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20e journée Top 14 - A Montpellier, Benoît Paillaugue prend du poids

A Montpellier, Paillaugue prend du poids
Par AFP

Le 31/03/2016 à 17:54

TOP 14 - Benoît Paillaugue et son physique de monsieur tout-le-monde s'impose à la mêlée de Montpellier derrière son pack de déménageurs sud-africains, s'émancipant de la concurrence de l'international australien Nic White, arrivé en début de saison.

Paillaugue (28 ans) a gagné se place de titulaire aux yeux de l'entraîneur sud-africain Jake White et jouera vendredi contre Brive, pour la 20e journée du Top 14. Il affiche même un temps de jeu inédit dans sa carrière, où il a alterné saison pleine et passage dans l'ombre. "Je ne m'attendais pas à autant jouer. Même si j'avais la confiance du coach, je savais qu'un grand joueur arrivait. Au poste de demi de mêlée, plus tu joues, mieux tu te sens. En ce moment, je me sens très bien", apprécie-t-il.

Quatorze titularisations en dix-neuf journées de Top 14, quatre en six matchs de Challenge européen: l'ancien joueur du Stade Français et d'Auch, qui a débuté à La Rochelle, capitalise temps de jeu et confiance. "Je fais ma meilleure saison depuis que je suis à Montpellier. Je ne veux pas m'emballer car j'ai connu des moments difficiles où j'étais à la place de Nic White. Parfois, la roue tourne. J'espère qu'elle a beaucoup tourné pour moi", raconte-t-il en espérant avoir acquis une nouvelle dimension dans l'équipe et un nouveau statut dans le club.

Benoît Paillaugue, demi de mêlée de Montpellier

Benoît Paillaugue, demi de mêlée de MontpellierIcon Sport

Sa prolongation, "un déclic"

En ballottage permanent face à Julien Tomas ou Jonathan Pélissié, aujourd'hui respectivement au Stade français et à Toulon, jamais sûr de rien pour la saison d'après, il s'est rassuré et libéré à la suite de sa prolongation pour deux ans en tout début de saison. "La proposition de l'entraîneur et du président de me faire resigner a été pour moi un déclic", explique-t-il alors que son contrat expirait en fin de saison, tout comme ses vieux complices Fulgence Ouedraogo et François Trinh-Duc.

"Je ne m'y attendais pas trop. A 28 ans, à un moment important de ma carrière, je réfléchissais à mon avenir. Avec cette proposition, j'ai eu le sentiment que j'étais quelqu'un d'important dans le club. Quand t'es bien dans tes baskets, t'es bien dans tes crampons", avoue le demi de mêlée, désormais lié jusqu'en juin 2018. Avec les blessures répétées et le futur départ de Trinh-Duc, Paillaugue, arrivé en 2009, devient l'un des garants de l'histoire en marche d'un club qui n'a cessé de renouveler son effectif pour grandir, avec l'arrivée de la colonie sud-africaine (13 joueurs de l'effectif).

Benoit Paillaugue (Montpellier)

Benoit Paillaugue (Montpellier)Icon Sport

"Chat et souris" avec Galthié

"Je suis là depuis plusieurs saisons, j'ai été quelquefois capitaine et je me sens plus légitime car je joue plus. J'ai pris un peu plus de poids dans le groupe. J'ai toujours pris la parole sur le terrain, je le fais désormais hors du terrain. C'est nouveau mais aussi naturel", souffle ce joueur à l'âme de leader. Son émancipation coïncide également avec la mise à l'écart de l'ancien entraîneur Fabien Galthié. Avec l'ancien demi de mêlée et capitaine de l'équipe de France, il nourrit pendant plus de quatre saisons une relation ambiguë, entre conflit et apprentissage d'un poste où Galthié l'a reconverti.

"Fabien Galthié, très exigeant, ne laisse pas passer grand chose. Mais, c'était un mal pour un bien", commente Paillaugue, qui réussit une grosse saison grâce au "travail en amont". "Je lui suis redevable pour ce qu'il a fait pour moi en matière de rugby, mais cela a été dur. Entre nous, c'était le jeu du chat et de la souris. On s'est dit les choses entre hommes", confie le N.9.

Stabilisé au sein du MHR, qui veut assurer sa place en phase finale, Paillaugue garde dans un coin de sa tête le dernier palier: l'équipe de France. Mais il s'abstient d'en parler ouvertement.

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