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Vitesse, Seven, Nouvelle-Zélande, Mickey Mouse… voici Toby Arnold (Lyon)

Vitesse, Seven, Nouvelle-Zélande, Mickey Mouse… voici Toby Arnold

Le 16/09/2014 à 18:30

Avec Ratuvou, Romanet ou Martin, il est la caution frisson du Lou cette saison. Toby Arnold, l’ailier néo-zélandais, découvre le Top 14 et a déjà marqué trois essais en cinq matchs. Portrait d’un homme qui va vite.

Un finisseur redoutable

30 août 2014. Lyon reçoit Brive pour son premier match à domicile. Malmenés par leurs adversaires pendant trente minutes, les hommes de Tim Lane respirent enfin lorsque Toby Arnold (27 ans, 1,78 m, 86 kg) déchire le rideau défensif et inscrit le premier essai lyonnais de la saison. Magnifiquement servi par Vincent Martin, l’ailier néo-zélandais fait jouer ses crochets et sa vitesse pour pointer dans l’en-but. Ses qualités premières. "J’aime avoir le ballon dans les mains et je sais courir vite, confirme l’intéressé. C’est donc mon job de marquer". Il le fait une deuxième fois en fin de match, après une course de plus de 30 mètres dans la défense, puis récidive contre Oyonnax, le 6 septembre, pour devenir le meilleur marqueur lyonnais en championnat, pour l’instant. "C’est aussi un très bon joueur sous les ballons hauts et solide en défense", ajoute Olivier Azam, l’un des trois coachs du Lou. Un ailier précieux.

Des qualités venues du Seven

Pas de doute quand on le voit évoluer, Toby Arnold vient bien du rugby à sept. Percutant, rapide, doté d’une technique de passe au-dessus de la moyenne, il a su exporter sur les terrains français des qualités développées en Nouvelle-Zélande. Né le 11 septembre 1987, Toby Arnold débute sa carrière à 20 ans avec l’équipe de Bay of Plenty, l’antichambre de la franchise des Chiefs qui évolue en Super 15. Rapidement, l’ailier opte pour un contrat avec l’équipe à 7 de Nouvelle-Zélande. Il joue 19 tournois internationaux avec les All Blacks, plante 64 essais et remporte notamment deux World Series et les Jeux du Commonwealth en 2010. Mais une grave blessure au genou gauche, en février 2012, le stoppe net dans son élan.

Toby Arnold face à Oyonnax, durant l'intersaison

Toby Arnold face à Oyonnax, durant l'intersaisonIcon Sport

Quitter la Nouvelle-Zélande, un choix difficile

Après dix-huit mois de convalescence, Arnold fait le choix de quitter son pays natal pour la France. "J’avais rencontré Tim Lane à Hong-Kong, qui m’avait convaincu de venir au Lou. Ça a été difficile de partir de Nouvelle-Zélande mais je voulais aussi voir autre chose, avec ma famille". Direction Lyon, donc, en juin 2013 pour un apprentissage en douceur du rugby français. "Toby est un mec humble, discret mais très travailleur, qui se donne toujours à fond à l’entraînement et en match, apprécie Olivier Azam. Il retrouve son meilleur niveau après sa blessure". En Pro D2, Arnold joue 21 matchs, donc 15 comme titulaire et participe activement au retour du Lou dans l’élite. "Mon contrat se termine cette année. Je ne sais pas encore si je vais rester à Lyon, il faut que je marque plein d’essais pour ça", sourit l’ailier kiwi.

Il imite Mickey Mouse après chaque essai

Ça n’aura pas échappé aux supporters lyonnais… Sur la vidéo de présentation de l’équipe ou juste après avoir marqué un essai, Toby Arnold s’empresse de mettre ses deux mains au dessus de sa tête, comme pour mimer les oreilles d’une souris… "Je fais ce geste pour ma fille, Charli, qui a 5 ans et qui est fan de Mickey Mouse. Elle n’est pas contente lorsque je ne le fais pas". Entouré par sa famille, Arnold se sent comme chez lui à Lyon, malgré une compréhension encore difficile du français. "J’aime la ville, son architecture et sa gastronomie. J’aime aussi me balader au Parc de la Tête d’Or avec ma femme et ma fille". À l’aise dans leur vie lyonnaise, le couple Arnold attend même un deuxième enfant, pour le mois de mars. Mickey Mouse n’a pas fini de planter des essais…

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