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Colin Slade en chef de bande

Colin Slade en chef de bande
Par Rugbyrama

Le 28/01/2018 à 15:59Mis à jour Le 28/01/2018 à 16:04

Le demi d'ouverture Néo-Zélandais a livré une partie remarquable à Jean-Bouin. Son équipe et lui sont sur un nuage.

Que retenir du mach de Colin Slade ce midi à Jean Bouin ? Les spécialistes amoureux des finesses du jeu de l’ouverture en ont eu à se mettre sous la dent de la première minute jusqu’à la dernière. Les autres auxquelles elles échappent ont pu apprécier la combativité permanente de ce joueur hors normes. On jouait la 76ème minute et cette rencontre parfaite déroulant ses derniers instants, on le vit s’arracher encore en défense dans un saut la main tendue pour s’agripper du bout des doigts à la culotte d’Ensor, et lui faire commette son millième en avant. On jouait un peu plus tard la 79ème minute, et il venait de récupérer une balle tapée dans le troisième rideau envoyée à Votu d’une très longue passe.

Il était occis. Sa passe balancée, il s’arrêta net et posa ses mains sur ses genoux l’air complètement hagard et le souffle coupé. Mais Votu a percé, et d’un coup Slade a remis la machine en route pour se positionner cinquante mètres plus loin au prés d’un truck et tenir encore son rôle de maitre à jouer. Pour un Plisson minaudant à cinq mètres de sa ligne sur un ballon tombé à terre et sur lequel il ne se coucha pas, Colin Slade a figuré ce que la Nouvelle Zélande peut nous envoyer de meilleur dans tout ce que ce jeu requiert d’abandon de soi. Le reste, tout le reste, fut d’une jouissante perfection.

Colin Slade (Pau) vs Stade Français le 28/01/2018

Colin Slade (Pau) vs Stade Français le 28/01/2018Icon Sport

Slade sur un nuage, et ses coéquipiers jouant dans le même tempo, les Palois ont animé leurs intentions offensives d’une simplicité d’école à faire rougir les partisans du moindre risques des actions mécaniques commandées quatre temps de jeu à l’avance. A l’instinct, au métier, se proposant dans l’intervalle au moment idoine, prenant la ligne quand il le faut, ou retenant une impulsion de course pour préserver une profondeur adéquate, la ligne de Pau a été lancée dans ce match comme on livre une évidence. Les premières minutes ont été les plus remarquables. Le Stade Français a couru de façon tellement impuissante derrière ce ballon passé de main en main comme on joue au chat et à la souris de façon presque trop provocante.

Daniel Ramsay - Pau et Jimmy Yobo - Stade Francais

Daniel Ramsay - Pau et Jimmy Yobo - Stade FrancaisIcon Sport

Et dans le sillage de leur ouvreur manoeuvrant tout cela, c’est Benson Stanley qui claqua une balle par dessus sa tête pour une passe acrobatique gagnante pour son arrière Charly Malié (16ème), et c’est Mowen qui se voyait propulsé à dame par une croisée tellement bien amorcée (24ème). A cet instant, le bonus offensif était déjà capitalisé pour les Palois. Tout simplement formidable !

Par Cyprien Guillaume

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