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Top 14 - Julien Tomas (Stade français): "Si on regarde jouer Montpellier, on peut ramasser"

Tomas: "Si on regarde jouer Montpellier, on peut ramasser"

Le 19/09/2014 à 16:52Mis à jour Le 19/09/2014 à 16:56

Tombeur de Toulon à Mayol, le Stade français se déplace samedi (20h45) à Montpellier avec l’ambition de rééditer son exploit. Mais la formation parisienne doit impérativement éviter tout relâchement psychologique. Ancien joueur du MHR, le demi de mêlée parisien Julien Tomas se méfie tout particulièrement de la qualité de ses anciens coéquipiers.

Dauphin de Clermont et déjà deux victoires à l’extérieur en trois déplacements : sans faire de vague, le Stade français avance sagement dans cette édition du Top 14. Après une victoire inattendue face au dernier finaliste, Castres, en ouverture du Championnat (22-25), Paris a réédité une nouvelle performance loin de ses bases. Et quelle performance ! Un succès à Mayol (24-28) face au double champion de France et d’Europe. "Cette victoire donne beaucoup de confiance au groupe, savoure le deuxième ligne Alexandre Flanquart. On l’a vu sur le début de saison, même lors de nos victoires, c’était assez poussif. On avait besoin d’un match référence. Ça n’a certainement pas été le meilleur match du Stade français mais aller gagner à Toulon, c’est ce qu’il nous fallait pour la confiance. Il faut retenir l’envie de gagner nos duels, de marquer Toulon. C’est le plus important".

Quesada: "On va essayer de ne pas cramer nos joueurs sur la même période"

Un peu hésitant dans son jeu, le Stade français s’affiche néanmoins avec davantage de sérénité même si la litanie de blessés (voir plus bas) rappelle systématiquement les limites de l’effectif. "Mais dès qu’on n’a pas trop de pépins, notre équipe est compétitive, souligne le directeur sportif Gonzalo Quesada. On va s’accrocher. Il faut que l’on tienne jusqu’au Racing (9e journée). On va essayer de ne pas cramer nos joueurs sur la même période". Le déplacement à Montpellier est donc précédé de quelques interrogations. L’état de fraîcheur sera sans doute la clé du match. Et la démobilisation menace également la formation parisienne. "Psychologiquement, il y a un risque que le groupe se démobilise et flotte encore sur ce beau week-end, reconnaît le technicien argentin. Mais le turnover va nous aider. Beaucoup de joueurs ont vu leurs potes jouer à Toulon et ont intérêt à défendre leur place. On essaye aussi de se motiver comme avant d’aller à Toulon, en laissant planer le doute. On sait très bien qu’on peut rivaliser mais si on ne met les bons ingrédients, on peut aussi en prendre 40. Ce n’est pas un mensonge et les joueurs sont tout à fait d’accord".

Tomas: "Il faut redescendre de notre nuage"

Si Montpellier est souvent irrésistible à domicile, le Stade français se présentera malgré tout sur la pelouse de l’Altrad Stadium, samedi soir (20h45), avec l’espoir d’imiter la victoire du Racing-Métro 92 (16-19). "Il faut descendre de notre nuage tout en gardant notre confiance parce qu’il y a quelque chose de très lourd qui nous attend, insiste le demi de mêlée Julien Tomas qui s’était imposé avec Castres la saison dernière lors de son retour dans l’Héraut (20-16, 12e journée). C’est toujours dur après un exploit de vite se remettre au travail et redescendre sur terre mais le groupe est assez fort maintenant pour passer à autre chose. Montpellier, ça passe par un très gros combat. Ils essayent d’être dans une euphorie dès l’entame du match. On sait très bien que si on les regarde joueur, on peut ramasser derrière. On s’attend à quelque chose de très lourd." Un gros combat en conquête, des courses folles à chaque coin du terrain, une défense inversée redoutée par tous : l’équation montpelliéraine est loin d’être aisée. "Montpellier sera au-dessus de Toulon, assure Alexandre Flanquart. On reste humbles. Mais on a qu’une envie : renouveler l’exploit." Un exploit pour courir au plus vite vers les phases finales du Top 14.

L’infirmerie du Stade français : De Malmanche (épaule et mollet), Papé (entorse cheville), Burban (voûte plantaire), Lakafia (adducteurs), Rabadan (dos), Lyons (cheville), Camara (ménisque), Danty (épaule), Bonneval (genou), Kingi (virus), Williams (tendon d’Achille).

Julien Tomas s'apprête à faire la passe

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