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France, surf, Ashley-Cooper, indestructible... voici Blair Connor

France, surf, Ashley-Cooper, indestructible... voici Blair Connor

Le 26/11/2014 à 14:35Mis à jour Le 26/11/2014 à 14:39

Autant insaisissable sur un terrain qu'il est attachant dans la vie, rencontre avec Blair Connor, ailier-surfeur encore un peu australien de l'UBB.

Supporter des Bleus

La légende dit qu'il est arrivé en Gironde à l'été 2010, avec comme seuls bagages son passeport, des tongs, une housse avec une planche de surf où, prévoyant, il avait glissé quelques shorts et tee-shirts ainsi qu'une brosse à dent. Quatre ans plus tard, Blair Connor n'a pas vraiment changé. Sa planche n'est jamais très loin et sa cool attitude demeure par tous les temps. A 26 ans, le natif de Brisbane baragouine un français très honnête, indispensable pour devenir Français. Il a entrepris les démarches dans ce sens cet été et doit passer des tests prochainement. C'est mon pays maintenant, je soutenais les Bleus lors du dernier match contre l'Australie, plaide-t-il. "Si l'équipe nationale gagne, cela veut dire que le niveau du Top 14 est meilleur que le Super XV et que je ne me suis pas trompé en venant ici". Ne pensez pas qu'il s'agisse d'opportunité lié au fait qu'il figure dans la liste de 74 joueurs suivis par l'encadrement du XV de France. "J'ai vu d'un bon œil l'arrivée de Spedding, Atonio ou Kockott chez les Bleus mais pour moi, je pense que c'est fini, ce sera très compliqué", avoue l'ailier. Pour les JO à Rio en 2016, il faudrait que j'abandonne le rugby à XV pendant quelques mois, ce n'est pas possible, ma priorité c'est toujours l'UBB. Et puis quand Talebula et Avei partent en sélection, il faut que reste ici pour garder l'équipe (rires).

Fan d'Ashley-Cooper

L'Australie le rattrapera peut-être un peu l'année prochaine. En tous cas ses yeux brillent quand on évoque le nom d'Adam Ashley-Cooper, en contacts très avancés avec Bordeaux, dont il a apprécié la performance face aux Bleus il y a dix jours. "Je n'ai jamais parlé avec lui mais une de mes amis le connaît bien. Pour avoir joué 103 matches pour l'Australie, ce serait énorme. Dans notre équipe, le maximum de tests matchs, c'est Jean-Baptiste Poux, il doit en avoir 60 "(42 en fait, ndlr). "Alors 100 matches pour l'Australie, en terme d'expérience... S'il vient à l'UBB, tactiquement son jeu serait parfait avec notre style, j'espère vraiment que cela va se faire". De là à lui prendre son poste d'ailier? "Il n'est pas qu'ailier, il peut aussi jouer arrière ou deuxième centre", rigole-t-il. "Ce serait parfait pour le club qui continuerait ainsi de progresser". Lui trouvera peut-être un nouveau compagnon de jeu sur les vagues océanes, dans son besoin de "surfer pour s'évader, évacuer le stress, me relaxer".

Des vacances gâchées

Pour attirer cette perle et atteindre le Top 6, son objectif affiché, l'UBB doit rapidement retrouver ses esprits et oublier Toulouse (défaite 21-20) qui a plombé l'ambiance et brisé une belle série à Chaban. "C'est très dur à oublier", coupe Connor, "surtout par rapport au scénario car même si on a été moyens, on peut gagner à la dernière minute. On n'a pas passé de bonnes vacances car c'est toujours dans nos têtes. On aurait aimé rejouer tout de suite pour passer à autre chose mais là c'est resté pendant trois semaines". Pas évident pour préparer le déplacement à Oyonnax, pas la terre d'accueil idéale. "Si nous voulons rester dans le Top 6, on doit arrêter de prendre 30 points à chaque fois à l'extérieur et se poser des questions sur notre façon de jouer. On doit avoir un état d'esprit différent de celui de Chaban, mettre beaucoup plus d'agressivité" poursuit-il.

Un don de soi à toute épreuve

Lui, en tout cas, se livrera corps et âme, comme il le fait à chaque fois qu'il est sur la feuille de match (11 sur 11 cette saison, dix fois titulaire). Malgré son physique atypique dans le rugby d'aujourd'hui (1,83 m, 82 kg), son don de soi dans les prises d'intervalles ou ses courses chaloupées souvent stoppées par des bouchons ou des plaquages à deux, Connor semble indestructible (106 matches, 20 essais depuis 2010). "Je touche du bois", résume-t-il en se touchant la tête. "Quand on voit les blessures au genou qu'il y a sur des mauvais plaquages, la férocité dans les rucks, la blessure peut arriver à tout le monde. J'estime que j'ai de la chance sur un terrain mais je reconnais que la bonne préparation en début de saison et la musculation m'aident beaucoup. On a la chance d'être bien suivi à Bordeaux".

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