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Avei : "Je suis heureux d’avoir fait le bon choix"

Avei : "Je suis heureux d’avoir fait le bon choix"

Le 21/03/2018 à 13:19

Arrivé en prêt au mois de janvier au Racing 92, Ole Avei réalise de belles prestations sous le maillot ciel et blanc. Le talonneur samoan est revenu sur son choix de quitter l’UBB pour retrouver le plaisir de jouer.

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Rugbyrama : Vous semblez vous être assez facilement intégré dans votre nouvelle équipe…

Ole Avei : Je me suis bien adapté c’est vrai. Je suis pourtant arrivé dans un grand club, très connu. Etre accepté aussi vite par les autres a rendu les choses faciles. Les coachs ont aussi été très clairs en me disant exactement ce qu’ils attendaient de moi et ce que je devais apporter à l’équipe. Avant d’arriver au Racing 92, je vivais une période délicate. Je ne savais pas trop quoi faire entre rester à l’UBB une année de plus ou partir si j’avais une opportunité de jouer. Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir fait le bon choix. La seule chose difficile pour moi est de ne plus voir tous les jours ma femme et mes deux enfants, qui sont restés à Bordeaux. Je vais les voir dès que je peux et puis ce n’est qu’à deux heures de train.

Ole Avei - Racing 92

Ole Avei - Racing 92Icon Sport

Le fait qu’il y ait deux Samoans dans l’effectif francilien, Census Johnston et Viliamu Afatia, a fortiori des première ligne, a-t-il aidé à votre intégration ?

O.A. : Ils ont évidemment facilité mon adaptation. J’ai joué la Coupe du monde avec eux ! Celle en 2011 avec Census et celle en 2015 avec Viliamu. Census est un très bon ami. Je l’ai eu au téléphone il y a un peu plus de deux mois et il m’a conseillé de venir au Racing 92. Je connaissais également Joe Rokocoko, contre qui j’ai joué en Super Rugby. Je me rappelais aussi de Yannick Nyanga car nous avons joué l’un contre l’autre en sélection des moins de 20 ans et il m’avait marqué car il était déjà très costaud. Edwin Maka et moi avons grandi dans le même quartier en Australie, on a étudié dans la même école et je le connaissais également. Donc je n’étais pas complétement isolé en arrivant ici et cela m’a aidé.

" J’ai compris que je ne jouerai plus beaucoup à l’UBB"
Ole Avei - Racing 92

Ole Avei - Racing 92Icon Sport

Comment vous êtes vous retrouvé au Racing 92 en plein milieu de saison ?

O.A. : C’était bizarre. Il y eu un nouveau staff à l’UBB qui a voulu donner une autre direction au club. Moi, cela fait plus de 7 ans que j’étais à Bordeaux (depuis 2010) et je ne me voyais pas partir. Je revenais de blessure et j’ai senti que le nouveau staff doutait de ma capacité de revenir à mon niveau. Il voulait écarter les anciens et partir sur un nouveau cycle avec de nouveaux joueurs. J’ai compris que je ne jouerai plus beaucoup…

En choisissant le Racing 92, vous vous êtes mis en danger car la concurrence est forte au talon avec Dimitri Szazewski et Camille Chat…

O.A. : Dimitri et Camille sont deux très bons joueurs. Dimitri est un grand leader qui a mon admiration. À chaque fois que j’ai joué contre lui, j’ai toujours été impressionné. Lors d’un match entre la France et les Samoa, j’ai pu échanger mon maillot avec lui et j’étais très fier. Quant à Camille, je suis également fan. Il est fort, rapide et plein d’énergie.

" J’ai clairement le sentiment d’avoir franchi un cap dans ma carrière"
Ole Avei (Bordeaux-Bègles) - 17 décembre 2016

Ole Avei (Bordeaux-Bègles) - 17 décembre 2016AFP

À 34 ans, vous auriez très bien pu attendre tranquillement la fin de votre contrat à l’UBB…

O.A. : J’aime les challenges et j’ai toujours admiré cette équipe du Racing 92. Si je sens qu’on ne me veut plus quelque part, la porte à un départ s’ouvre et je pense avoir fait le bon choix pour moi et ma famille en venant ici. Il y a tout ici : une grande équipe, des installations très modernes, un mode de fonctionnement très professionnel… J’ai clairement le sentiment d’avoir franchi un cap dans ma carrière. L’effectif est aussi bien contruit avec un bon équilibre entre anciens et jeunes. Tout le monde veut progresser, se tire vers le haut et regarde dans la même direction.

Avez-vous été touché par les propos élogieux du président Laurent Marti à votre égard lorsque vous avez rejoint le Racing 92 ?

O.A. : Oui et je dois dire que j’ai toujours eu énormément de respect pour Laurent. C’était certainement exagéré quand il a dit que j’étais le meilleur joueur de l’histoire de l’UBB car j’ai connu de très grands joueurs là-bas comme Heini Adams, Blair Conor, Matthew Clarkin, Hugh Chalmers ou encore Jean-Baptiste Poux. Mais ses mots étaient très gentils. C’est un grand homme, qui a toujours voulu le meilleur pour son club et pour ma part je ne souhaite que le meilleur pour lui.

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