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Le synthétique de Mathon à Oyonnax, la chance d'un Stade français en urgence de points ?

Le synthétique de Mathon, la chance d'un Stade français en urgence de points ?

Le 26/12/2015 à 11:09Mis à jour Le 26/12/2015 à 14:52

TOP 14 - En déplacement à Oyonnax dimanche (14 heures), le Stade Français espère déclencher une nouvelle dynamique dans sa course aux phases finale du Top 14. Et la pelouse synthétique de Charles-Mathon pourrait bien servir les desseins de la formation de Gonzalo Quesada.

C’est un stade d’un autre temps à quelques mètres du Bois de Vincennes. Un vestige des Jeux Olympiques de 1900 et de 1924 où le Tour de France jugea son arrivée de 1968 à 1974. Mardi, dans l’Est parisien, le Stade français a squatté le temps d’un entraînement le Vélodrome Jacques-Anquetil, La Cipale, où séjourne le PUC. Pourquoi ? Pour découvrir les exigences d’une pelouse synthétique qu’ils retrouveront dimanche à Oyonnax.

"Cette pelouse du PUC a été faite par le même fournisseur que celui d’Oyonnax", explique le Directeur Sportif Gonzalo Quesada. "Les conditions du sol seront exactement les mêmes que celles de dimanche. Si on écoute les joueurs, ils ont vraiment senti la différence. Ça valait la peine de venir ici même si ça ne suffit pas. On n’est pas habitués à s’entraîner sur synthétique. Mais je sens que par rapport à notre jeu, ce ne sera pas une grosse contrainte. On est moins habitués mais si on a de bonnes sensations sur le synthétique, ça devrait être favorable. Je sens qu’on va être capables de s’adapter".

Jérémy Sinzelle, l'ailier du Stade français, face à l'UBB

Jérémy Sinzelle, l'ailier du Stade français, face à l'UBBIcon Sport

Sinzelle: "Je ne vais pas dire qu’on y va pour en mettre quarante. Mais on y va pour gagner"

Avec un seul entraînement programmé dans la semaine, les arrières, comme les avants, ont dû s’habituer dans la précipitation à quelques repères bien spécifiques. "C’est un peu plus dur qu’un terrain normal", souligne le trois-quarts aile Jérémy Sinzelle. "Pour les rebonds également, c’est différent. Ça change beaucoup de choses. Ça va plus vite. Les appuis répondent mieux. On espère que ça va nous sourire pour bien mettre en place notre jeu".

D’autant que Charles-Mathon n’est plus cette citadelle imprenable d’antan (trois défaites en cinq matchs cette saison à domicile, NDLR). "On voit que beaucoup de grandes équipes ont mis quarante points à Oyonnax. Il y a eu Clermont (41), les Saracens (45). (Brive s’est également largement imposé 34-9, ndlr). C’est peut-être dû au terrain. Je ne vais pas dire qu’on y va pour en mettre quarante, loin de là. Mais on y va quand même pour gagner. Vu notre situation comptable, il ne faut pas se cacher qu’on a besoin de points. On a besoin des quatre points pour espérer se qualifier dans le Top 6. Il faut savoir prendre les points au bon moment. Mais Oyonnax sera un morceau".

Gonzalo Quesada - septembre 2015

Gonzalo Quesada - septembre 2015Icon Sport

Quesada: "J’ai peur de cataloguer une victoire comme obligatoire"

Actuellement onzième du Top 14, à dix points de la sixième place, Paris s’est en partie rassuré lors de sa double victoire bonifiée en Champions Cup contre Trévise. Mais le retard accumulé en Championnat, avec déjà six défaites en dix matches, pourrait devenir quasi irrécupérable en cas d’une nouvelle désillusion dans le Haut-Bugey. "Quand on voit le retard qu’on a pris, ça serait difficile de rêver de rentrer dans les 6 si on commence pas très vite à prendre des points", insiste Quesada. "J’ai peur de cataloguer une victoire comme obligatoire. Ce n’est pas comme ça qu’on joue notre meilleur rugby mais on a senti la tension au sein du groupe. Nos objectifs en Top 14 seraient très compliqués à réussir si on ne gagne pas à Oyonnax". L’ultimatum est lancé.

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