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Top 14 - Oyonnax doit (vite) grandir pour franchir un cap

Oyonnax doit (vite) grandir pour franchir un cap

Le 05/01/2015 à 17:10

Avec seulement un succès poussif face à Bayonne à Mathon, entrelacé par deux voyages à vide à Brive et Grenoble, Oyonnax vient de passer des fêtes douloureuses. Si elle regarde à nouveau un peu plus vers le bas, l’USO doit vite faire évoluer son jeu si elle ne veut pas vivre une deuxième partie de saison avec une épée de Damoclès au dessus de la tête.

Comme quoi tout va très vite dans le sport, encore plus dans ce Top 14 plus que passionnant pour son suspense. Il y a tout juste un mois, l’USO venait d’enchainer trois prestations intéressantes ponctuées par trois succès en championnat (Racing-Metro, La Rochelle et Bordeaux-Bègles) qui l’avaient fait passer de la dernière à la neuvième place. A cet instant, on se disait presque que les Oyomen pouvaient jouer les trouble-fêtes grâce à un jeu entreprenant. Aujourd’hui, c’est justement cette envie de trop bien faire qui fait un peu boiter les Haut-Bugistes.

Au Stade des Alpes ce week-end, ils ont été pris à leur propre piège par les Grenoblois, qui ont en plus imposé un gros défi physique, pourtant le point fort des joueurs du Haut-Bugey. "Il va peut-être falloir se remettre en question et réduire un peu la voilure. Ce n’est pas possible de se créer autant d’occasions et de ne pas arriver à les mettre au fond. Il faut peut-être que l’on soit plus patient, arrêter de tenter la dernière passe ou de vouloir marquer trop vite. Et puis en défense, d’arrêter de donner des essais un peu trop faciles comme cela peut nous arriver de temps en temps, parce que l’on est un peu trop passionnés, que l’on a envie de monter trop vite, du coup cela crée des espaces", témoignait, à chaud, le trois-quarts centre Pierre Aguillon. Oyonnax gère actuellement mal ses temps forts en ne marquant pas. Pire, il encaisse souvent des points sur ses temps faibles.

Le groupe d'Oyonnax à l'entrainement

Le groupe d'Oyonnax à l'entrainementRugbyrama

Après la folie, un besoin de sagesse

Le troisième ligne Olivier Missoup, lui, ne cherche pas d’excuses mais tente de trouver des explications. "Avec les fêtes, Noël et le Jour de l’An, c’était des semaines assez hachées, jamais pareilles, avec beaucoup de changements. Là on va retrouver nos habitudes, notre semaine habituelle et l’on va retourner au boulot. Il n’y a pas de question à se poser. Quand on passe à côté d’un derby, il faut se remettre en question dans la totalité. Il faut que l’on retrouve nos valeurs. Il faut relever la tête et se mettre au boulot", explique celui que faisait son retour samedi. Ce groupe, déjà très soudé, doit encore se resserrer davantage, car le Top 14 ne nous attendra pas, prévient Aguillon.

La réaction est donc attendue face à Montpellier samedi prochain, et il y aura une certaine pression. Si le maintien devrait, cette saison, se jouer en dessous de la barre des 50 points, ceux-ci coûteront plus chers que l’an dernier. Alors une nouvelle performance à l’extérieur de l’USO est attendue d’ici mai, même si le programme hors de l’Ain fait un peu peur : Paris, La Rochelle, Clermont, Bordeaux-Bègles et Toulon. "Résonnons match après match", disent si bien les sportifs, et le court terme c’est donc ce duel face aux Montpelliérains, semble-t-il revigorés par le remplacement de Fabien Galthié par Jake White. Pas l’idéal ! "On a encore pas mal de travail. Tout le monde se bat bec et ongle. Le moindre point pris à l’extérieur fait du bien. Actuellement sur le plan comptable, ce n’est pas top...", admet le pilier Marc Clerc. Mais là, il y aura le soutien du fidèle public du stade Mathon. Cette mauvaise passe est prise comme "un coup de pied au cul pour nous réveiller et éviter de se faire lyncher" , ironisait Aguillon.

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