Rugbyrama

TOP 14 - Stade français - Racing 92 : Jonathan Danty - Henry Chavancy, adversaires particuliers

Danty et Chavancy, des adversaires vraiment particuliers
Par AFP

Le 28/04/2017 à 17:33

TOP 14 - L'heure des retrouvailles. Porte-étendard de la formation du Stade français et du Racing 92, les centres Jonathan Danty et Henry Chavancy, qui ont appris à s'apprécier avec les Barbarians français puis le XV de France, seront adversaires directs dimanche lors du derby francilien.

Ils en conviennent : rien ne les prédestinait au départ à tisser des liens. Danty a en effet grandi dans le XVIIIe arrondissement de Paris avant de porter les maillots du PUC et du Stade français, grands rivaux du Racing de Chavancy, arrivé au club dès l'école de rugby lors d'une enfance passée à Versailles la cossue. C'est ce qui fait la beauté de ce sport : il n'y a aucune discrimination sociale ou autre, a ainsi souligné le Racingman.

"Comme quoi, le rugby permet de rencontrer des gens que je n'aurais peut-être jamais rencontré dans la vie de tous les jours" a déclaré pour sa part Danty avant d'évoquer Chavancy "le Versaillais", par "son style, sa petite mèche, sa façon de s'habiller". "J'aime beaucoup, ça me fait rire" a-t-il ajouté. Que pense ce dernier, fils du général Pierre Chavancy, du surnom dont l'a affûblé "Fatou"? "Ce n'est pas forcément péjoratif d'avoir habité à Versailles. S'il veut que je lui fasse visiter le château, ce sera avec plaisir" a-t-il répondu avec le sourire.

Ils ont "tout de suite accroché"

C'est en tout en cas avec plaisir que les deux joueurs se sont connus à l'été 2015 en Argentine, à l'occasion de la tournée des Barbarians français. "J'ai découvert ce mec qui est très drôle" s'est souvenu Danty (24 ans), avec qui Chavancy, de quatre ans son aîné, a "tout de suite accroché, ça ne s'explique pas". "C'est quelqu'un que j'aime beaucoup humainement, que j'aime bien voir en dehors du rugby aussi" a-t-il développé.

Jonathan Danty (Stade français)

Jonathan Danty (Stade français)Icon Sport

Après l'Argentine, il y a eu Marcoussis. Lieu de la résidence des joueurs du XV de France qu'a retrouvé Danty (4 sélections) pendant le dernier Tournoi des 6 Nations (sans jouer toutefois) et qu'a découvert Chavancy, pour sa première et pour l'instant unique sélection. Pendant, surtout, l'épisode de la fusion finalement avortée entre le Stade français et le Racing, annoncée à la surprise générale par leurs deux présidents, Thomas Savare et Jacky Lorenzetti, contre laquelle ils se sont élevés. Par des déclarations choc pour Danty, dans un style plus policé pour Chavancy. "Cela nous a d'autant plus rapprochés car on l'a appris en même temps" a raconté Chavancy, soit par la presse en sortant d'une séance vidéo.

La fusion comme rapprochement

"Je suis ressorti de ma chambre en même temps que lui. Au début, on pensait vraiment à une blague mais on a très vite compris que c'était sérieux. On a beaucoup discuté avec Jonathan et les autres (joueurs des deux clubs alors à Marcoussis)" a-t-il développé. "Le fait d'être ensemble nous a beaucoup réconfortés car c'était frustrant de ne pas être avec nos coéquipiers, et en discuter a pu nous libérer un peu" a poursuivi Chavancy.

Henry Chavancy (Racing 92)

Henry Chavancy (Racing 92)Icon Sport

"Chacun de notre côté, on a passé des coups de fil aux joueurs qui étaient aux réunions respectives (au Stade français et au Racing) pour savoir ce qu'il s'était dit. Chacun péchait des infos chez l'autre" narre de son côté Danty. "On était sous le choc, on en a parlé pendant longtemps. Après on en rigolait un peu en s'appelant collègues, mais on riait jaune" a-t-il ajouté.

Les sourires seront remisés au placard dimanche à Jean-Bouin, dans un derby pimenté par le mariage raté et la lutte pour la qualification en phase finale. Où Danty le premier centre (1,81 m, 111 kg), progressivement de retour à son niveau de 2014/2015 après avoir vu sa progression stoppée par une blessure à une épaule, et Chavancy (1,81 m, 97 kg) le deuxième centre, joueur-clé des Franciliens, seront d'après ce dernier "plus qu'adversaires".

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