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Demi-finale - Top 14 - Christophe Urios : "On veut être champion de France"

Urios : "On veut être champion de France"
Par Rugbyrama

Le 24/05/2018 à 12:10Mis à jour Le 24/05/2018 à 12:15

Samedi, le Castres Olympique retrouve le dernier carré du championnat de France, où les Castrais affronteront le Racing 92. Christophe Urios, l’entraîneur du CO, s'est livré sur cette demi-finale et affiche clairement ses ambitions.

Rugbyrama : Après avoir butés 3 fois en barrages, vous réussissez enfin à atteindre les demi-finales. Qu’est-ce que vous ressentez ?

Christophe Urios : C’est très important de passer ce cap. On a ressenti du soulagement, mais, très vite, on a repensé à ce qu’il arrivait derrière. Quand je vois le travail réalisé depuis le début de la semaine, je sens bien la concentration pour le futur. Toulouse était qu’une étape, maintenant c’est le Racing.

On vous a senti très ému à la fin du match contre Toulouse...

C.U. : Je suis un mec, un vrai. Comme vous l’avez dit auparavant, j’ai buté 3 fois en barrages. Même si nous ne sommes jamais passés trop loin, tu te poses la question si t’es capable de le faire. C’était un vrai soulagement et en plus avec la manière. Nous avons mené parfaitement notre barque, c’est jubilatoire. Un magnifique moment.

Vous avez passé aux joueurs un extrait du "Fils à Jo" avant le match samedi. Pourquoi ?

C.U. : J’ai regardé ce film 20 fois et à chaque fois, il me fait rire. La première fois qu’on est allé gagner à Toulouse, je leur ai dit qu’ils étaient des héros. Là je me suis dit « qu’est-ce que je vais pouvoir leur dire ?". Tout le monde attendait ça. Et j’avais ce passage du fils à Jo ou le mec dit "mais tu ne les connais pas, ce sont des seigneurs". Les hommes qui rentrent dans la légende, ce sont les seigneurs de Castres.

Votre saison est d'ores et déjà réussie… Quelle est votre ambition pour la suite?

C.U. : C’est une saison réussie sur l’état d’esprit, sur le jeu produit. Après quand tu es à deux matchs de la fin, c’est d’aller chercher notre but ultime. L’ambition était d’être dans le Top6. Maintenant on redémarre un nouveau championnat et on veut être champion de France.

Christophe Urios (Castres)

Christophe Urios (Castres)Icon Sport

L’adversité va monter d’un cran…

C.U. : Bien sûr, on va passer un cap au niveau de l'adversité car le Racing est redoutable. C’est une équipe très dangereuse à tous les postes, physiquement au dessus, qui ne donne pas grand-chose à l’adversaire, contrairement à Toulouse. Peu de joueurs ont vécu des demi-finales, mais on est préparé.

Pouvez vous faire un point sur l'état physique de votre groupe ?

C.U. : Antoine Tichit a une petite douleur au mollet et Armand Battle est protégé pour protocole commotion. Sinon tout le monde est sur le terrain. Aujourd’hui, je ressens beaucoup de fraîcheur au sein du groupe.

Mais il vous manque un élément important, Jody Jenneker…

C.U. : C’est un joueur important pour nous. Je n’ai pas l’habitude de m’apitoyer sur les absents. Aujourd’hui Jody n’est pas là, il ne m’apportera rien en demi-finale. Je vais donner toute ma confiance à Marco [Rallier, NDLR] et à Kevin [Firmin, NDLR] pour qu’ils soient capables d’être à la hauteur. C’est une très grosse opportunité pour eux de prouver que je me suis trompé à certains moments.

La fraîcheur ne sera t-elle pas un avantage pour le Racing ?

C.U. : Ils sont plus frais que nous mais dans une dynamique différente. Sincèrement, je ne pense pas que cette rencontre se joue sur la fraicheur.

C'est la cinquième fois que vous jouez les Racingmen cette saison... Pouvez vous encore vous surprendre ?

C.U. : Je crois car c’est un match totalement différent. On aurait pu gagner au Racing si nous avions eu plus de maîtrise. Chez nous au match retour, ils ont fait un bon match où nous n' avons pas réussi à trouver des solutions. Je connais par cœur les entraîneurs, il n’y aura pas beaucoup de surprises ce week-end.

Propos recueillis par Lucas Meirinho.

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