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Toulouse-Toulon (31-8), l'antisèche: Toulouse est désormais bien plus qu'un outsider en Top 14

L'antisèche: L'Europe en moins, Toulouse est désormais bien plus qu'un outsider en Top 14

Le 28/12/2015 à 00:04Mis à jour Le 28/12/2015 à 00:10

TOP 14 - A Toulouse, l'après-Novès se passe bien... en Top 14. Le club le plus titré de France a prouvé qu'il serait à prendre très au sérieux en championnat, n'ayant plus que cet objectif cette saison. Et la performance de haute volée contre Toulon en atteste (31-8). Notre antisèche.

Le jeu : Toulouse a répondu au défi

Des impacts impressionnants. Ce choc de la 11e journée a été une incroyable guerre de tranchées – sur la pelouse difficile du Stadium – où Toulouse a su répondre présent face à la puissance du pack toulonnais. Dominés dans la possession, les Haut-Garonnais ont fait preuve de solidarité en défense (un seul essai concédé) conjuguée à un réalisme bluffant. 4 essais marqués à Toulon, seuls les London Wasps avaient réalisé une telle prouesse cette saison. La bande de Mola a géré son affaire face à des Varois redoutables dans le contest au sol mais d’une fébrilité étonnante dans les moments stratégiques. A l’image d’un Tom Taylor proche du néant

Les joueurs : Picamoles et Fritz déchaînés, Taylor catastrophique

Pour sa première titularisation avec le RCT, Tom Taylor a tout raté. Huit points au pied laissés en route, des mauvais choix à la pelle, des en-avant et deux fois fautif en défense. Une copie à vraiment oublié. Si sa gestuelle est au-dessus du lot, Ma’a Nonu a pourtant multiplié les erreurs et les fautes de main. Sébastien Tillous-Borde a lui aussi souffert, notamment sur ses sorties de balle. Steffon Armitage, Fresia, Etrillard et Chilachava ont été les rares à surnager.

Louis Picamoles (Toulouse) face à Toulon - 27 décembre 2015

Louis Picamoles (Toulouse) face à Toulon - 27 décembre 2015Icon Sport

Durant le premier acte, Louis Picamoles a encore montré qu’il était le meilleur n°8 français. Des charges monumentales qui ont permis à Toulouse de jouer dans l’avancée. Prestation très solide également de Yacouba Camara. Titulaire au dernier moment, il a fait une belle moisson en touche, plaqué à tour de bras et marqué un bel essai. Bézy a confirmé son potentiel alors que Fritz n’avait pas affiché une telle santé depuis bien longtemps. Dusautoir a lui été souvent pénalisé.

Ce qui aurait pu tout changer : l’erreur de Nonu

Toulouse a toujours fait la course en tête dans cette rencontre. Et ce grâce à une erreur monumentale de Nonu. A la 12e minute, le RCT récupérait un ballon dans un ruck. De manière surprenante, Taylor ne dégageait pas au pied depuis ses 22m. Il servait Nonu qui décidait de faire une passe sautée aussi probable que dangereuse. Le geste du All Black était totalement raté et le ballon atterrissait dans les mains de Fickou qui marquait sans opposition. Sans contestation possible le tournant de ce match.

La déception des joueurs de Toulon à Toulouse - 27 décembre 2015

La déception des joueurs de Toulon à Toulouse - 27 décembre 2015Icon Sport

Le tweet patriote

Preuve que le rugby français n’est pas mort...

La stat : 35

M. Chalon a été très actif ce dimanche soir. Intransigeant sur les mêlées fermées et le jeu au sol, il a sifflé pas moins de 35 pénalités. Pour au final deux petits cartons jaunes (Gorgodze et Dusautoir).

La décla : Dusautoir (capitaine de Toulouse)

" Cette victoire nous soulage après l’échec en Coupe d’Europe. C’est bien pour nous de se sortir de cette spirale négative. On a bien réussi notre match. C’est une grosse satisfaction."

La question : La Champions Cup en moins, une bonne nouvelle pour Toulouse ?

Il y a deux Toulouse cette saison : celui du Top 14, efficace et leader après 11 journées et celui en Champions Cup, aux abois et déjà éliminé à peine la phase retour entamée. Bien sûr, le club haut-garonnais a dû assurer l’après-Novès. Forcément une mission compliquée. Et performer sur deux tableaux - après un recrutement bien moins clinquant que les armadas comme Clermont, Toulon ou du Racing - c’était peut-être trop.

Florian Fritz (Toulouse) face à Toulon - 27 décembre 2015

Florian Fritz (Toulouse) face à Toulon - 27 décembre 2015Icon Sport

Et puis Ugo Mola, pour sa première année à la tête du club, sait sur quel pied danser. Cette année, l’objectif sera le championnat. Et qu’on se le dise : il faudra vraiment compter sur Toulouse. L’effectif sera plus simple à gérer - une aubaine - et les batteries bien moins usées à l’approche du sprint final, d’autant plus que des écuries comme Toulon, Clermont ou le Racing 92 vont laisser des plumes en Champions Cup. Et lors d’une année de Coupe du monde, il est encore plus vital d’avoir de l’énergie au mois de mai et juin. Outsider en Top 14 en début de saison, la côte de Toulouse est forcément à revoir à la hausse.

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