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Babillot : "Clermont, c'était un truc de fou !"

Babillot : "Clermont, c'était un truc de fou !"

Le 05/01/2018 à 14:01Mis à jour Le 05/01/2018 à 14:57

Homme en forme du moment et grand artisan de la victoire in extremis des Castrais à Clermont, le flanker Mathieu Babillot raconte l'exploit de l'intérieur... Mais tient à garder les pieds sur terre, tant il sait l'accueil que le SUA réserve à son équipe...

Rugbyrama : Racontez-nous cette fin de match totalement folle au Michelin...

Mathieu Babillot : C'était fou, oui... Mais cette fin de match illustre bien l'état d'esprit qui anime notre équipe. Chez nous, le groupe passe avant tout. On ne veut pas être une somme d'individualités, on veut être un groupe fort, soudé. Et c'est ce qui a payé à Clermont : même menés de 17 points, personne n'a baissé les bras... Même si il a fallu jouer dix minutes de plus à la fin du match ! C'était un truc de fou...

Vous avez eu l'impression que ce match ne terminerait jamais ?

M.B. : Oui, c'était dingue... On prenait pénalité sur pénalité, puis un carton... Mais personne ne s'est affolé. Nous sommes restés solidaires, et avons fini par récupérer le ballon sur une mêlée. Quand j'ai vu le ballon passer de notre côté, ce fut une vraie délivrance dans ma tête. Je me suis dit : "Ca y est, on l'a fait."

Le CO a tout de même écopé de cinq cartons jaunes, c'est considérable...

M.B. : En effet, notre discipline n'a pas été bonne. Mais malgré tout, le groupe parvient à rester serein, concentré, sûr de lui même si il évolue à 14. C'est notre grande force aujourd'hui. En début de saison, nous n'aurions pas gagné un tel match. Mais depuis quelques temps, nous avons eu un déclic, et maintenant nous parvenons à rester unis et concentrés en toutes circonstances.

Julien Caminati jubile après la victoire de Castres à Clermont.

Julien Caminati jubile après la victoire de Castres à Clermont.Getty Images

Vous étiez capitaine à Clermont, avez-vous le sentiment d'avoir appris des choses en ayant de telles responsabilités dans un contexte aussi tendu ?

M.B. : Bien sûr, j'apprends tous les week-ends mais c'est encore plus vrai sur ce genre de rencontre. On apprend à ne pas lâcher, à resserrer les autres... C'est un truc de fou. Les anciens me le disait à la fin de la rencontre : une victoire au Michelin, c'est énorme. On était très fiers, mais aussi très humbles.

Une défaite aurait-elle été très frustrante ?

M.B. : Non car il faut reconnaître que les Clermontois nous ont posé beaucoup de problèmes. Par exemple, ils ont largement dominé la première mi-temps où nous avons été inexistants. Ils ont très vite marqué beaucoup de points. Les Clermontois n'auraient pas volé leur victoire. Il reste que le match à Agen arrive très très vite, et Christophe (Urios) nous a remis les pendules à l'heure dès mardi matin. Nous avons donc rapidement soldé Clermont et sommes passés à Agen, où nous attend un grand défi.

Quel regard portez-vous sur Agen ?

M.B. : Agen est une équipe très difficile à manoeuvrer, qu'elle évolue chez elle ou à l'extérieur. La preuve, elle est capable d'embêter n'importe quelle équipe du Top 14. C'est une équipe qui a de la qualité, et surtout du caractère alors on ne la sous-estime pas. Ils ont d'excellents joueurs, à l'image de leurs ailiers. On s'attend à un match encore plus âpre sur le plan du combat.

Vous allez retrouver une connaissance, le flanker Yoann Tanga qui évoluait en Espoirs au CO l'année dernière...

M.B. : Oui, nous ne sommes pas exactement de la même génération et nous n'avons pas joué ensemble en Espoirs, mais je le connais bien oui. C'est un super joueur, avec qui j'ai gardé contact. Je suis très content pour lui car il a trouvé le temps de jeu qu'il voulait et qu'il méritait. Il enchaîne les performances avec le SUA et je suis très content pour lui.

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