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Laurent Labit (Racing): "On a été habitué à vivre des derbys beaucoup plus chauds et intenses"

Labit: "On a été habitué à vivre des derbys beaucoup plus chauds et intenses"

Le 11/10/2014 à 10:20Mis à jour Le 11/10/2014 à 10:34

Le Racing-Metro se rend ce samedi à Jean-Bouin pour un derby francilien au sommet. Une rencontre particulière que le coentraîneur racingman Laurent Labit, qui en termine avec ses dix semaines de suspension, attend avec impatience. Plus pour le côté sportif que pour l'engouement qu'elle génère.

Quel sentiment domine avant d'attaquer votre troisième derby parisien ?

Laurent LABIT: C'est surtout de l'excitation. On travaille et on s'entraîne pour jouer des matchs comme celui de samedi, dans un superbe stade et avec du monde dans les tribunes. Les deux équipes ont réussi leur début de saison et voudront s'imposer pour la suprématie de la région Ile-de-France. Ce sont des matchs très agréables à préparer.

Le match contre Brive (45-32) vous a t-il complètement rassuré ?

L.L: On est satisfait du contenu, sur l'animation offensive, l'envie des joueurs de travailler à quinze et de produire du jeu. Maintenant, il ne faut pas que ce soit au détriment de la défense et qu'on prenne autant de points que ce qu'on a pris contre Brive. Que ce soit psychologiquement, car on s'est relâché à un moment, et aussi sur des défaillances défensives. On a essayé de recadrer un peu tout ça cette semaine car si on laisse l'opportunité au Stade français de développer son jeu, avec les joueurs qu'il a, cela peut être très dangereux pour nous.

Ce n'est pas la première fois que le Racing connaît une période de moins bien dans un match cette saison…

L.L: À partir du moment où vous ne faites plus les efforts, que ce soit Brive, Oyonnax ou La Rochelle, on sait que ce sera compliqué contre tout le monde. Il faut s'éviter d'avoir ces trous d'air de vingt minutes que nous connaissons face à toutes les équipes.

" Pour nous, c'est une rencontre pratiquement comme les autres"

Vous avez déjà connu d'autres derbys dans le Sud-Ouest. Ce match contre le Stade français est-il vraiment différent d'une rencontre à Oyonnax ou à Clermont ?

L.L: C'est vrai qu'on a été habitué à vivre des derbys beaucoup plus chauds et intenses. L'an dernier, à l'aller, nous avions joué un match sous pression au Stade de France, sous une petite affluence. On n'est pas pollué par une mauvaise pression où on doit s'enfermer pendant une semaine comme certains le font pour des derbys du Sud. Ici, on ne risque pas que les commerçants nous enquiquinent là-dessus même si on sait que c'est important pour les deux clubs. On peut s'imaginer de l'extérieur que c'est un match particulier à préparer, mais pour nous, c'est une rencontre pratiquement comme les autres.

Le fait que le Racing ait de meilleurs résultats depuis quelques saisons accentue t-il la pression sur le voisin francilien ?

L.L: Ils ont un effectif plus conséquent que la saison passée et il y a de grandes chances qu'ils se retrouvent dans les six à la fin. Après, l'équipe qui reçoit a toujours la pression. Et que ce soit le Racing, Bordeaux-Bègles ou Bayonne, ils auront toujours la pression. Je crois surtout qu'ils auront un petit sentiment de revanche car ils ont certainement mal vécu leur première défaite à Jean-Bouin, dans leur nouveau stade, face au Racing. Ils l'ont forcément dans un coin de leur tête et voudront nous rendre la monnaie de notre pièce, ce qui est logique.

" On s'attend à ce que les piliers soient en apnée, c'est pour ça qu'on les a fait travailler sous l'eau cette semaine !"

Le Stade français aura en face de lui un autre Racing que celui de la saison dernière, plus joueur…

L.L: C'est l'idée qu'on avait même si c'est encore loin d'être parfait ni d'être acquis. Avec le recrutement qu'on a effectué, on voulait se tourner vers davantage de jeu, de pouvoir plus déplacer le ballon et d'être dangereux un peu partout sur le terrain. L'arrivée de certains joueurs, en plus de ceux qu'on avait déjà comme Dumoulin, va dans cette optique. Que ce soit Goosen, Claassen, Dulin, Laulala, Thomas...on a des joueurs pour pratiquer ce jeu-là.

L'arbitre de ce match sera un Sud-Africain. Est-ce que cela a changé votre approche tactique de la rencontre ?

L.L: On a scruté le match Béziers-Biarritz qu'il a arbitré la semaine dernière pour voir quel était son dada, sa façon de faire. Ce qui nous fait un peu peur, c'est comme souvent au niveau des mêlées. On sait que cela ne les dérangerait pas trop, dans l'hémisphère sud, s'il n'y en avait pas. S'ils considèrent que c'est n'importe quoi, ils ne vont pas faire dans la demi-mesure et donneront des pénalités ou des coups franc à chaque fois. Les arbitres du Sud, attendent que les mêlées soient stables avant de demander d'introduire le ballon. On a vu lors de Béziers-Biarritz que les joueurs pouvaient rester une minute en position. On s'attend à ce que les piliers soient en apnée, c'est pour ça qu'on les a fait travailler sous l'eau cette semaine !

Laurent Travers et Laurent Labit lors de la reprise de l'entraînement avec le Racing - 16 juillet 2014

Laurent Travers et Laurent Labit lors de la reprise de l'entraînement avec le Racing - 16 juillet 2014Icon Sport

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