Icon Sport

Finale du Top 14 - Clermont: Tristes, en colère, résignés... l'insoutenable rengaine des Clermontois

Tristes, en colère, résignés... l'insoutenable rengaine des Clermontois

Le 14/06/2015 à 13:53Mis à jour Le 14/06/2015 à 15:24

Après avoir laissé échapper la Champions Cup à Toulon, l'ASMCA s'est inclinée en finale de la deuxième compétition où elle était engagée cette saison, ce samedi contre le Stade français (6-12). Un sentiment tellement connu mais toujours aussi amer pour les Jaunards.

Comme Toulon l'an dernier, Clermont aura aussi eu droit à son doublé cette saison... le doublé des finales perdues. Le onzième échec en douze tentatives pour accrocher un deuxième trophée à sa vitrine désespérément peu garnie. Le deuxième, aussi, en l'espace de quelques semaines, après la seconde défaite en finale de Champions Cup (ex H Cup) à deux années d'intervalle contre le RCT. N'en jetez plus, le vase est plein, car il serait ici indécent de parler de coupe: "Vous me parlez de fatalité, j'entends ça depuis six mois mais ce ne sont que des conneries", tente de s'insurger le manager Franck Azéma. "Il n'y a pas de fatalité. J'aimerais être fataliste et aller chaque année en finale. C'est tellement compliqué d'y aller et rien ne dit qu'on y sera l'an prochain. On a fait une belle saison et elle aurait été magnifique avec un titre".

Elle ne l'est donc pas, surtout pour les supporters auvergnats, venus en nombre dans l'enceinte dyonisienne et repartis encore bredouilles après avoir, eux, remporté leur match face à aux fans parisiens. "Je dis merci à ceux qui nous ont soutenu, au stade comme ailleurs" a salué un Damien Chouly le regard dans le vague à l'idée d'en avoir déçu quelques uns.

Chouly: "Il faut rester digne"

De la tristesse, de la déception, beaucoup même pour le deuxième ligne Julien Pierre, dépité et qui peinait à trouver ses mots à chaud alors qu'il venait de vivre sa dernière sortie avec l'ASMCA, mais également une volonté quasi irrationnelle de chercher un brin d'espoir dans la détresse: "On a tout mis...on met toujours tout mais cela ne paye pas", souffle Paul Jedrasiak. "C'est la vie. Je ne saurais expliquer ce qu'il nous manque. L'intensité était là. On a entendu qu'on se ferait concasser devant mais je ne l'ai pas ressenti du tout. Je ne vais pas être arrogant, cela ne sert à rien, le Stade français mérite sa victoire".

Pierre, Zirakashvili, Kayser et Lopez (Clermont) - 13 juin 2015

Pierre, Zirakashvili, Kayser et Lopez (Clermont) - 13 juin 2015Icon Sport

La tonalité est la même du côté de son manager, convaincu que cette finale lui a échappé d'un fétu de paille: "Autant j'étais frustré et en colère après la défaite contre Toulon, autant là je suis fier de mes joueurs et je n'ai rien à leur reprocher. Je suis juste déçu pour les garçons, notamment pour ceux qui s'en vont et avec qui nous avions tous envie de partager un moment fort avant de se quitter". Mais comment repartir après deux désillusions si rapprochées et qui cataloguent un peu plus encore les Jaunards dans leur posture d'éternels seconds?

Damien Chouly veut encore croire que cette satanée roue se débloquera un jour: "Il n'y a pas grand-chose à dire, la déception l'emporte. Il faut rester digne et aussi se dire que les deux épopées ont été belles. On ne se hisse pas deux fois en finale en glissant sur une peau de banane. Ce qui nous manque, c'est évidemment de gagner ces finales. Tant que nous ne parviendrons pas à inverser la tendance, cela nous courra après. L'année dernière, nous avions perdu en demi-finales de coupe d'Europe et nous avons su basculer". La gueule de bois s'annonce tout de même bien longue pour toute une région.

Contenus sponsorisés