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Top 14 - Aviron bayonnais: Et Jean-Jo Marmouyet a pris la parole...

Bayonne: Et Marmouyet a pris la parole...

Le 22/02/2015 à 19:03Mis à jour Le 22/02/2015 à 19:12

L'Aviron a réussi la plus belle performance du week-end en prenant le bonus offensif contre le Stade français (23-6). Il le doit peut-être à l'énorme discours d'avant-match de Jean-Jo Marmouyet.

Pour Jonathan Danty le Stade français "a tapé sur un mur". Pour Gonzalo Quesada son équipe a été "dominée dans la zone de contact par l’envie débordante" des Bayonnais. Au pied de la falaise, l'Aviron a une nouvelle fois montré que l’énergie de celui qui ne veut pas tomber est supérieure à celle de celui qui peut juste rester tout en haut. Cette volonté, ce désir de lutter jusqu’au bout est une marque du club depuis des années. Pour rappeler tout cela, Pato Noriega a demandé à Jean-Jo Marmouyet de parler à ses coéquipiers avant le match. Visiblement, les mots ont fait mouche. Après la rencontre, l’entraîneur argentin et Jean Monribot ont évoqué ce "speech" d’avant-match comme l’un des moments forts de la soirée. Dans la somme de détails d’une rencontre, c’est peut-être à ce moment que Bayonne a construit son succès.

À l’issue de la rencontre Jean-Jo Marmouyet se montrait étonné de la portée de ses paroles. "Jusqu’à ce que vous me le disiez je ne savais pas particulièrement que ça avait fonctionné. Ça va vite, ça prend trois minutes. Tant mieux si ça a été bénéfique mais vous me l’apprenez". C’est au bien nommé hôtel le Bayonnais, où les joueurs se rassemblent avant les matchs, que la scène a eu lieu. "Je ne prends pas souvent la parole", dit le troisième ligne. "J’estime qu’il y a un ordre établi dans une équipe, un capitaine, un entraîneur, des leaders de jeu. Il faut respecter ça, ce n’est pas la bonne solution si tout le monde parle à tout le monde. Aujourd’hui on m’a demandé de le faire pour certaines raisons. J’étais honoré. Il fallait que quelqu’un le fasse je suppose (rires). Par rapport à notre situation, le fait qu’on soit quelques-uns à avoir vécu ça par le passé, le fait de réaliser qu’on était, avant ce match-là, dans une situation pas encore critique mais pas loin de l’être".

La joie des Bayonnais après leur succès face au Stade français - février 2015

La joie des Bayonnais après leur succès face au Stade français - février 2015AFP

Enfant de Bayonne

La passion pour Bayonne, son rugby, sa ville, ses supporters, l’histoire, Jean-Jo Marmouyet a visé juste à cette occasion. Il avait imaginé certains mots dans la semaine, mais face au groupe d’autres sont sortis. Il sourit: "Ça ne se passe pas jamais comme on l’avait prévu". À l’approche du coup d’envoi le cœur et le ventre ont pris le dessus. Naturel pour cet enfant de Bayonne, au club depuis toujours et habitué du moment critique. "En situation d’urgence, on doit réagir on n’a pas trop le choix. C’est paradoxal, mais ça nous réussit. C’est pareil quand j’étais étudiant, je me mettais à bosser trois jours avant les examens (rires). Plus sérieusement, quand on est dans la difficulté il faut réagir et c’est là qu’on voit les groupes. Par le passé, on n’a jamais eu par la maturité d’asseoir notre position quand on se trouvait dans une situation plus confortable, un peu plus haute. On est encore un peu comme des adolescents ou mauvais élèves qui ont besoin de se faire taper sur les doigts pour réagir. C’est vrai que ça fonctionne comme ça depuis pas mal de temps".

Les joueurs expérimentés rappellent toujours que le fameux déclic n’est pas forcément un match en lui-même, mais plutôt un moment d’entraînement, une scène de vestiaire… Le match abouti n’est que la conséquence de ce déclic. Alors, ce discours d’avant match est-il de cette nature ? "Sur ce match oui il s’est passé quelque chose", répond Marmouyet. "Mais il faut le confirmer. Être performant sur un match et s’écrouler derrière on ne peut pas parler de déclic. Ce serait seulement une réaction d’orgueil. Il faut arriver à reproduire ces performances-là. Attention ce soir l’objectif était une victoire impérative, on sait bien qu’à Clermont ce ne sera pas le cas. Mais pour autant on se doit de faire un match sérieux comme on a fait à Toulon il y a quinze jours. Il reste huit matchs à jouer on ne peut pas se permettre de faire les montagnes russes. Quel que soit l’issu des matchs à venir, il faut que les performances collectives soient de bon niveau".

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