaire moins important. Je pouvais parler avec ma fille presque continuellement et, quand elle avait vraiment besoin de me voir, je sautais dans un avion. Tout ça est plus difficile aujourd'hui, depuis l'Europe. La dernière fois que je suis allé à Dunedin (île du Sud de la Nouvelle-Zélande) en vacances, je suis par exemple parti de Brive, après un de nos matchs: le voyage a diré 49 heures. Voilà... J'espère juste que les gens me comprendront...

Votre contrat courait jusqu'en juin 2019. Que regretterez-vous du Stade français ?

G.C. : Nous étions sur la bonne voie. Je vois très bien où Robert Mohr et le docteur Wild veulent en venir et je crois que nous étions en train de construire quelque chose de chouette, à Paris. Les derniers résultats étaient d'ailleurs plutôt positifs. On a battu le Racing dans le derby eto n aurait du l'emporter contre Montpellier ou Edimbourg, le week-end dernier. Les supporters du Stade français, qui ont toujours été adorables avec moi, me manqueront également beaucoup.

Avez-vous un plan pour le futur ?

G.C. : Je veux d'abord que ma fille se remette. C'est ma priorité. Mais le rugby reste ma passion, mon métier et j'y reviendrai nécessairement un jour...

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