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Buononato : "On n'est pas en panique"

Buononato : "On n'est pas en panique"

Le 30/01/2018 à 11:46

Défaits 37-15 à Toulouse samedi, les joueurs d'Oyonnax sont longtemps restés dans le match, avant de craquer sur la fin et de rentrer sans point de bonus de leur déplacement en Haute-Garonne. Décourageant ? Le directeur sportif, Adrien Buononato, assure que la lanterne rouge n'a pas baissé les bras et se battra jusqu'au bout.

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Rugbyrama : Que retirez-vous du match à Toulouse ?

Adrien Buononato : Il y a quelques regrets sur des choses qu'on a ratées, notamment notre manque de précision sur nos sorties de camp ou sur deux touches importantes. Ce que je retiens de positif, c'est l'état d'esprit qui anime ce groupe, qui se bat, et la solidarité qu'il affiche. Il y a du négatif sur le plan du rugby, on le sait, mais ce sont des choses sur lesquelles on peut travailler. C'est l'état d'esprit le plus important. C'est aussi ce qu'on venait chercher à Toulouse. Il va compter pour la dernière partie de la saison.

Le carton rouge reçu par Rory Grice lors de la bagarre avec Yoann Maestri vous a fait mal sur ce match...

A.B. : Cet incident ne doit pas arriver selon moi. L'arbitre sanctionne des faits mais il faut regarder la genèse du problème. Il y a eu un geste très vilain... A partir de là, on prend ses responsabilités et on n'en parle plus. Rory va nous manquer. Il va prendre minimum trois semaines à mon avis, donc on ne l'aura pas pour Montpellier et on en a besoin. On a besoin de tout le monde, on n'a pas cinquante mecs nous... Après, ce groupe est habitué à prendre des coups et à toujours trouver l'énergie pour repartir. Dans le vestiaire après le match, les joueurs étaient déjà en train d'envisager les différentes combinaisons possibles sans lui. C'est une forme de management collaboratif qui nous anime et qui nous permet de tenir.

N'y a-t-il pas un certain découragement de voir que le travail effectué peine à porter ses fruits ?

A.B. : Je vais vous dire une chose : on prend des coups mais on vit les choses avec une forme de philosophie. Et même si on sait que c'est dur, le travail paie : par exemple, nous avions beaucoup de difficultés à marquer des essais en début de saison et on voit qu'aujourd'hui, on inquiète tout le monde quand on tient le ballon. On marque des essais contre les plus grosses équipes désormais. L'autre lacune, c'est qu'on encaissait des points rapidement. Nous avons aussi rectifié ça, ce match en est la preuve : nous avons passé les quarante première minutes dans notre sans toucher le ballon et pris seulement quinze points. On progresse. On va à notre rythme. Peut-être qu'il est trop lent mais on valide quelque chose chaque semaine.

Agen et Brive n'ont pas pris de poins eux non plus sur cette journée. C'est une bonne chose pour vous.

A.B. : Honnêtement, on ne regarde pas les résultats des autres. Si c'était le cas, on se serait forcés à aller chercher la victoire plutôt que d'assurer le match nul contre La Rochelle par exemple (38-38). En deux semaines, nous allons recevoir Brive et aller à Agen, c'est ça l'important. Il faudra qu'on soit toujours dans leur rétroviseur à ce moment-là. Il ne sert à rien d'aller chercher les plus gros, on ne les atteindra pas. Par contre, il faut rester au contact de ces deux équipes et on verra ce qui se passera. On n'est pas en panique.

Bilel Taieb (Oyonnax)

Bilel Taieb (Oyonnax)Icon Sport

Qu'allez-vous faire pendant les vacances ?

A.B. : Couper ! Enfin, ce sera le cas pour les joueurs. Pour ce qui est des entraîneurs, on va tous se faire du rugby, Mike (Prendergast, N.D.L.R) va aller au Munster et moi aux Saracens. Nous allons prendre des idées ailleurs et regarder ce qui se fait en dehors de la boîte comme on dit pour préparer la suite.

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