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Top 14 - Hécatombe de blessés et mauvais résultats, l'UBB attend que ça passe

Hécatombe de blessés et mauvais résultats, l'UBB attend que ça passe

Le 09/09/2015 à 11:13Mis à jour Le 09/09/2015 à 11:23

TOP 14 - Décimée par les absences en tout genre, freinée par des maux récurrents, l'UBB tarde à trouver la bonne carburation alors que se profile un déplace périlleux à Clermont.

La déroute à Oyonnax (37-19) avait fait mal au casque, la défaite contre Montpellier (22-24) a aussi fait mal aux corps. L'infirmerie bèglaise n'est pas prête de chômer vu l'hécatombe qui s'abat sur les bords de la Garonne. En plus des convalescents du dernier exercice Darly Domvo et Romain Lonca (en reprise), il y a les blessés de la préparation: Lionel Beauxis, Sébastien Taofifenua et Nans Ducuing (qui a rejoué). Puis celui du premier match Jandre Marais - Jean-Marcellin Buttin, victime d'un k.o. contre Castres est revenu contre le MHR -, ceux du voyage dans l'Ain: Blair Connor, Luke Braid et Yann Lesgourges.

Maintenant, c'est au tour du capitaine Matthew Clarkin (tendon rotulien) et du nouveau Loann Goujon (acromio-claviculaire) de mettre les pouces alors que l'UBB évolue déjà à flux tendu avec les absences de cinq mondialistes (Ole Avei, Met Talebula, Adam Ashley Cooper, Sekope Kepu et Sofiane Guitoune), en attendant l'arrivé en novembre du pilier sud-africain Steven Kitshoff.

Hugh Chalmers (Bordeaux-Bègles) - septembre 2015

Hugh Chalmers (Bordeaux-Bègles) - septembre 2015Icon Sport

"Le plan initial que l'on avait imaginé avec le président par rapport au calendrier est remis en question d'une semaine à l'autre", résume ainsi le manager Raphaël Ibanez. "C'est comme dans une entreprise, quand tu as la moitié des employés qui sont absents, c'est d'abord préjudiciable pour l'ensemble de l'entreprise et surtout c'est très dur pour ceux qui restent, sans parler du patron qui est obligé de gérer à la semaine et qui n'a pas une vision large".

Cet aspect peut expliquer certaines sautes dans le jeu girondin, à la philosophie toujours identique mais bien plus contrariée désormais. Tous les adversaires de l'UBB connaissent parfaitement les bases de son jeu qui devient, sans nouvelles têtes ou forces vraiment vives, prévisible.

Dès lors, les maux des hommes d'Ibanez sautent aux yeux plus facilement et il serait un peu trop facile de focaliser uniquement sur le manque de puissance. N'en déplaise au CO, aux Oyomen ou aux Héraultais, la mêlée bordelaise tient son rang depuis le début de saison mais c'est davantage sur les phases de rucks (Castres et Oyonnax) et à l'impact (Montpellier) que le bât a vraiment blessé.

Emile N'Tamack (Bordeaux Bègles) face à Montpellier - le 6 septembre 2015

Emile N'Tamack (Bordeaux Bègles) face à Montpellier - le 6 septembre 2015Rugbyrama

"Ce qui nous met en encore en difficulté, c'est la conservation du ballon: des fautes techniques, dans l'exécution sous pression défensive. C'est le sujet sur lequel on doit se concentrer maintenant", poursuit Ibanez.

Faire le dos rond

"Cela fait trois ou ans ans que je suis là, j'ai l'impression que c'est toujours la même chose", constate le pilier Jefferson Poirot, un brin résigné. "On est tellement brouillon que l'on n'a rien mis en place au final. Il y a des choses positives mais cela se termine toujours pareil, par un ballon perdu. Est-ce que c'est de la concentration, autre chose, je ne sais pas. Qu'il y ait des turnovers sur des rucks, des phases comme ça où les mecs en face ont le droit d'être bons, ok, mais ce sont les ballons perdus au contact qui sont vraiment dérangeants".

Surtout ils empêchent la continuité dans le jeu, recherchée, qui permettrait à l'UBB de se retrouver dans des situations plus favorables. Mais même là, quand ça passe comme sur ce 6 contre 3 dimanche en deuxième période créé par Goujon, il y a un grain de sable qui pollue le mouvement.

Jefferson Poirot (Bordeaux-Bègles) face à Castres - le 22 aout 2015

Jefferson Poirot (Bordeaux-Bègles) face à Castres - le 22 aout 2015Rugbyrama

L'absence initiale de Talebula (sélection fidjienne), accentuée par celle récente de Connor, deux essais lors des deux premières journées mais victime d'une fracture de la mâchoire, soit les deux principales individualités de l'équipe, n'aident pas non plus. "Psychologiquement, cela peut expliquer qu'on avance moins, qu'on joue moins dans l'avancée et ça se remarque un peu plus", confie Poirot.

Faire le dos rond en attendant que cela se passe, que la roue tourne à Michelin, tel pourrait être le leitmotiv pour la dernière levée de ce bloc chez l'irrésistible leader. J"'attends que l'on puisse s'évaluer face à une équipe en pleine forme. Clermont impressionne sur le jeu, sa capacité à scorer et sa dimension athlétique. Il faudra savoir répondre à l'intensité physique de l'adversaire, ce sera un premier objectif", explique Ibanez

"Ce qui est bien c'est qu'on y va sans pression, derrière il y a quatre semaines pour se reposer", estime Poirot. "Il faut être optimiste, on sait que c'est une belle équipe et que tout le monde nous verra perdant. Il ne faut pas être prétentieux et annoncer des choses, mais plutôt avoir des intentions et se rassurer sur notre jeu".

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