Icon Sport

Brive a flirté avec l'exploit

Brive a flirté avec l'exploit

Le 04/03/2018 à 09:05Mis à jour Le 04/03/2018 à 13:23

Décrocher un point de bonus défensif (17-13) sur la pelouse du Racing 92 n'est pas donné à toutes les équipes. Brive l'a fait, avec panache. Mais pas seulement. Les Corréziens ont aussi montré de l'appétence pour un jeu de mouvement séduisant, notamment en première période. Las, quelques détails techniques ont manqué pour espérer mieux. Explications.

Franchir n'est pas marquer

Depuis le début de la saison, Brive est l'une des équipes de Top 14 qui franchit le moins. Or, samedi soir, durant les quarante premières minutes de la rencontre, les Corréziens ont eu la main-mise sur le ballon et n'ont eu de cesse de naviguer à leur guise au cœur de la U Arena. Une vrai performance face à la meilleure défense du Top 14.

Au moins à quatre reprises, les joueurs de Nicolas Godigon ont franchi très nettement la défense des Racingmen. Pourtant, ils n'ont que rarement concrétisé leurs avancées, se montrant parfois trop impatients, souvent imprécis. Un exemple ? Dès la deuxième minute Galala traversait plein axe et se laissait aller à une « chistera » aussi hasardeuse qu'inutile. En suivant, Johstone lui aussi déchirait la défense ciel et blanche (5e). Plus loin, Guillame Namy commettait un en-avant dans la zone de marque. Plus tard, Laranjera et Ugalge, eux aussi, s'engouffraient, mais la conservation n'était pas assurée, faute de soutien offensif prompt à réagir. "On a manqué de réalisme, a reconnu le manager Nicolas Godignon. C'est dommage. On a peut-être manqué d'habitude. Chaque occasion qu'on ne met pas est une occasion de perdue. C'est regrettable car le Racing n'était peut-être pas dans un très bon jour. On aurait peut-être mérité en effet de marquer un essai de plus, on ne l'a pas fait. Et c'est ce qui a fait la différence."

Ballon perdu, défense à travailler...

C'est peut-être le propre des grandes équipes. Il n'aura suffit que de deux ballons au Racing 92 pour inscrire deux essais. Deux ballons de récupération magnifiquement bien exploités. Deux ballons en forme de « coup de poignard », dixit Etienne Herjean, le troisième ligne de Brive. Un premier en-avant briviste au milieu de terrain offrait à Henri Chavancy la possibilité de taper à suivre dans la profondeur où Brice Dulin était le plus prompt à se saisir du ballon pour le premier essai de la rencontre (8e). Un second perdu en touche par l'alignement corrézien (volé par Nyanga) était exploité sur l'aile opposé par Marc Andreu (14e).

Marc Andreu (Racing 92)

Marc Andreu (Racing 92)Icon Sport

Résultat : quatorze points inscrits en autant de minutes grâce à du jeu au pied entre deuxième et troisième rideau, au cœur d'une défense désorganisée. De quoi nourrir quelques regrets, mais aussi les prochaines séances d'organisation défense après ballon perdu. Ce qui est, sans nul doute, ce qu'il y a de plus difficile à réaliser à ce jeu.

Un touche de regret

Perdre trois ballons sur ses propres lancers en touche n'a rien d'infamant face au Racing 92, probablement l'un des meilleurs alignements du Top 14. Toutefois, sur l'un d'eux, les joueurs du président Lorenzetti n'ont pas manqué de scorer (Andreu, 14e). Ce qui rend le bilan un brin décevant pour les Brivistes. Nicolas Godignon, lui, préférait positiver : "Ce n'est pas un point noir contre une équipe comme celle-ci, qui compte un garçon comme Yannick Nyanga toujours très performant de la lecture." Et de conclure : "De toute façon, je retiens surtout le point de bonus défensif que les garçons ont aller chercher en deuxième mi-temps et conserver jusqu'à la fin du match. Je crois que dans la course au maintien, c'est très important." Et totalement mérité sur l'ensemble du match.

Yannick Nyanga (Racing 92)

Yannick Nyanga (Racing 92)Icon Sport

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0