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Top 14 - Bordeaux-Bègles, encore raté

Bordeaux-Bègles, encore raté

Le 07/06/2016 à 09:25Mis à jour Le 07/06/2016 à 09:33

TOP 14 - En perdant contre Toulon ce dimanche à Mayol (44-3), Bordeaux-Bègles termine 7e et échoue à une place des phases finales. Pour la deuxième année consécutive les joueurs de l'UBB ont laissé filer leur chance de disputer les barrages.

Un trou d'air préjudiciable au printemps a eu raison de Bordeaux-Bègles, finalement 7e du Top 14 après sa défaite finale à Toulon dimanche (44-3), qui a cru jusqu'au bout à un destin de barragiste. La mission était complexe, elle a été pipée après vingt minutes de jeu, le temps que l'ailier fidjien Met Talebula envoie un coup de pied, plutôt raté d'ailleurs, en direction de la tête du pilier varois Chilachava pour une expulsion logique, anéantissant tout espoir d'exploit.

Comme Castres a rempli son contrat de son côté face au Stade Français (35-14), la frustration sera moins vivace dans les rangs des Girondins qui échouent pour la deuxième fois de suite si près du Top 6, son objectif affiché en début de saison. "La dernière marche est vraiment hyper difficile à franchir", avait fait remarquer le président Laurent Marti il y a une semaine après la qualification de son équipe pour la prochaine Coupe d'Europe après son succès sur Brive (34-7).

Le carton rouge reçu par Metuisela Talebula (Bordeaux-Bègles)

Le carton rouge reçu par Metuisela Talebula (Bordeaux-Bègles)Icon Sport

Un moindre mal au regard de la saison de ses joueurs bien partis cet hiver, avec douze journées passées dans le Top 6 - le match avancé et gagné contre Toulon mi-février a peut-être accentué ce sentiment - qu'on voyait même, un temps, recevoir en barrages. Comptablement, cette saison restera pourtant comme la meilleure de l'UBB, qui aura aussi appris à gagner à l'extérieur (à Agen, Pau, Paris et Grenoble). De bon augure pour la suite ? "On n'est plus trop loin de la vérité. On a fait un pas dans le bon sens", estimait avant Toulon le 3e ligne néo-zélandais, capitaine et futur retraité Matthew Clarkin.

Trilogie maudite

Alors cela s'est joué sur quoi ? L'expérience, le matériel à disposition, la défaite inaugurale à Oyonnax (37-19) alors que toutes les autres équipes de la première partie de tableau y ont gagné. Autre tendance, que certains me manqueront pas d'associer au départ de son mentor offensif Vincent Etcheto, l'UBB n'a récolté que deux petits points de bonus offensifs, bien loin de la quête des six qualifiés (5 pour le Racing 92, 6 pour Castres, 7 pour Toulouse et Montpellier), alors que c'était une de ses spécialités ces dernières saisons.

Simon Hickey durant le match face au RC Toulon - 05/06/2016

Simon Hickey durant le match face au RC Toulon - 05/06/2016Icon Sport

Huitième budget de l'élite, l'UBB a bénéficié après la Coupe du monde de l'apport des Wallabies Sekope Kepu et Adam Ashley-Cooper censés lui faire franchir un cap. Le problème, les autres prétendants aussi ont récupéré des stars de ce jeu. Sa politique de rotations entreprise durant l'automne et l'hiver, quand Bordeaux-Bègles jouait sur les deux tableaux, lui a permis de rivaliser avec les mastodontes, jusqu'à cette trilogie maudite (1 point pris contre Clermont et le Racing 92 à domicile, La Rochelle à l'extérieur) à cheval sur mars-avril, une période durant laquelle l'absence de leaders comme le 2e ligne sud-africain Jandre Marais s'est fait cruellement sentir.

Bordeaux-Bègles s'est-il vu trop beau après son nul à Toulouse (13-13) le 11 mars qui confortait sa place de barragiste ? "D'un commun accord avec le staff, on s'est mis en mode phases finales à ce moment là, on a raccourci les entraînements tout en gardant la même intensité", reconnaît le talonneur Clément Maynadier. "Il restait huit matches, on aurait peut-être dû attendre". Au delà de l'aspect mental qui l'a trahi, ce type de passage à vide est devenu récurrent chez les Bordelais à ce moment-là de la saison. Il pose immanquablement la question de la préparation physique, un autre secteur à méditer.

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