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TOP 14 - Si le Racing 92 avait un coeur, ce serait sans nul doute Henry Chavancy

Si le Racing 92 avait un coeur, ce serait sans nul doute Chavancy
Par AFP

Le 21/06/2016 à 15:15Mis à jour Le 22/06/2016 à 09:32

TOP 14 - Chaque week-end de ces 17 dernières années, le centre Henry Chavancy a trimballé le maillot Ciel et Blanc du Racing d'une pelouse à l'autre, en attendant une première apothéose vendredi soir en finale du Top 14, contre Toulon à Barcelone.

C'est l'enfant du club, celui que l'on met volontiers en avant quand il s'agit de rappeler d'où vient le Racing, ce qu'il représente et ce que l'équipe porte comme promesses. Henry Chavancy, bonnes manières et tête bien faite, incarne parfaitement l'identité de cette section du club omnisports séculaire en même temps que son parcours épouse la courbe du redressement du Racing 92 ces dix dernières années.

"Le maillot du Racing, je le porte depuis que j'ai 11 ans", souligne le trois-quarts centre. "Le Racing c'est ma deuxième famille. Je le pense sincèrement. Je connais tout le monde dans le club, j'ai connu toutes les évolutions récentes." Ce fils de général, né à Strasbourg il y a 28 ans, a en effet tout vécu de l'histoire récente du Racing, d'abord marquée par un lent déclin après les années dorées du titre de 1990. "On allait avec mes potes de l'école de rugby supporter les grands, on était 200-300 au stade à Colombes. Et encore, que des invitations", se souvient-il.

Henry Chavancy (Racing)

Henry Chavancy (Racing)Icon Sport

"Le Racing, c'est les riches"

"Je me souviens aussi que dès qu'on se déplaçait, on était perçu non seulement comme les Parisiens, mais surtout comme les bourgeois parisiens", ajoute-t-il. "Alors que quand tu viens chez nous, Colombes c'est entre les barres d'immeubles. Mais dans l'imaginaire collectif, le Racing c'est les riches. On a toujours grandi avec ça, mais ça ne nous dérangeait pas forcément."

La section rugby du Racing végète et doit s'unir à l'US Métro en 2001, avant que l'arrivée de Jacky Lorenzetti en 2006 ne ravive enfin les couleurs du club. Chavancy (1,81 m, 92 kg) intègre de son côté l'effectif pro en 2007 tout en menant parallèlement des études de commerce à Paris. Il fréquente alors les "Algecos "et les douches froides de la Croix-de-Berny (Hauts-de-Seine), où s'entraîne l'équipe, une période dont il se dit "nostalgique". "On était un peu dans notre cocon, on s'y sentait bien", souffle-t-il. "Il fallait voir où était le club il y a 10 ans", souligne encore Chavancy. "Le travail que fait Jacky Lorenzetti et ses collaborateurs est énorme. J'ai évolué dans la première promotion du centre de formation et je peux vous dire que ça n'a plus rien à voir aujourd'hui. Enormément de jeunes sont dans les équipes de France."

Henry Chavancy (Racing 92) face à Toulouse - 11 juin 2016

Henry Chavancy (Racing 92) face à Toulouse - 11 juin 2016AFP

"Peut-être que le moment est venu..."

Après des débuts en mars 2008 face à Aurillac, Chavancy s'impose peu à peu comme un incontournable alors que les stars défilent d'une année à l'autre. Il est de toutes les grandes étapes du club, du titre de champion de Pro D2 en 2009, au barrage perdu contre Clermont l'année suivante (21-17); de la demie cédée d'un rien face à Montpellier en 2011 (26-25) à l'amer quart de finale de Coupe d'Europe contre les Saracens il y a un an (12-11); et bien sûr de la finale ratée contre ces mêmes Anglais mi-mai (21-9).

"Je crois que la dernière étape avant que le Racing ne redevienne un club respecté, c'est de gagner un titre", glisse-t-il. "On est monté à peu près en même temps que Toulon qui a grandi bien plus vite que nous et qui a su conquérir bien des titres. Peut-être que le moment est venu de remplir à notre tour l'armoire à trophées."

Henry Chavancy

Henry ChavancyIcon Sport

Lui aussi a grandi, su faire évoluer son jeu d'abord assis sur sa solidité défensive à un peu plus d'allant offensif. S'il gravite autour du XV de France (U20, Barbarians, France A), Chavancy sait aussi qu'une récompense collective donnerait un peu plus d'épaisseur à sa candidature en Bleu.En attendant, lui qui est le parrain de la star Dan Carter vante surtout à l'envi "l'osmose" du Racing 2016, mûr pour un sacre. "On ne va pas aller à Barcelone en touriste pour regarder le stade et faire des photos", promet-il.

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