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Toulouse-Bayonne (20-17) - Toulouse s'est fait très peur mais rêve toujours du barrage à domicile

Toulouse s'est fait très peur mais rêve toujours du barrage à domicile

Le 11/04/2015 à 16:54Mis à jour Le 11/04/2015 à 17:46

Toulouse n'a vraiment pas brillé et a dû attendre un essai de Picamoles (78e) pour battre de vaillants Bayonnais. Un succès heureux qui place le Stade au cinquième rang, avec le même nombre de points que le Racing, quatrième. Bayonne, étonnant de courage, ramène un point de bonus défensif mérité.

Les plus beaux succès se forgent dans la douleur, paraît-il. Si l'on s'en tient au dicton, c'est une victoire capitale qu'a remporté le Stade toulousain contre Bayonne (20-17). Elle l'est en tout cas sur le plan comptable. Alors que le Racing a été tenu en échec par Montpellier (24-24), les Rouge et Noir en profitent tout de même pour revenir à hauteur des Franciliens (57e points) et peuvent espérer un barrage à domicile. Mais ils retiendront surtout que, ce samedi, ils sont passés près du couperet. Très près, même. Heureusement pour eux, Louis Picamoles a achevé sa prestation cinq étoiles par un essai libérateur (78e).

Le public d'Ernest-Wallon est tout de même resté en apnée jusqu'au bout. Il était déjà passé de l'euphorie à la désillusion lorsque M. Chalon avait refusé des essais à Jano Vermaak au terme d'une action de quatre-vingt mètres (64e), puis - déjà - à Louis Picamoles pour un ballon échappé avant d'aplatir. Il a dû attendre un ultime coup de sifflet de l'arbitre, scruté à la loupe après les polémiques du match aller, pour finalement respirer.

Rokocoko comme à ses plus belles heures

De la première la dernière seconde, les Basques on en effet livré une prestation héroïque. Joueurs dans le sillage de l'intenable Marvin O'Connor, volontaires et dominateurs en conquête, et exemplaires de solidarité en défense, ils ont assez logiquement fait la course en tête face à un Stade de nouveau balbutiant. A l'image de Lucas Pointud, qui a mené la vie dure à Neemia Tialata en mêlée, au point de renvoyer son vis à vis sur le banc avant même la pause. Ou de Joe Rokocoko, qui s'est offert une action de grande classe digne de ses plus belles années sous le maillot des All-Blacks. L'ailier a tout simplement déposé tout le monde puis s'est joué de Maxime Médard avec une déconcertante facilité pour répondre à Patricio Albacete (7-3, 11e) et redonner l'avantage aux siens avant la mi-temps (10-11, 34e).

Las, les huit points laissés au pied par Martin Bustos Moyano dans ce premier acte allaient finalement coûter cher aux Bayonnais. Dominateurs au retour des vestiaires sans parvenir à conclure, les partenaires de Jean Monribot auront résisté au siège de leur ligne pendant un quart d'heure avant de céder. Ils doivent se contenter d'un bonus défensif qui sonne comme une bien maigre consolation dans la course au maintien. A l'inverse, le soulagement dans les rangs stadistes au coup de sifflet final est venu confirmer l'importance de ce succès arraché au forceps. Si Jean-Marc Doussain n'a pas marqué pour sa centième sous le maillot rouge et noir, lui et ses coéquipiers signent quand même la bonne opération du jour.

Jean Monribot (Bayonne) face à Vincent Clerc (Toulouse) - 11 avril 2015

Jean Monribot (Bayonne) face à Vincent Clerc (Toulouse) - 11 avril 2015Icon Sport

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