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Top 14: Oyonnax: La fin d'un cycle, et maintenant ?

Oyonnax: La fin d'un cycle, et maintenant ?

Le 01/06/2015 à 12:20Mis à jour Le 01/06/2015 à 12:21

Éliminé pour son premier barrage de Top 14 par le Stade toulousain (20-19), ce samedi après-midi, Oyonnax en a terminé de sa splendide saison. Avec le départ de Christophe Urios vers Castres, c’est une première page qui se tourne. De nombreux joueurs vont également s’en aller, pour débuter un nouveau cycle.

Le beau parcours des Oyomen s’est arrêté à Ernest-Wallon mais plus qu’une fin de saison, on peut dire que ce match s’apparentait à la fin d’une aventure étonnante de trois années marquées par le titre de champion de France de Pro D2 en 2013, le maintien pour la première saison en Top 14 en 2014 et puis cette qualification historique cette année. Et si les larmes de nombreux Oyonnaxiens après cette défaite face aux Toulousains étaient des larmes de tristesse dues à l’élimination, ils s’agissaient aussi de larmes d’adieu. Les joueurs sont ainsi restés de longues minutes sur le terrain pour saluer leurs nombreux supporters et simplement profiter de l’instant, échanger, assis sur la pelouse. Peut-être qu’ils se sont réellement rendus compte à ce moment du chemin parcouru, du travail accompli et surtout du changement de statut de l’USO.

Lassalle: "On a manqué d’expérience

Peu après, le deuxième ligne Thibault Lassalle ne faisait que confirmer ce que tout le monde avait remarqué. Effectivement, ce duel entre Toulousains et Oyonnaxiens s’est joué à très peu de choses et probablement à l’expérience, même à la fraicheur. "Il nous a manqué de l’essence dans le moteur", ajoutait le futur Toulonnais. Un constat qui fait que Christophe Urios avouait ne pas avoir de regrets. "On n’a pas grand chose à se reprocher car on l’a joué pour le gagner", expliquait le manager de l’USO. On sentait néanmoins une certaine frustration d’être passé à côté de quelque chose d’encore plus grand, bien que les superlatifs finissent par manquer quand il s’agit de juger la performance d’Oyonnax.

Les joueurs d'Oyonnax sont restés sur la pelouse saluer leurs supporters - Photo Julien Plazanet

Les joueurs d'Oyonnax sont restés sur la pelouse saluer leurs supporters - Photo Julien PlazanetRugbyrama

L’ailier Silvère Tian n’avait aucune gêne à reconnaître que, quitte à perdre, il aurait préféré prendre 40 points!. Le plus rageant selon lui, c’est qu’ "on savait que l’on pouvait faire quelque chose sur ce match, qu’on pouvait le gagner mais il fallait mettre les ingrédients et pas seulement le dire et puis rêver". Ces Oyomen ont affiché une décontraction parfois déconcertante avant ce rendez-vous, mais ont répondu présent. "C’est la vie des hommes. On avait dit des choses, on a assumé et aujourd’hui on peut être fier de nous", insistait Silvère Tian, notamment pour évoquer le fait que les joueurs du Haut-Bugey ont fini par revendiquer qu’ils visaient la qualification en barrages.

Une véritable image de marque pour "Oyo"

Le groupe d'Oyonnax réuni sur la pelouse d'Ernest-Wallon - Photo Julien Plazanet

Le groupe d'Oyonnax réuni sur la pelouse d'Ernest-Wallon - Photo Julien PlazanetRugbyrama

Justement, le futur manager de Castres tenait à saluer, au moment de son départ, "les gens qui se battent, travaillent et s’impliquent. Au delà de la qualité de l’équipe, c’est qu’elle est étonnante. Elle distribue cette émotion et tu as envie de la suivre parce qu’elle est composée de bons mecs qui ne se prennent pas la tête et qui donnent beaucoup".

De nombreuses interrogations sur l’avenir

Après un tel parcours et de tels changements en perspectives (un nouveau staff et un effectif en grande partie redessiné), Oyonnax va t-il pouvoir confirmer une année supplémentaire? La question est légitime. "Ca va être très dur car tout le monde va nous attendre. Il n’y aura plus de surprise mais tant mieux, cela veut dire que le petit Oyonnax commence à grandir et pour grandir, il faut ce genre de réflexion sur nous. J’espère que l’année prochaine on avancera encore, que l’on grandira et l’on essaiera de faire un grand club même si c’est une petite ville", assure Silvère Tian qui regrette le départ de Christophe Urios, "parce qu’avec cette équipe, avec lui, l’année prochaine, je pense que l’on serait allé encore plus loin".

Mais après huit ans dans l’Ain, il s’en va sans tristesse car "le projet est sur les rails. C’est un club qui n’a pas fini de grandir et j’espère qu’ils vont profiter de cette très belle opportunité mais je n’ai pas de doute. C’est un club qui travaille bien". Son successeur Olivier Azam sera en charge de mener à bien cette mission mais la pression se fait déjà ressentir pour le nouveau directeur sportif de l’USO et ses futurs adjoints, Stéphane Glas et Pascal Peyron. Le défi s’annonce plus que palpitant pour eux.

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