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Racing-Stade toulousain (27-16), l'antisèche - Toulouse: SOS d'une conquête (encore) en détresse

Toulouse: SOS d'une conquête (encore) en détresse

Le 20/09/2014 à 16:48Mis à jour Le 20/09/2014 à 17:44

Bousculés en mêlées et trop maladroits en touche, les Toulousains n'ont clairement pas réglé leurs soucis en conquête contre le Racing (27-16). L'antisèche.

Le jeu: Toulouse encore lâché par sa conquête

On n'a de cesse de le signaler depuis le début de saison : Toulouse a un véritable problème avec sa conquête. Et à ce niveau-là, compliqué de rivaliser avec les autres équipes, d'autant plus quand on affronte une formation comme celle du Racing. Rendez-vous compte, les Haut-Garonnais ont perdu six munitions en touche sur leurs onze lancers. A ce petit jeu, la donne n'a pas changé que ce soit Tolofua ou Flynn. Pendant ce temps, le Racing, lui, était une nouvelle fois performant dans ce secteur (7/8 en touche mais également 8/9 en mêlée). Difficile de passer sous silence également le déchet des hommes de Guy Novès (13 en-avant). Une nouvelle preuve que les Rouge et noir n'ont pas la tête à l'endroit en ce moment. Car il faut bien avouer que le Racing, de son côté, n'a pas été flamboyant pour autant. Leur jeu a été plutôt restrictif, on ne va pas se mentir. Seulement voilà, Dimitri Szarzewski et ses coéquipiers sont fidèles à leurs principes: un pack redoutable, de la puissance, une conquête fiable et des ballons portés. Et voilà comment cette formation francilienne est aujourd'hui l'une des plus solides de notre championnat.

Les joueurs: Szarzewski royal, Flood passe au travers

S'il est sorti touché à un genou, le talonneur Dimitri Szazewski avait eu le temps de se montrer à son avantage avant cela. Que ce soit dans le jeu courant ou en touche (7/8), il est toujours aussi précieux. Au centre de l'attaque, Alexandre Dumoulin a été très remuant et s'est souvent proposé pour aller défier le rideau adverse. Énorme travail de sape en troisième ligne de Wenceslas Lauret et Antonie Claassen. Un peu en dessous de leurs coéquipiers, Marc Andreu et Benjamin Dambiellle n'ont pas pesé autant que prévu sur le jeu de leur équipe.

Au rayon des satisfactions toulousaines, et elles sont assez rares, on peut citer Yoann Huget. L'arrière international a tenté à de nombreuses reprises de changer le court de la rencontre en relançant à la main. En vain. Joe Tekori a un peu pesé par sa puissance mais il s'est avéré trop irrégulier alors que son capitaine Thierry Dusautoir ne s'est illustré que sur le plan défensif. Préservé par le staff haut-garonnais, Luke McAlister sait qu'il est attendu comme le messie à l'ouverture. Car l'Anglais Toby Flood a une nouvelle fois livré une prestation en dessous du niveau qu'on lui connaît. Pointés du doigt souvent, les piliers Neemia Tialata et Kisi Pulu ont encore subi. Là aussi, les absences de Johnston et Kakovin commencent à se faire sérieusement ressentir. Enfin, Christopher Tolofua n'a pas encore réglé ses soucis de lancers en touche.

Toby Flood (Toulouse) a eu du déchet dans son jeu face au Racing (septembre 2014)

Toby Flood (Toulouse) a eu du déchet dans son jeu face au Racing (septembre 2014)Icon Sport

La stat: 4

Après Brive, La Rochelle et Clermont, le Racing-Metro est le quatrième club à s'imposer contre Toulouse depuis le début de saison. Avec seulement dix points au compteur et un goal-average négatif (-4), la situation des Haut-Garonnais commence à inquiéter.

Le tournant qui n'a pas eu lieu: Fickou laisse tomber le ballon... et le bonus

Sans être particulièrement brillants, les Toulousains ont eu pourtant des opportunités de ne pas repartir sans le moindre point de leur déplacement en Ile-de-France. Ce fut notamment le cas à sept minutes de la fin du match. Sur un mouvement initié par Médard, celui-ci se faufile dans la défense francilienne et est stoppé à moins de cinq mètres de l'en-but. Dans la continuité de la l'action, les Toulousains écartent mais Fickou commet un en-avant alors que le décalage semble fait. Et le bonus défensif s'est envolé en même temps que les derniers espoirs. Révélateur du doute dans les têtes toulousaines.

Le tweet pointilleux

Sur la toile, nombreuses furent les réactions concernant le carton jaune du pilier Neemia Tialata. Pas sur sa faute, totalement inutile et logiquement sanctionnée d’un carton jaune. Mais sur la différence de jugement et de sanction par rapport au plaquage à l’épaule du deuxième ligne Juandre Kruger sur Sébastien Bézy en première période. M. Ruiz a "juste" pénalisé et réprimandé le Racingman. Pour sa part, Toulouse, en infériorité, a encaissé l’essai de Lacombe dans la foulée… Conséquence énorme.

La décla : Nyanga (Toulouse)

Le troisième ligne du Stade toulousain a dressé un constat sans appel.

" On a la tête à l’envers. On n’arrive même pas à faire des choses simples. J’espère qu’on aura des jours meilleurs."
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