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Fabrice Estebanez (Grenoble) : "On a le potentiel pour faire une fin de saison en boulet de canon"

Estebanez : "Grenoble a le potentiel pour faire une fin de saison en boulet de canon"

Le 26/01/2017 à 17:40Mis à jour Le 27/01/2017 à 10:46

TOP 14 - Lundi et mardi, Grenoble était en stage à Sainte-Tulle dans les Alpes-de-Haute-Provence pour fuir le gel et trouver de bonnes conditions pour s’entraîner. "Ça fait toujours du bien de sortir un peu du cocon, de découvrir d’autres lieux, en plus le climat était super" a confié Fabrice Estebanez. Le trois-quarts centre se confie sur cette fin de saison qui promet d'être palpitante.

Grenoble a gagné 3 matches sur 16 en Top 14. Est-ce que vous sentez le FCG capable malgré tout de se transcender pour aller chercher le maintien ?

Fabrice ESTEBANEZ : Honnêtement oui. Je suis persuadé qu’avec le travail qu’on accomplit et les différences choses qu’on fait pour appréhender les matches notamment la stratégie, on a le potentiel pour faire une fin de saison en boulet de canon. On a un effectif de qualité. On a eu de la malchance au début (avec les nombreux blessés). Il y a des saisons où tu démarres mal et tu traînes ce boulet jusqu’à la fin. À nous d’arriver à lâcher ce boulet et à avancer le plus vite possible.

" On est obligé aujourd’hui de faire un 100 % à la maison"

Avec Lyon, il y a deux ans, vous aviez déjà connu une situation compliquée. Quelles sont les similitudes et les différences avec Grenoble cette saison ?

F.E. : Ce sont des choses totalement différentes. À Lyon, il y avait vraiment une discorde entre les deux coaches (Tim Lane et Olivier Azam, Ndlr). Au quotidien, c’était très compliqué. Ici, non, on sent que tout le monde est uni et veut avancer dans le même sens. Après, à Lyon, la différence peut-être était qu’on n’encaissait pas autant de points. Ce qui m’embête le plus sur nos défaites, c’est leur ampleur, l’impression parfois de lâcher les matches. C’est ça qui ne me fait pas plaisir.

Est-ce que la réception du Stade français samedi (18h30) s’apparente au niveau du contexte au match de Toulouse fin décembre ?

Maintenant, le moindre faux pas, ce sera la catastrophe pour nous. On est obligé aujourd’hui de faire un 100 % à la maison. On en est conscient. On sait à quoi s’attendre. C’est une équipe qui a d’énormes talents, qui nous a mis une belle correction sur le premier match (54-20), il ne faut pas l’oublier. Peut-être que c’est eux qui nous ont lancés dans cette galère où on est aujourd’hui. À nous de relever le défi et tout simplement de gagner.

Fabrice Estebanez, le centre grenoblois

Fabrice Estebanez, le centre grenobloisIcon Sport

" J’ai encore envie de jouer. Où ? Je ne sais pas"

Vous avez été élu joueur du mois de décembre par les supporters. Allez-vous poursuivre votre carrière la saison prochaine ?

F.E. : J’ai 35 ans. C’est mon corps qui va décider. Je touche du bois, je n’ai jamais eu de pépins, pas d’opération, ce qui fait la longévité de ma carrière. J’ai commencé aussi tard le rugby professionnel, donc je ne suis peut-être pas usé comme certains qui ont débuté à 19 ou 20 ans. Aujourd’hui, j’ai encore envie de jouer. Où ? Je ne sais pas. Au FCG ? Il y a plusieurs discussions, il y a d’autres clubs aussi qui regardent mon CV. On verra. Je ne suis pas pressé.

En tant qu’ancien international français, quel regard portez-vous sur l’évolution du XV de France depuis l’arrivée de Guy Novès ?

F.E. : L’équipe de France a redonné envie au public français. Certes, il manque ces victoires mais le boulot que fait Guy avec Jeff (Dubois) et Yannick (Bru) montre qu’on est sur une bonne voie. Je suis persuadé qu’on va faire un très bon Tournoi. Même s’il y a eu une hécatombe de blessés, Guy a les mots et les joueurs qu’il faut pour y parvenir. Je suis persuadé qu’on va revoir des victoires dans le camp français.

Fabrice Estebanez (Grenoble)

Fabrice Estebanez (Grenoble)Icon Sport

" Je suis un ambassadeur qui va être engagé"

Vous êtes impliqué dans la candidature de la France pour l’organisation du Mondial 2023. Quel est votre rôle précis et quelles actions souhaitez-vous mettre en place pour l’obtenir ?

F.E. : Je suis un ambassadeur qui va être engagé. Je ne vais pas être là juste pour mettre ma tête sur des affiches ou quoi que ce soit. Je suis vraiment engagé dans ce match, parce que c’en est un. À la première réunion, Bernard (Laporte) a recentré toute l’équipe (30-35 personnes) sur le même objectif. J’ai l’impression d’être dans le vestiaire, d’enfiler le maillot et de démarre. Un match dure 80 minutes, nous a 5 mois pour présenter le dossier, on est en plein dedans. Il y a beaucoup de travail. […] Quand il faudra aller sur des sites ou voir des personnes importantes pour ce projet, je ferai en sorte de représenter au mieux mon pays. Il va falloir aller démarcher les ministères, les villes pour les stades… On a une équipe compétente pour pouvoir espérer ramener cette Coupe du monde en France et que tous les Français revivent des moments exceptionnels comme ceux vécus en 2007 dans notre pays. C’est important pour nous d’essayer de réconcilier les jeunes avec notre sport et montrer sur la vision des JO 2024 que la France a le potentiel pour organiser de grandes compétitions.

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