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Top 14 - Stade toulousain : Gillian Galan, enfin sorti de l'ombre de Louis Picamoles à Toulouse ?

Galan, enfin sorti de l'ombre de Picamoles à Toulouse ?

Le 05/10/2016 à 09:47

TOP 14 - Dans l’ombre de Picamoles depuis ses débuts professionnels, le numéro 8 du Stade toulousain, Gillian Galan, reste sur deux performances de choix. Comme s’il s’était enfin affranchi du départ de son illustre prédécesseur…

Picamoles or not Picamoles ? Ce n’est pas le thème qu’il préfère aborder mais Gillian Galan y a pourtant droit quasiment à chaque fois depuis le départ de "Loulou" à Northampton, cet été. "On en a beaucoup parlé c'est vrai mais si je ne suis pas capable de jouer numéro huit dans un club, cela ne sert à rien de jouer au rugby".

Le costume trop grand ? La place laissée vacante par le meilleur franchisseur toulousain de ces dernières années ? Franchement, Gillian Galan (25 ans) s’en fout un peu. Cette insouciance lui a parfois joué des tours estiment ceux qui pointent du doigt ses errements dans ce que l’on appelle pudiquement "la préparation invisible". C’est vrai que depuis ses débuts en équipe première, le 16 avril 2011 à Mayol, jusqu’en début de saison dernière, elle le fut parfois...

Gillian Galan (Toulouse) - 11 septembre 2016

Gillian Galan (Toulouse) - 11 septembre 2016AFP

" On y croit beaucoup mais c’est à lui de s’en donner les moyens… (Mola)"

Le déclic ? Quand son club formateur, lassé de ses blessures à répétition, le mit devant ses responsabilités, lui promettant de prendre le relais de Picamoles, au départ de celui-ci, s’il s’en montrait digne. Défi relevé : Galan réalise sa meilleure saison ponctuée de 9 essais en 26 matches officiels et va enfin avoir sa chance. "On y croit beaucoup mais c’est à lui de s’en donner les moyens. Après s’il fait du Galan comme il a été capable de le faire en fin de saison dernière je ne suis pas très inquiet sur le n°8 du Stade toulousain", estimait ainsi Ugo Mola au moment de la reprise. A lui de jouer, même si, désormais enfin affranchi du départ de Picamoles, restait le plus dur : confirmer.

Une vraie montée en puissance…

Absent face à Montpellier (20-12) lors de l’ouverture, remplaçant face à l’UBB (22-17), il peine d’abord à lancer sa saison. Enfin titulaire lors des trois matches suivants (Racing 92 (14-28), Toulon (15-32) et Lyon (20-25)), tous perdus, il n'est pas vraiment servi par le système de jeu trop "large-large" du Stade Toulousain. Le Montalbanais ne donne pas sa pleine mesure et voilà que les comparaisons avec qui vous savez fleurissent. Il rumine mais s’accroche, persuadé qu’il n’est pas loin de son meilleur niveau.

Gillian Galan (Toulouse)

Gillian Galan (Toulouse)Eurosport

C’est devant son public, le match suivant face au Stade français, qu’il en fit l’éclatante démonstration. Des stats qui parlent pour lui (90 mètres parcours ballon en main, 7 défenseurs battus, 1 passe décisive pour Palisson) accompagnent une prestation majuscule qui entraîne tous ses coéquipiers dans son sillage. "Face au Stade français, j'ai essayé de jouer davantage debout que les matches d'avant. Pourquoi ? Parce que je me le suis mis dans la tête ? Je n'en sais rien. Peut-être que j'y suis arrivé mais le problème ce n'est pas d'y arriver un soir mais de confirmer", s’est-il ensuite confié à nos confrères de La Dépêche du Midi.

8 offloads face à Grenoble !

"Confirmer", on y revient. Encore et toujours. "J'ai besoin de jouer, d'avoir du rythme. Forcément, plus on joue, plus on se sent bien. J'ai besoin de concurrence également parce que je pense que cela fait évoluer". Logiquement confirmé face à Grenoble, il réalisa encore une prestation haut de gamme ponctuée de 8 offloads (!) et du premier essai du match. Dominant dans le combat, Galan prend du plaisir, en donne, et croit savoir pourquoi. "Face à Grenoble on avait décidé de resserrer leur défense en jouant beaucoup devant. On travaille depuis plusieurs semaines pour être plus performant dans ce secteur".

Gillian Galan (Toulouse) - 1er octobre 2016

Gillian Galan (Toulouse) - 1er octobre 2016AFP

Epargné par les blessures, ce qui n’est sans doute pas un hasard, ce Galan-là n’a pas d’équivalent dans l’effectif toulousain et il devrait avoir l’occasion de se "frotter à ce qui se fait de mieux en France en ce moment", dimanche à Clermont, où il n’a jamais gagné. Puis viendra la Coupe d’Europe avec un déplacement au Connacht et la réception des Wasps. "Il va falloir être costaud", prévient-il. On dirait bien qu’il est prêt "Gigi"…

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